jeudi 23 mars 2017

55 000 euros d’argent de poche, pour des enfants mineures

19452007.jpgGilles Devers        

Un ministre de l’intérieur qui démissionne, en période d’état d’urgence, de « guerre contre le terrorisme », et à deux mois des élections présidentielles, c’est qu’il se passe quelque chose de grave. 
 
Ce quelque chose de grave, c’est cette conviction profonde qui s’enracine dans le pays et façonne le vote Le Pen : « tous pourris ». 
Le Roux, un poids lourd du PS, a, quand il était député, employé ses filles, alors lycéennes puis étudiantes, en cumulant 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, ce pour un montant total de quelque 55.000 euros. Lors des premiers contrats, les stagiaires n’avaient que 15-16 ans. 
Et quelques contrats, reconnus par Le Roux, posent de sérieux problèmes : le fraudeur con, c’est celui qui se fait prendre, air connu...
La fille aînée a été engagée par Papa, et payée par nos impôts, du 10 juin au 9 septembre 2013… alors que dans le même temps, elle était en stage chez Yves Rocher à Tournai en Belgique. Oki ?
La benjamine a été engagée par Papa, et payée par nos impôts, entre  20 avril et le 22 mai 2015, alors qu’elle était en congé du 18 avril au 4 mai 2015, mais reprenait les cours les 5 mai. Oki ?
Et pour quel travail ? « Quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça ». Donc  55.000 euros de job d’été pour classer des dossiers.
Premières à réagir, les associations professionnelles expliquant que le rôle de l’assistant parlementaire n’est pas de faire du classement mais d’aider le parlementaire dans l’élaboration de la loi. Je ne cesse de défendre le rôle de la loi, garantie contre la violence dans la société, et voir comment ce parlementaire en vue, président du groupe socialiste à l’assemblée avant d’être nommé ministre de l’intérieur, se contrefiche travail parlementaire est un fait majeur.
L’autre volet, c’est l’écœurement populaire. Vous savez la galère pour trouver les stages ? Vous savez l’importance de ces stages comme ouverture de l’esprit, et vu ce que ça compte sur un CV ? Vous savez l’exploitation des stagiaires, à qui on donne un véritable travail sans aucune paie ? Et voilà Monsieur le ministre de l’Intérieur, avec son petit sourire socialiste, qui nous explique comment il recruté ses filles pour des brûlots illusoires, grassement payés avec nos impôts.
Franchement, c’est l’écœurement. 

Conseil de prudence : ne regardez les infos que si vous avez à portée de main un peu de primpéran, très actif pour la prévention des nausées.

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