jeudi 9 juillet 2009

Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne

par Salim LAMRANI

Reporters sans frontières (RSF) persiste et signe. Le 23 juin 2009, moins d’un mois après avoir rendu public son soutien à la chaîne de télévision putschiste Globovisión en répandant de nombreuses contrevérités sur la réalité vénézuélienne, l’association française tente de nouveau de tromper l’opinion publique à ce sujet (1).

RSF « redoute à brève échéance l’annulation de la fréquence hertzienne de Globovisión », en référence à la procédure engagée contre la chaîne le 16 juin 2009 et entérinée par le Tribunal suprême de Justice le 18 juin. L’organisation affirme que « le président Hugo Chávez a récemment averti que Globovisión quitterait les ondes faute de modifier sa ligne éditoriale […]. L’annulation de sa fréquence hertzienne marquerait le point d’orgue d’un véritable harcèlement procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne en raison de son contenu (2) ».

Puis RSF conclut : « Que la chaîne ne soit pas exempte de reproches n’enlève rien à la gravité du procédé. Il n’est pas digne d’une démocratie comme le Venezuela que le bon plaisir du chef de l’État décide seul de l’avenir d’un média. Débarrassé de Globovisión, Hugo Chávez disposera d’un espace télévisuel hertzien qui lui sera entièrement dévoué mais se prive d’un filtre médiatique, ce qui pourrait conduire à une radicalisation de l’opposition. Cette configuration est un revers pour le pluralisme et le débat (3) »

Tout d’abord, RSF essaye de faire croire que seule la « ligne éditoriale » extrêmement critique à l’égard du gouvernement démocratique d’Hugo Chávez serait la cause « d’un véritable harcèlement procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne ». Ensuite, elle affirme que la procédure engagée contre la chaîne est du fait du président Chávez (4).

Le mensonge est une nouvelle fois double. En effet, au Venezuela, seules la Commission nationale des télécommunications (Conatel) et la Justice ont le pouvoir de révoquer la fréquence hertzienne de Globovisión, uniquement en cas de violation grave de la Loi organique des télécommunications de 2000. Ce n’est en aucun cas une prérogative du pouvoir exécutif, contrairement à ce qu’affirme RSF (5).

Que s’est-il passé pour que la Conatel invoque l’article 171 de la loi organique des télécommunications, qui stipule que « quiconque aura utilisé les services de télécommunications, pour lesquels il a reçu une habilitation, dans le but de commettre des délits » sera sanctionné d’une révocation de la concession hertzienne, à l’encontre de Globovisión ? S’agit-il simplement du fait de « sa ligne éditoriale » comme l’affirme RSF (6) ?

La réalité est autre. Le 13 octobre 2008, le journaliste Rafael Poleo, directeur du quotidien El Nuevo País et de la revue Zeta, a lancé un appel à l’assassinat d’Hugo Chávez en direct sur Globovisión durant l’émission « Aló Ciudadano », en affirmant que ce dernier « finira comme Mussolini ». Voici la transcription exacte de son intervention :

Rafael Poleo : « ... L’histoire se répète. Si l’on regarde la trajectoire de Benito Mussolini et celle de Chávez, ce sont les mêmes. C’est pour ça que je vous dis, avec inquiétude, qu’Hugo va finir comme Mussolini, pendu la tête en bas.

Leopoldo Castillo : Vous ne pouvez pas dire cela, Poleo, ça pourrait être considéré comme une apologie du délit, ça peut être interprété, ça pourrait être une incitation.

Rafael Poleo : …Moi, je le dis de manière préventive, fais attention Hugo, ne finis pas comme ton homologue Benito Mussolini, pendu la tête en bas, parce que toi tu ressembles à Mussolini et à Mussolini lors de l’étape initial du fascisme. Chávez c’est ça, parce que c’est une insulte au socialisme et au communisme de dire que Chávez est socialiste ou communiste, ce qu’il y a c’est que c’est plus simple et les gens ont déjà oublié au cours de l’Histoire ce qu’est le fascisme… Mais Chávez c’est un fasciste vieillot, Chávez c’est un fasciste (7). »

« Reporters sans frontières désapprouve sur le fond les déclarations de Rafael Poleo, mais estime qu’ils relèvent de la responsabilité de celui-ci et non de Globovisión ». L’organisation parisienne, loin de condamner de telles déclarations, se contente donc de les « désapprouver », illustrant ainsi clairement son caractère partisan en tentant de dédouaner la chaîne de sa responsabilité. Contrairement à ce qu’affirme RSF, la chaîne est responsable du contenu de ses programmes (8).

Dans quel pays du monde une telle instigation au crime serait-elle acceptée ? Que se passerait-il en France si la chaîne TF1 diffusait un message semblable à l’encontre du président Nicolas Sarkozy ? La justice interviendrait-elle ? RSF défendrait-elle de tels agissements ?

Globovisión n’en est pas à sa première tentative de déstabilisation. Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, elle a fait du dénigrement de la politique gouvernementale sa principale activité. Pis encore, en avril 2002, la chaîne avait activement participé au coup d’Etat contre Hugo Chávez en soutenant le putschiste Pedro Carmona Estanga. En décembre 2002, elle avait soutenu également le sabotage pétrolier orchestré par l’opposition qui avait coûté la bagatelle de 10 milliards de dollars à l’économie vénézuélienne. En mai 2007, Globovisión s’était déjà rendue coupable d’incitation à l’assassinat du président Chávez. En avril 2009, la chaîne a lancé un appel aux contribuables afin de ne pas s’acquitter de leurs impôts (9).

Les exemples pourraient se multiplier. Voici quelques messages transmis par Globovisión incitant les téléspectateurs à l’insurrection : « Nous devons sortir pour défendre notre pays, notre démocratie et notre liberté. C’est seulement ainsi que nous pourrons arrêter le régime dans son désir de nous réduire en esclavage », « Je veux lancer un appel ici à la classe ouvrière : ouvrez les yeux, je sais que vous êtes en train de les ouvrir, parce qu’il y a des protestations partout, mais ouvrez les yeux pour que cette protestation soit plus forte », « Ouvrez les yeux, ce gouvernement n’est pas démocratique », « Si on nous dit que ce gouvernement est autoritaire, est dictatorial, ou qu’il nous mène à l’échec, ce que l’on suggère aux gens c’est : on va renverser ce gouvernement ». « Nous sommes les adultes et nous devons virer ce dictateur pour nous enfants et nos petits-enfants (10) ».

Ensuite, Globovisión a multiplié les campagnes de dénigrement et les insultes en tout genre à l’encontre du gouvernement. Le 28 février 2004, la chaîne a diffusé une vidéo d’un discours d’Hugo Chávez mais a coupé le son pour le remplacer par des cris de singe et d’autres d’animaux sauvages, dans une claire référence raciste à la couleur de peau du président. Voici un autre florilège de déclarations typiques de la chaîne : « Les maires chavistes n’ont besoin que d’une pomme pour être des cochons », « N’importe quel âne bâté en sait plus sur le pétrole que Chávez », « Tu as ruiné le pays », « Les imbéciles ont voté pour Chávez », « Les chavistes ne pensent pas, ils braient », « PDVSA [l’entreprise pétrolière] est en faillite, les entreprises de base sont ruinées et le pays est militarisé. Que faire ? Se battre et plus encore », « Qu’attend-t-on pour agir ? Ça suffit », « La souveraineté agroalimentaire du pays est atteinte, parce que la production interne a diminué, il n’y pas de sécurité juridique ». Quel pays au monde accepterait de tels propos (11) ?

RSF a clairement fait un choix contre la démocratie vénézuélienne en prenant position en faveur d’une chaîne de télévision putschiste et en manipulant la réalité dans le but d’induire l’opinion publique en erreur. Mais cela n’est guère surprenant de la part d’une entité qui avait soutenu le coup d’Etat contre Chávez en avril 2002 et qui est financée par le National Endowment for Democracy, une officine écran de la CIA (12).

Salim Lamrani

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publié, entre autres, Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009) et comporte un prologue de Nelson Mandela.

Notes
1 Salim Lamrani, « Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela », Voltaire, 19 juin 2009. http://www.voltairenet.org/article160688.html (site consulté le 27 juin 2009).
2 Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée : ‘Un remède pire que le mal », 23 juin 2009. http://www.rsf.org/L-existence-hertzienne-de.html (site consulté le 24 juin 2009).
3 Ibid.
4 Ibid.
5 Ibid.
6 Ley Orgánica de Telecomunicaciones, 4 juin 2001. http://www.analitica.com/BITBLIO/congreso_venezuela/ley_telecomunicaciones.asp (site consulté le 28 juin 2009).
7 Youtube, « Chávez y Mussolini », 13 octobre 2008. http://www.youtube.com/watch?v=Sgkeo0Dl3lk&feature=related (site consulté le 28 juin 2009).
8 Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée : ‘Un remède pire que le mal’ », op. cit.
9 Salim Lamrani, « Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela », op. cit. ; Youtube, « Empleada de Globovisión hizo llamados implícitos a no pagar impuestos », 3 avril 2009. http://www.youtube.com/watch?v=CjN2sQ3QKK4&feature=related (site consulté le 27 juin 2009).
10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Aló Ciudadano y el lenguaje xenófobo, intolerante e instigador », 19 juin 2009.
11 Ibid.
12 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Source : http://www.legrandsoir.info/Reporters-sans-frontieres-contre-la-democratie-venezuelienne.html


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Reporteros Sin Fronteras contra la democracia venezolana


Salim Lamrani

Rebelión
Revisado por Caty R.


Reporteros Sin Fronteras (RSF) insiste sobre el tema. El 23 de junio de 2009, menos de un mes después de declarar públicamente su apoyo al canal de televisión golpista Globovisión difundiendo numerosas falsedades sobre la realidad venezolana, la asociación francesa intenta engañar otra vez a la opinión pública al respecto.(1)

RSF “teme que dentro de poco se suspenda la frecuencia hertziana de Globovisión”, en referencia al procedimiento emprendido contra el canal el 16 de junio de 2009 y ratificado por el Tribunal Supremo de Justicia el 18 de junio. La organización afirma que “el presidente Hugo Chávez avisó recientemente de que Globovisión dejaría las ondas por no modificar su línea editorial […]. La suspensión de su frecuencia hertziana sería el punto culminante de un auténtico acoso, jurídicamente discutible, contra el canal por su contenido”.(2)

Luego RSF concluye: “Que el canal no esté libre de reproches no resta nada a la gravedad del proceso. No es digno de una democracia como Venezuela que el capricho del jefe del Estado sea lo único que decide el futuro de un medio de comunicación. Una vez liberado de Globovisión, Hugo Chávez dispondrá de un espacio de televisión hertziano totalmente sometido, pero renuncia a un filtro mediático, lo que podría llevar a una radicalización de la oposición. Esta configuración es un revés para el pluralismo y el debate”.(3)

Primero RSF intenta inculcar que sólo la “línea editorial” sumamente crítica con respecto al gobierno democrático de Hugo Chávez sería la causa de “un auténtico acoso, jurídicamente discutible, contra el canal por su contenido”. Luego afirma que el procedimiento contra el canal es una actuación del presidente Chávez.(4)

Otra vez la mentira es doble. En efecto, en Venezuela, sólo la Comisión Nacional de Telecomunicaciones (Conatel) y la Justicia tienen el poder de revocar la frecuencia hertziana de Globovisión, y únicamente en caso de violación grave de la Ley Orgánica de Telecomunicaciones de 2000. En ningún caso se trata de una prerrogativa del poder ejecutivo, al contrario de lo que afirma RSF.(5)

¿Qué pasó para que la Conatel invocara el artículo 171 de la Ley Orgánica de Telecomunicaciones, que estipula que “el que utilice o permita el uso de servicios de telecomunicaciones para los cuales está habilitado, como medios para coadyuvar en la comisión de delitos” será sancionado con la revocación de la concesión hertziana, contra Globovisión? ¿Acaso se trata sólo de “su línea editorial”, como afirma RSF?(6)

La realidad es otra. El 13 de octubre de 2009, el periodista Rafael Poleo, director del diario El Nuevo País y de la revista Zeta, lanzó un llamado, en directo, al asesinato de Hugo Chávez en Globovisión durante el programa “Aló Ciudadano”, afirmando que el presidente “va a terminar como Mussolini”. He aquí la transcripción exacta de su intervención:

Rafael Poleo: “…La historia se repite, tú sigues la trayectoria de Benito Mussolini y la trayectoria de Chávez y es igualita, por eso yo digo, con preocupación que Hugo va ha terminar como Mussolini, colgado con la cabeza pa’bajo.

Leopoldo Castillo: Eso no lo puede decir Poleo, porque eso puede ser, puede ser apología del delito, puede interpretarse, puede ser instigación.

Rafael Poleo: …Yo lo digo de manera precautelativa (sic), cuídate Hugo, no termines como tu homólogo Benito Mussolini colgado con la cabeza pa’bajo, porque tú a quien te pareces es a Mussolini, y a Mussolini en su etapa inicial del fascismo, que es lo que es Chávez, porque eso es un insulto al socialismo y al comunismo, decir que Chávez es socialista o comunista, lo que pasa es que es más fácil y a la gente se le olvidó ya en la historia qué es el fascismo… Pero lo de Chávez es un fascismo trasnochado, Chávez lo que es, es fascista.”(7)

“Reporteros sin Fronteras desaprueba en el fondo las declaraciones de Rafael Poleo, pero considera que son responsabilidad de éste y no de Globovisión”. La organización parisina, lejos de condenar semejantes declaraciones, se conforma con “desaprobarlas”, ilustrando claramente su carácter partidista al intentar eludir la responsabilidad del canal. Al contrario de lo que afirma RSF, el canal es responsable del contenido de sus programas.(8)

¿En qué país del mundo sería aceptable semejante instigación al crimen? ¿Qué pasaría en Francia si el canal TF1 difundiera un mensaje similar contra el presidente Nicolas Sarkozy? ¿Acaso no intervendría la justicia? ¿Acaso RSF defendería tales actuaciones?

No se trata del primer intento de desestabilización de Globovisión. Desde 1998 y la elección de Hugo Chávez, el canal ha convertido la denigración de la política gubernamental en su principal actividad. Peor aún, en abril de 2002, el canal participó activamente en el golpe de Estado contra Hugo Chávez apoyando al golpista Pedro Carmona Estanga. En diciembre de 2002, también apoyó el sabotaje petrolero que orquestó la oposición y que costó la bagatela de 10.000 millones de dólares a la economía venezolana. En mayo de 2007, Globovisión ya fue culpable de incitación al asesinato del presidente Chávez. En abril de 2009, el canal lanzó un llamado a los contribuyentes para que no pagaran sus impuestos.(9)

Los ejemplos podrían multiplicarse. He aquí algunos mensajes transmitidos por Globovisión incitando a los televidentes a la insurrección: “Tenemos que salir a defender nuestro País, Democracia y Libertad. Sólo así podemos detener al régimen en su afán de esclavizarnos”, “Yo quiero hacer un llamado, aquí, a la clase trabajadora: abran los ojos, que ya los están abriendo, porque hay protestas por todos lados, pero que abran los ojos para que esa protesta se incentive un poco más”, “Abran los ojos, este gobierno no es democrático”, “Si alguien nos dice que este gobierno es autoritario, es dictatorial, o que nos lleva al fracaso, lo que se sugiere a la gente es: Vamos a sacar al gobierno”, “Somos los adultos los que tenemos que salir de este dictador por nuestros hijo y nietos”.(10)

Después, Globovisión ha multiplicado las campañas de desprestigio y los insultos de todo tipo contra el gobierno. El 28 de febrero de 2004, el canal difundió un video de un discurso de Hugo Chávez, pero cortó el sonido para remplazarlo por gritos de mono y de otros animales salvajes, en una clara referencia racista al color de piel del presidente. He aquí otro florilegio de declaraciones típicas del canal: “Alcaldes chavistas sólo les falta una manzana para ser cochinos”, “Cualquier burro enzapatao sabe más de petróleo que Chávez”, “Quebraste el país”, “Los bobos votaron por Chávez”, “Los chavistas no opinan, rebuznan”, “'Padvsa está quebrada, empresas básicas colapsadas y el país militarizado. ¿Qué hacer? Pelear y más”, “¿Qué se está esperando para actuar? Basta ya”, “'Está vulnerada la soberanía agroalimentaria del país, porque la producción interna ha decrecido, no hay seguridad jurídica”. ¿Qué país del mundo toleraría semejantes declaraciones?(11)

RSF se ha posicionado claramente contra la democracia venezolana al apoyar un canal de televisión golpista y al manipular la realidad con el objetivo de engañar a la opinión pública. Pero es poco sorprendente por parte de una entidad que apoyó el golpe de Estado contra Chávez en abril de 2002 y que está financiada por la National Endowment for Democracy, una oficina pantalla de la CIA.(12)

Notas
1 Salim Lamrani, «Las mentiras de Reporteros Sin Fronteras sobre Venezuela», Rebelión, 21 de junio de 2009. http://www.rebelion.org/noticia.php?id=87364&titular=las-mentiras-de-reporteros-sin-fronteras-sobre-venezuela- (sitio consultado el 27 de junio de 2009).
2 Reporteros Sin Fronteras, «La existencia hertziana de Globovisión tiene los días contados: "Un remedio peor que la enfermedad"», 23 de junio de 2009. http://www.rsf.org/La-existencia-hertziana-de.html (sitio consultado el 24 de junio de 2009).
3 Ibid.
4 Ibid.
5 Ibid.
6 Ley Orgánica de Telecomunicaciones, 4 de junio de 2001. http://www.analitica.com/BITBLIO/congreso_venezuela/ley_telecomunicaciones.asp (sitio consultado el 28 de junio de 2009).
7 Youtube, «Chávez y Mussolini», 13 de octubre de 2008. http://www.youtube.com/watch?v=Sgkeo0Dl3lk&feature=related (sitio consultado el 28 de junio de 2009).
8 Reporteros Sin Fronteras, «La existencia hertziana de Globovisión tiene los días contados: "Un remedio peor que la enfermedad"», op. cit.
9 Salim Lamrani, «Las mentiras de Reporteros Sin Fronteras sobre Venezuela», op. cit.; Youtube, «Empleada de Globovisión hizo llamados implícitos a no pagar impuestos», 3 de abril de 2009. http://www.youtube.com/watch?v=CjN2sQ3QKK4&feature=related (sitio consultado el 28 de junio de 2009).
10 Agencia Bolivariana de Noticias, «Aló Ciudadano y el lenguaje xenófobo, intolerante e instigador», 19 de junio de 2009.
11 Ibid.
12 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris: Editions Estrella, 2009).

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Salim Lamrani es profesor encargado de cursos en la Universidad París Descartes y en la Universidad Paris-Est Marne-la-Vallée y periodista francés, especialista de las relaciones entre Cuba y Estados Unidos. Ha publicado, entre otros, Doble Moral. Cuba, la Unión Europea y los derechos humanos (Hondarriaba: Editorial Hiru, 2008). Su nuevo libro se titula Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (París: Editions Estrella, 2009) con un prólogo de Nelson Mandela. Contacto: lamranisalim@yahoo.fr ; salim.lamrani@parisdescartes.fr

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=88039&titular=reporteros-sin-fronteras-contra-la-democracia-venezolana

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