« À quelques jours du sommet de l'Otan, la police a demandé à plusieurs habitants de Strasbourg de décrocher des fenêtres les drapeaux "Pace" et "No to Nato", aux couleurs de l'arc-en-ciel. (Nouvel obs. du 21 mars 2009 - éditions Internet) ».
À l’évidence, le « prince » de l’Elysée, ou ses affidés, n’aime pas que ses décisions « impératives » soient remises en cause par la « populace ».
Le choix de revenir dans le giron du commandement de l’OTAN est un choix personnel du Président, ce qui, dans une démocratie, démontre une anomalie grave. De plus, c’est un choix qui n’avait pas la moindre nécessité. On me rétorquera que le Parlement est allé dans son sens en validant ce choix. Oui, mais on sait dans quelles conditions, certains députés de la majorité ayant dit clairement qu’ils n’avaient pas d’autre option possible… C’est tellement une évidence qu’on peut parler de « lapalissade » ! Mais, cela laisse songeur quant à l’état de la démocratie française…
Il est clair que si l’on tient à se mettre sous la domination des USA, on ne peut pas faire pire que le Président actuel. Les explications de quelques ministres délégués à la « propagande officielle », ou de quelque parlementaire dévoué à la même cause, ne peuvent convaincre que les ignorants ou les partisans d’une telle mesure. Les arguments mis en avant, comme le fait d’avoir des officiers dans le commandement de l’Otan en supposant qu’ils participeront aux décisions (espérance oh combien optimiste, voire utopique), ressemble à une vaste plaisanterie, ou à une fâcheuse coquetterie de militaires quelque peu frustrés de reconnaissance internationale.
Dans un cas comme celui-ci, qui engage gravement l’indépendance de la France en cas de conflit, la moindre des choses eut été d’organiser un référendum. Alors, et seulement dans ce cas, la décision serait légitime. Mais, « le fait du prince », lui, est et reste inacceptable pour tout démocrate.
Dominique de Villepin, tout comme quelques autres politiciens ayant eu un rôle important dans notre pays ces dernières années, a dit tout le mal qu’il pensait de cette décision unilatérale. Or, on ne peut pas le soupçonner d’être soudain dans le camp de la gauche… Sa position relève juste du bon sens…
Hélas, les « va-t'en guerre » l’ont encore emporté, et ceci à une époque pour le moins troublée et relativement dangereuse. Mais on le voit, avec cette présidence française, tout est fait pour flatter le pouvoir américain. Encore heureux que G.W. Bush ne soit plus à la tête des Etats-Unis !... Quand je dis « flatter », en fait, je pourrais utiliser un terme bien moins politiquement correct… si vous voyez ce à que je pense dans le genre légume sec fort célèbre dans une recette toulousaine…
En tout cas, on voit, avec ce qui vient de se passer à Strasbourg, que le « prince », ou ses fidèles serviteurs, ne tolère pas la contradiction.
« Oyez, oyez, braves gens ! » Imaginiez-vous donc que notre pouvoir de plus en plus « absolu » pouvait accepter votre contestation ? Allons, revenez à la réalité ! Dans un tel régime, c’est la « tête », incompréhensiblement élue par une certaine partie de la population qui décide ! Pas vous !!
Alors, la démocratie française est en bonne santé, selon vous ?...

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