dimanche 29 janvier 2017

Ma 892 ème note à 0 euro (Ce qui fait quand même 50 000 euros de moins que la note de lecture de Penelope Fillon)

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Donc Mme Pénélope Fillon a palpé 500 000 euros d’argent public à rien foutre. D’accord !

Que ce soit légal admettons. Que 20% des parlementaires fassent pareil admettons aussi. Encore que certains assistants, même fils de famille, travaillent-ils sans doute vraiment et que s’ils bénéficient d’un emploi de complaisance du moins n’est-il pas fictif.
On peut être compétent ET pistonné - ça arrive !
François l’intègre donc a du plomb dans l’aile du château. Fillon l’a dans le fion. Bien fait pour sa raie au milieu et ses mocassins à glands : mort aux tartuffes !
C’est d’ailleurs assez symptomatique du sentiment de normalité et de totale impunité de ces gens-là de que de se présenter sous les traits du père la rigueur, du mr propre de la probité et du vertueux de la morale en se trimbalant des boulets pareils sans même en envisager l’aspect potentiellement dévastateur auprès des palefreniers.
Maintenant revenons sur l’histoire de la Revue des Deux Mondes dont le propriétaire Marc Ladreit-de-Lacharriere , joyeux mécène à ses heures et propriétaire de l’agence de notation Fitch, a rémunéré la même Pénélope 100 000 euros pour au final la livraison de deux notes de lecture ( que je laisse à votre appréciation).
Vous me direz c’est de l’argent privé, le Marco sponsor fait ce qu’il veut de son pognon et s’il pense que l’immense talent de la dame vaut 50 000 balles le feuillet, c’est son droit après tout. Chacun sa danseuse, son canasson, sa petite fantaisie. Libre donc à Mr Ladreit de Lacharrière de considérer miss Pénélope comme la plus grande critique littéraire de son temps et de s’attacher sa géniale collaboration, de parrainer son oeuvre, d’être son Saint Patron au prix de ce qui reste un pourboire pour l’oligarchie.
Mais justement non, on se doute bien que chez ces gens-là rien n’est tout à fait gratuit, que le désintéressement n’est pas la première qualité qui saute aux yeux et que les biffetons ne se distribuent pas à fonds perdus, bref, que l’influent ne balance pas 100 000 balles pour lire 20 lignes d’un truc dont tout le monde se ballec.
On a beau aimer les belles lettres on compte bien quand même un retour sur investissement.
Quand on sait que rien qu’avec la puissance de son agence de notation, Mr Ladret de machin chose fait déjà ramper le moindre gouvernement, on subodore facilement voire on suppute, que si en plus il allonge l’argent de poche de la légitime, il n’a pas besoin de prendre rendez vous avec le premier ministre pour un renvoi d’ascenseur ; qu’il n’a plus qu’à le siffler.
Et c’est là que tout s’explique, pourquoi telle politique, pourquoi telles puissances d’argent tiennent les leviers du pouvoir et pourquoi les lobbies d’influence pèsent sur le cours des choses et notre misère.
Les hommes politiques achetés pour ne pas dire vendus sont forcément redevables, le doigt sur le pli du pantalon de chez Smalto.
ON se souvient par exemple d’Eric Woerth faisant embaucher sa femme par Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.
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On peut toujours se demander pourquoi en plus de son salaire de député, les gras revenus de sa société de conseil, Mr Fion a besoin encore d’arrondir ses fins de mois pas franchement difficiles et se retrouver ainsi pieds et poings liés à de sulfureux personnages surpuissants.
On ne peut qu’en conclure qu’enivrés par l’argent roi, plus ils en ont, plus ils en croquent, contrairement au mythe qui prétend que, s’ils étaient milliardaires, ils seraient moins corruptibles.
Rien que cette semaine, qui n’est même pas terminée, les innombrables affaires politico-financières montrent à quel point le système vérolé, déliquescent, pourrit par la tête et combien les magouilles elles mêmes finissent par faire système et n’attendent qu’une chiquenaude pour le faire s’écrouler.
M’est avis qu’il y aura d’autres cadavres à l’autopsie avant le joli mois de mai et que si ça ne sent déjà plus la rose ça ne risque pas non plus de sentir le muguet.

Sinon, si quelqu’un d’extrêmement généreux et me trouvant forcément génial veut m’acheter 50 000 euros la note 892 (ou une autre) je tiens à sa disposition le mail pour me joindre, à peine plus haut à droite.

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