lundi 22 juillet 2019

Quartier Interdit (QG) : révélations du policier sanctionné par Castaner


Pierrick Tillet

Le témoignage édifiant d’Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat ViGi Police, suspendu de ses fonctions par le ministre Castaner.

Les raisons invoquées par le ministère pour justifier ces sanctions :
  • avoir dénoncé les pressions hiérarchiques ayant abouti aux suicides de policiers ;
  • avoir dénoncé la falsification de chiffres statistiques sur la délinquance.
  • avoir dénoncé des agressions sexuelles commises par un médecin de police dans l’est de la France ;
  • manque de loyauté envers sa hiérarchie et avoir « manqué à son devoir de réserves » (pour avoir dénoncé ce qui est listé ci-dessus).
Gagné : Alexandre Langlois renouvelle toutes ses accusations dans cette interview du site QG vidéo 37'23" ICI en y rajoutant force détails et noms. Du saignant !
Perdu : (pour Castaner) : une cagnotte de soutien à Alexandre Langlois (privé de revenu pendant son année de suspension) a récolté en quelques jours l’équivalent de plus d’une année de salaire du policier !

Sècheresse, canicule, êtes-vous concernés par une restriction de l’usage de l’eau ?


Daniel Roucous

73 départements font, au 19 juillet, l’objet de restriction de l’usage de l’eau en raison de la sécheresse. Et une nouvelle canicule arrive... Qu’est-ce que ça signifie pour les habitants ?

Pour répondre à cette question nous vous invitons à consulter le site PROPLUVIA  qui vous indique au jour le jour l'évolution de la sècheresse. Et le site de Meteo France sur l'évolution de la canicule ainsi que les conseils aux populations concernées.
Sur le site PROPLUVIA s'affiche la carte de France. En cliquant sur votre département s’affichent selon les couleurs de blanc à rouge l’importance des restrictions de l’usage de l’eau. La légende de la carte vous explique leur signification tant pour les particuliers, les agriculteurs que les professionnels.
Cette restriction de l’usage de l’eau se traduit par des arrêtés des préfets. Vous pouvez en prendre connaissance soit dans la liste dite des arrêtés sous la carte de votre département, soit en haut à droite de la carte « voir les arrêtés en vigueur à la date ».
Vous pouvez aussi consulter ces arrêtés en mairie et en préfecture, sur place ou sur leurs sites internet.
Ainsi, selon que votre commune est située en zone de vigilance, d’alerte, d’alerte renforcée ou de crise les restrictions de l’usage de l’eau seront plus ou moins sévères et leur durée plus ou moins longue.
Les arrêtés préfectoraux vous indiqueront le type d’interdiction de l’usage de l’eau qui vous concerne : interdiction de laver les véhicules particuliers, arrosage des jardins interdits de 8 à 20 heures, remplissage des piscines privées interdits, sauf celles d’une faible contenance, irrigation des cultures interdites de telle heure à telle heure etc.
Précisons que les mesures de restriction, voire de suspension des usages de l’eau prises par arrêtés préfectoraux,  ne concernent pas forcément l’ensemble du département mais certaines communes situées dans certains bassins versant, ni l’ensemble des usages mais certains d’entre eux. Elles sont bien évidement provisoires, les arrêtés préfectoraux en fixent les délais.
Qu’on se rassure, à l’heure actuelle PAS DE RESTRICTION POUR L’ACCES A L’EAU POTABLE DESTINEE A LA CONSOMMATION HUMAINE ET ANIMALE.

Attention aux sanctions

Pas question ici de faire la police de l'eau mais simplement d'avertir qu'il est important d’avoir connaissance des arrêtés préfectoraux et de leur durée (certains s'appliquent jusqu'à la fin de l'année). En effet, le non respect des restrictions de l’usage de l’eau qui y sont mentionnés expose le contrevenant à une amende de 1 500 euros par infraction. Il s’agit de l’application de R416-9 du code de l'environnement

INFOS +

- situation hydrologique par bassin sur https://www.eaufrance.fr/publications/bsh
http://www.keraunos.org/ vous indique les orages prévus.

Israël contraint des professeurs internationaux à quitter les universités palestiniennes de Cisjordanie


Adalah

L’Université de Birzeit, Adalah et Al-Haq luttent maintenant pour mettre fin à l’escalade dans la politique discriminatoire israélienne visant à empêcher les universitaires internationaux de séjourner en Cisjordanie et à refuser de renouveler les visas de ceux qui ont des contrats d’enseignement.

Israël refuse de délivrer des permis de travail aux universitaires internationaux travaillant dans des universités palestiniennes en Cisjordanie occupée et durcit sa politique en matière de visas, ce qui les force à abandonner leurs étudiants et à quitter le pays. Les règlements obscurs et arbitraires d’Israël laissent les enseignants internationaux et leurs familles dans une incertitude constante car ils peuvent être expulsés à tout moment.
Aujourd’hui, une université palestinienne en Cisjordanie et deux groupes palestiniens de défense des droits de l’homme intentent une action en justice.
Après trois années académiques consécutives d’intensification des efforts d’Israël pour forcer les universitaires internationaux à quitter le pays, l’Université de Birzeit, Al-Haq et Adalah-The Legal Center for Arab Minority Rights in Israel (le Centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël), exigent l’arrêt immédiat de cette politique qui prend pour cible la liberté académique palestinienne et isole les établissements palestiniens d’enseignement supérieur. L’Université de Birzeit – bien qu’elle opère sous occupation militaire israélienne – doit se voir garantir la possibilité d’exercer son droit à la liberté d’enseignement.
Dans une lettre envoyée le 30 avril 2019 au ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, au Procureur général d’Israël, Avichai Mandelblit, à l’Avocat général en chef des armées israéliennes, Sharon Afek, et au Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), Kamil Abu Rokon, Birzeit University, Al-Haq, et Adalah demandent à Israël :
  • de lever les restrictions empêchant les universitaires internationaux employés par l’Université de Birzeit de résider et travailler en Cisjordanie ;
  • de s’abstenir d’imposer des restrictions arbitraires à la durée du séjour ou à la prolongation de séjour des universitaires internationaux ;
  • d’ordonner la publication d’une procédure claire et légale de délivrance de visas d’entrée et de permis de travail pour les universitaires internationaux en Cisjordanie, ce qui permettra à l’université de gérer et maintenir sa liberté académique.
Les chiffres

Si les autorités israéliennes sont les seules à pouvoir en fournir le nombre total au cours des années passées, les refus de renouvellement de prolongation de visas, ainsi que toute une série d’autres conditions, sont en augmentation, comme l’ont confirmé une variété de sources en 2017. La Campagne pour le droit d’entrer, qui suit la question des procédures d’entrée et de visa pour les ressortissants étrangers depuis plus de dix ans, rapporte une claire augmentation des refus de prolongation de visa et un durcissement des restrictions depuis au moins la mi-2016.
Ainsi, le Conservatoire national de musique Eward Said, affilié au Conseil d’administration de l’Université de Birzeit, rapporte une augmentation de 200% des refus de visa au cours des deux dernières années académiques seulement : pendant l’année académique 2017-2018, 4 enseignants internationaux sur 20 se sont vu refuser des prolongations de visa ou l’entrée à la frontière ; en 2018-2019, ils étaient 8 sur 19.
Entre 2017 et 2019, quatre enseignants à plein temps et trois à temps partiel de l’Université de Birzeit ont été contraints à quitter le pays et n’ont pas pu continuer à enseigner parce qu’Israël refusait de renouveler leurs visas. En 2019, Israël a refusé l’entrée de deux universitaires internationaux qui avaient des contrats avec l’Université de Birzeit. Pas un seul des enseignants internationaux, à l’exception de ceux qui étaient directement employés par des programmes gouvernementaux étrangers, n’a reçu de visa pour la durée complète de son contrat pour l’année académique 2018-2019. Au moment de mettre sous presse, six enseignants à plein temps, sous contrat pour l’année académique 2018-2019, n’ont pas de visa valide ; cinq autres – dont un directeur de département – sont à l’étranger sans savoir clairement s’ils seront à même de revenir et d’obtenir les visas requis pour leur séjour durant l’année académique prochaine. Plus de 12 départements et programmes risquent de perdre des enseignants au cours de la prochaine année académique à cause de la politique israélienne.
Abdullatif Abuhijleh, le président de l’Université de Birzeit, a déclaré : « L’obstruction à notre droit d’engager des universitaires internationaux fait partie des efforts continus de l’occupation israélienne pour marginaliser les établissements d’enseignement supérieur palestiniens. Le récent durcissement dans les restrictions de visa n’est qu’un élément d’une politique israélienne systématique et de longue date visant à saper l’indépendance et la viabilité des établissements palestiniens d’enseignement supérieur. »

Les universités palestiniennes en ligne de mire

L’Université de Birzeit n’est pas la seule : des universités sont affectées par la politique israélienne dans tout le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est.
Une étude de février 2018 du ministère palestinien de l’Éducation a révélé que plus de la moitié des enseignants et employés internationaux (32 sur 64) de huit universités avaient été affectés pendant les deux années précédentes par des rejets israéliens de leurs demandes de nouveau visa ou de prolongation de visa, ou par le refus de les laisser entrer en Cisjordanie. Ces universitaires, dont beaucoup sont des Palestiniens détenteurs de passeports étrangers, sont citoyens de divers pays, dont les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, l’Inde ou la Jordanie ; la majorité d’entre eux viennent des États-Unis et de pays membres de l’Union européenne.
Au cours des deux dernières années, Israël a durci ses restrictions de visa à l’encontre des universitaires internationaux : leur refusant l’entrée en Cisjordanie ; leur refusant des prolongations de visa ; retardant la procédure de prolongation de leur visa au-delà de la période de validité du visa ; leur attribuant de façon arbitraire des visas de courte validité, parfois de seulement deux semaines à trois mois ; limitant les visas à la seule Cisjordanie et n’autorisant l’entrée et la sortie que par le pont Allenby, plutôt que par l’aéroport Ben Gourion ; exigeant le dépôt de grosses sommes d’argent comme garantie, sommes allant parfois jusqu’à NIS 80 000 (environ US$ 23 300).
Sans permis de travail délivré par Israël et sans moyens clairs pour s’assurer d’obtenir un visa d’entrée ou de séjour, les universitaires internationaux n’ont aucune garantie qu’ils pourront se rendre dans les universités palestiniennes qui les ont recrutés, rester dans les Territoires occupés pour toute la durée de leur contrat académique, ou revenir s’ils voyagent à l’étranger pour des raisons académiques ou personnelles.
Ces restrictions israéliennes ont des répercussions sévères sur Birzeit, ses étudiants et le public palestinien en général en isolant l’université des autres établissements d’enseignement dans le monde et diminuant la qualité de l’enseignement qu’elle offre aux Palestiniens.

Politique israélienne illégale

Dans le Classement mondial des universités QS de 2019, l’Université de Birzeit s’est classée parmi les trois pour cent des meilleures universités du monde. Mais ce classement se base sur un certain nombre d’indicateurs clés – dont la proportion d’enseignants étrangers et d’élèves étrangers – qui sont maintenant la cible d’Israël. En empêchant Birzeit d’employer des enseignants internationaux, Israël entrave sa capacité à fonctionner comme une université qui répond aux normes internationales.
La politique qu’Israël mène à l’égard des universitaires internationaux viole à la fois le droit israélien et le droit international. Elle viole la liberté des universités d’élargir les champs de recherche et d’études qu’elles offrent aux étudiants palestiniens comme aux internationaux. En ce faisant, Israël empêche la population palestinienne occupée de déterminer par elle-même le type d’enseignement qu’elle souhaite dispenser.
La directrice générale adjointe d’Adalah, l’avocate Sawsan Zaher, qui a rédigé la lettre aux autorités israéliennes, a déclaré : « Les Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza – comme tous les autres peuples du monde – sont habilités à exercer leur droit à la liberté académique dans le cadre de leur droit à l’autodétermination. L’occupation militaire israélienne ne peut empêcher les Palestiniens d’exercer ce droit. »

De fait, selon l’interprétation appliquée à l’article 43 du Règlement de La Haye de 1907, la souveraineté sur l’éducation ne change pas de mains – elle est inaliénable – et doit demeurer entre les mains de la population palestinienne occupée.

Cliquer ici pour lire les histoires d’enseignants de l’Université de Birzeit personnellement affectés par la politique israélienne
CLIQUER ICI pour le texte de la lettre [original en hébreu]
CLIQUER ICI pour le texte de la lettre [traduction en arabe]
CLIQUER ICI pour le texte de la lettre [traduction en anglais]

aurdip 

Où est Steve ?


LGS

Citation de Shakespeare


Les souvenirs qu'on s'invente sont les plus beaux.

dimanche 21 juillet 2019

Ci-devant député français, CETA toi de rejeter le « CETA »


Victor Ayoli

« Provisoirement » adopté contre la volonté des populations depuis maintenant deux ans – ce qui donne une idée de la conception de la démocratie vue par les « bruxelloligarques » - le CETA (Canada-Europe unie Trade Agreement) met ce mercredi les députés face à leurs responsabilités.

Vont-ils autoriser la malbouffe canadienne (bœufs bourrés d’hormones de croissance et d’antibiotiques) pourrir la santé des Français ? Vont-ils ouvrir la porte à des bestiaux nourris aux farines animales, celles-là même qui ont donné la « vache folle » britannique ? Vont-ils saloper un peu plus le climat avec des cargos ultra-polluants pour des échanges commerciaux inutiles ? Vont-ils permettre à des multinationales prenant des dimensions d’états privés de mettre à bas les lois de la France si elles menacent leurs profits réels ou projetés à travers des tribunaux privés ?

Pendant qu’en France on sodomise les diptères avec les magouilles des homards de Rugy, les eurotrafiquants de Bruxelles sodomisent – eux – toutes les populations de l’Europe. Ceci à la suite de l’approbation en 2017 par les députés membres de la commission « commerce » de l’exécrable projet de traité global avec le Canada connu sous le vocable de CETA. Il faut dire que la majorité des membres de cette « Commission commerce » comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

Les députés européens du Parlement européen de Strasbourg leur ont emboîté le pas alors que le traité de Lisbonne donne à cette institution un droit de veto sur les traités commerciaux.

L’Union Européenne a une conception pour le moins « pittoresque » de la démocratie. Ainsi, suite au feu vert à Strasbourg, le CETA est entré en vigueur, de manière provisoire, dès avril 2017 ! Considéré comme un traité « mixte », il devra ensuite être voté par l’ensemble des parlements nationaux – et parfois, régionaux – au sein des 28, pour rendre son approbation définitive. Nous en sommes là.

Qui a décidé d’un truc pareil ? Où a-t-on vu qu’un texte législatif était appliqué « provisoirement » avant d’être voté ? Un provisoire qui dure !

Le CETA, c’est le cheval de Troie des États-Unis. En effet, avec le CETA, les USA exporteront ce qu’ils veulent via le Canada tout en se permettant de refuser l’importation de tout ce qu’ils veulent. Naïveté de l’U.E. ? Konnerie ? Où complicité des « eurotrafiquants » achetés par les armées de lobbies sévissant à Bruxelles pour le compte des multinationales et de la finance ?

Le CETA « un bon accord » proclame ses thuriféraires. C’est archi faux :

1. L’enjeu du CETA est de s’attaquer aux « obstacles au commerce ». Comprenez : aux réglementations, y compris dans des domaines sensibles comme l’alimentation, l’environnement, la santé, ou encore les droits sociaux. Ce traité aura donc un impact durable sur notre vie quotidienne, bien au-delà des questions commerciales.
2. En donnant des pouvoirs exceptionnels aux multinationales, le CETA met en danger la capacité de nos institutions démocratiques à décider librement de politiques d’intérêt général : on risque la paralysie et un nivellement par le bas. Par exemple, un étiquetage plus complet des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation deviendraient quasiment impossibles avec l’adoption de cet accord.

3. Le CETA offre la possibilité aux investisseurs étrangers d’attaquer les États devant des tribunaux d’arbitrage, au motif que des décisions politiques affecteraient leurs bénéfices, réels ou attendus. Le risque pour l’État d’être condamné à payer des dommages et intérêts peut le dissuader de prendre des décisions d’intérêt général pourtant importantes.
4. Le CETA ne s’arrête pas là et donne à un « comité » de personnes non élues voix au chapitre sur les réglementations en Europe et au Canada, sans légitimité démocratique. Les lobbies industriels, très influents, seront bien sûr très largement consultés par ce comité.

5. Mais cela n’est pas tout… Nous avons autrefois été protégés de la vache folle, du recours à certains antibiotiques en élevage, du bœuf aux hormones, grâce au principe de précaution inscrit dans nos textes européens. Or, il n’est pas du tout garanti dans le CETA ! C’est très grave car ce principe permet d’écarter du marché ce qui comporte un risque pour notre santé. Tout cela est sérieusement remis en question par cet accord. Quel peut être l’impact ?

  • Pesticides  : le CETA propose de s’aligner sur des normes de protection a minima, qu’il ne serait ensuite plus possible de changer ;
  • Perturbateurs endocriniens  : retards accumulés par la Commission européenne pour définir des critères d’évaluation de ces substances toxiques et prendre des décisions pour protéger notre santé ;
  • OGM  : Avec le CETA, il deviendrait quasi impossible d’introduire un étiquetage plus exigeant, un étiquetage des sous-produits de l’élevage tels que le lait, les œufs ou la viande issus d’animaux nourris à l’aide d’aliments génétiquement modifiés.. De même, il sera très difficile de faire interdire de nouveaux types d’OGM à l’avenir.
Quant aux bénéfices promis, ils restent très hypothétiques… La Commission européenne parle d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de moins de 2 euros par mois et par habitant d’ici 10 ans…


Et on sacrifierait le principe de précaution et la démocratie pour 2 euros ? Faisons pression sur nos députés. http://www2.assemblee-nationale.fr/qui. N’oublions pas que l’on n’agit pas, on subit !

agoravox.fr 

Avec un mois de retard, les médias s’inquiètent enfin


Théophraste

Un mois plus tard ! Ils s’inquiètent ENFIN de la disparition du jeune Steve Maia Caniço. Sa probable noyade fait hurler depuis le 21 juin (nuit du 21 au 22 pour être précis) les réseaux sociaux.

Des dirigeants et élus de LFI se sont fait photographier, porteurs d’une affiche « Où est Steve ? » On me rapporte cette anecdote : un jeune homme poli demande dans la rue un renseignement à un policier débonnaire ; il le remercie et ajoute en partant : « Au fait, où est Steve ? ».
Grégoire Chassaing, le commissaire qui a ordonné la charge contre les jeunes fêtards inoffensifs (mais trop noctambules) vient d’être décoré par Castaner. Demain, ou après-demain, ou après-après-demain, le commissaire aura à rendre des comptes et sa breloque.
La grossière provocation du ministre, le tapage des réseaux, l’émotion grandissante dans le monde politique ont réveillé les médias (1). Bientôt, les journaleux de la pensée unique rappelleront à leurs détracteurs les longs articles, les émissions, qu’ils ont consacrés à ce drame. 

Mais c’est la date de leur réveil qui importera aux amoureux de la démocratie et aux lecteurs de la Charte de Munich (ce serment d’Hippocrate des journalistes).

Théophraste R. (Munichois pour une certaine Charte hors de laquelle les journalistes s’exposent à une haine saine et juste).

Note
(1) Voir ce long et délicieusement pernicieux article (20 juillet 2019) du « journal de référence » (rire).


Le Grand Soir