samedi 26 mai 2018

Lois organique et ordinaire pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace : une mauvaise plaisanterie !


Anticor

Anticor a pris connaissance des projets de loi organique et ordinaire pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace. L’association constate que le Gouvernement a vidé de son sens la limitation dans le temps des mandats et fonctions.

Anticor avait approuvé plusieurs mesures contenues dans le projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace, présenté le 9 mai dernier. L’association avait également proposé de profiter de cette révision constitutionnelle pour ajouter sept autres mesures…
Le Gouvernement vient de rendre public les projets de lois organique et ordinaire qui viennent compléter la loi constitutionnelle.
Les exposés des motifs de ces textes expliquent que « le principe consiste à interdire au titulaire de trois mandats parlementaires […] de se présenter à l’élection qui suit le terme de son troisième mandat », étant entendu que « l’interdiction vise trois mandats complets et successifs ». De même, « nul ne peut exercer plus de trois fois consécutivement les fonctions de chef de l’exécutif ou de président de l’assemblée délibérante d’une même collectivité territoriale ou d’un même établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre ».
Anticor approuve sans réserve l’objectif affiché… mais constate que le Gouvernement a vidé les lois de leur sens !
Qu’on en juge :
1/ Alors que le candidat Macron avait promis « l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs », force est de constater qu’au final, cette interdiction ne s’applique pas aux mandats locaux (conseiller municipal, conseiller départemental, conseiller régional). Seuls les mandats de parlementaires (député, sénateur, député européen) et les fonctions exécutives locales (maire, président de conseil départemental, président de conseil régional, président d’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, etc.) sont, en effet, concernés.
2/ De plus, la limitation dans le temps ne s’applique qu’aux mandats ou fonctions « consécutifs » et « complets ». En l’état, cette limitation risque d’être contournée par des élus qui pourront faire appel à des « Medvedev » pour leur permettre de retrouver leur mandat, cinq ou six ans plus tard. En outre, les mandats ou fonctions incomplets ne seront pas pris en compte si la durée pendant laquelle ils n’ont pas été exercés est supérieure à une année!
3/ La loi ordinaire précise que ces dispositions « ne sont pas applicables aux communes de moins de 9 000 habitants ni aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre de moins de 25 000 habitants ». Le seuil annoncé n’est évidemment pas adapté puisque il n’y a que 48 % des EPCI qui ont 25 000 habitants ou plus… tandis que seulement 3 % des communes ont 9 000 habitants ou plus !
4/ Les mandats et fonctions en cours sont réputés être les premiers pour l’application des deux futures lois. Par conséquent, un parlementaire qui aurait déjà fait trois mandats pourra encore en exercer deux de plus ! Concrètement, l’interdiction ne prendra effet qu’en 2032, pour les députés, les maires et les présidents d’EPCI à fiscalité propre et, en 2033, pour les sénateurs, les présidents de conseil départemental et les président de conseil régional. Et encore, il existe toujours le risque que, d’ici là, cette limitation soit purement et simplement supprimée lors d’une prochaine mandature (à l’instar du conseiller territorial, prévu par la loi du 10 décembre 2010, qui n’a finalement jamais vu le jour)…
Il est étonnant de lire dans l’exposé des motifs des deux projets de loi que la limitation dans le temps des mandats et fonctions « constituera la garantie du renouvellement démocratique attendu de longue date par les Français » alors que, dans le corps des textes, tout est fait pour empêcher cette oxygénation de la vie politique. Le « renouvellement démocratique » peut-il vraiment attendre 2032 ou 2033 ?
Au final, la limitation dans le temps ne s’applique ni aux conseillers municipaux, ni aux conseillers départementaux, ni aux conseillers régionaux, ni à 52 % des présidents d’EPCI à fiscalité propre, ni à 97 % des maires, ni aux titulaires de mandats ou fonctions non consécutifs, ni aux titulaires de mandats ou fonctions incomplètes… Quant aux autres, les premiers effets de la loi ne commenceront à se faire sentir que dans quatorze ans !

Bref, en l’état, cette mesure phare annoncée par le candidat Macron est ratée. Pire, la rédaction proposée ressemble à une mauvaise plaisanterie, digne du Gorafi.

Les députés en plein boulot : chocolatine ou pain au chocolat ? Dépitant !!


Charles Sannat

Chocolatine ou pain au chocolat : les députés vont trancher… parce que votre pain, vous le voulez tranché ou entier ?

Parfois, pour ne pas dire trop souvent, nos dirigeants mènent vraiment des combats qui ont pour vocation uniquement d’occuper la galerie et aussi le temps de cerveau disponible des citoyens.
Il est vrai qu’il vaut mieux débattre de la sémantique de la viennoiserie plutôt que parler sérieusement du sujet du terrorisme, de l’avenir de nos services publics, ou encore de l’hôpital ou du défi migratoire… Je ne vous parlerai même pas de la vie invivable de nombre de Parisiens pris en otage par les fumeurs de crack…
Bref, ce pays part en quenouille, et nos députés censés être de l’opposition (à savoir les Républicains) glosent sur la croissanterie… et « déposent un amendement pour défendre le mot «chocolatine». Ce texte vise à promouvoir cette dénomination utilisée dans le Sud-Ouest pour désigner la viennoiserie au chocolat ».
« Pour rappel, en janvier 2017, des lycéens de Montauban avaient même écrit au président de la République de l’époque, François Hollande, ainsi qu’à l’Académie française, afin de leur demander que soit introduit le terme « chocolatine » dans le dictionnaire. En vain »…
C’est vrai qu’il y a des combats pas franchement prioritaires. Mais que voulez-vous, mobiliser l’énergie de lycéens pour la chocolatine, c’est mieux que de les voir manifester dans les rues…
C’est exactement de cette façon-là et avec ce genre de sujet que l’on organise la sérénité et la paix sociale.

Le pire… Cela fonctionne. En haut lieu, évidemment, les mamamouchis se marrent !

Source : Radin.com ici

EPR : plus fort que le survol des drones, le super-vol de cadenas !


Patrick Samba

L’autre titre, un brin surréaliste, auquel vous avez échappé : « EPR : plus fort que le vol des drones : le sur-vol des cadenas ! ».

Et si vous avez d’autres idées de titre j’en suis très volontiers preneur, parce qu’il est probable qu’on va vers un feuilleton).
Dès à présent je tiens à vous mettre en garde vu l’âge moyen apparent des rédacteurs d’Agoravox : mieux vaut prendre vos dispositions si vous voulez vous éviter une angine de poitrine, un infarctus, ou un accident vasculaire cérébral à la lecture de ce qui suit, car vous risquez de ne pas en croire vos yeux, et le choc peut s’avérer intense. Cette mise en garde ne concerne évidemment pas les nucléophyles, pour qui le danger est une notion éminemment abstraite.
À l’automne 2014, une quarantaine connue de survol par des drones de plusieurs installations nucléaires de base avaient eu lieu en France au nez et à la barbe de la DCRI, supposée être l’un des services de renseignement les plus efficaces au monde. Sans qu’aucun drone ne soit intercepté et encore moins qu’un de leurs télé-pilotes ne soit appréhendé. Le mystère n’a jamais été, publiquement du moins, percé. (Sauf peut-être iciici, et ici).
« Citoyennes, citoyens, le nucléaire, et en particulier le nucléaire français, est sûr, croyez-nous sur parole puisqu’on vous le dit », nous serinent sous la forme d’une lancinante berceuse l’élite de nos ingénieurs que nous envie le monde entier, j’ai nommé : les X-Mines. Ceux-là même qui nous ont construit un EPR mité, miteux et calamiteux, qui nous coûte à l’heure actuelle trois fois plus cher que prévu, dont la durée de construction a été multiplié par trois (et c’est pas fini avec les "nouvelles" anomalies : le couvercle qui doit impérativement être remplacé dans les plus brefs délais vu l’état de son acier, la "récente" découverte des soudures défectueuses, etc, etc…), ceux-là et celles-là même qui ont réalisé le goodwill du siècle en achetant pour une fortune des mines quasiment dépourvues de minerai d’uranium (la fameuse affaire Uramin qui n’est d’ailleurs toujours pas jugée). 
Et tout aussi fort qu’eux, mais dans un autre registre, notre Président énarque, capable, il nous l’a prouvé avec les 6 EPR à l’Inde, de vendre des baskets à une anguille.
« Dormeeez, dormeeez, et faites de beaux rêêêves, nous avons arrêté à nos frontières le nuage de Tchernobyl » nous avaient-ils sussuré hypnotiquement au printemps 1986. Mais le pire, d’une certaine manière, c’est que la plupart des journalistes français de l’époque les avaient crus sur parole !

Que vont-ils nous servir aujourd’hui ? 

Que des voleurs de poule attirés par l'odeur du laiton des cadenas, ayant vu de la lumière sont négligemment entrés et sont parvenus à faire le "casse" du siècle par hasard en se baladant au cœur même du site qu’on imagine le plus protégé des sites nucléaires puisqu’il s’agit d’un prototype, fleuron du nucléaire, et censé être inviolable pour des raisons de sécurité essentielle ?
« Quoi, vous questionnerez-vous, des ados ont réussi à piquer des cadenas dans l’enceinte de l’EPR de Flamanville par jeu et par esbroufe ? »
Des ados on ne sait pas, mais ce dont on est sûr - car EDF, bizarrement, a porté plainte plutôt que d’étouffer l’affaire comme à ses habitudes - ce ne sont pas quelques, non, (pas trois, cinq ou dix cadenas), mais 150 cadenas qui ont été sciés, sectionnés ou crochetés dans le centre névralgique de l’EPR de Flamanville !! Oui, oui, vous avez bien lu : dans le lieu le plus inatteignable de la super-Formule 1 parmi les Formules 1 que sont les centrales nucléaires françaises !
Déjà, le vol de 150 cadenas au lieu de 2 ou 3 ce n’est pas rien. Car il faut tout de même un peu de temps pour parvenir à les voler, ces 150 cadenas ! Ils faisaient quoi pendant ce temps les gardiens de l’un des sites les plus sensibles de France ? Ils roupillaient ? Ou alors peut-être n’y a-t-il tout simplement pas de gardiens par souci de rentabilité ou d’optimisation économique ? Pourtant aujourd’hui on n’est plus à un « petit » milliard d’euros près à Flamanville… Mais dites, il y a des caméras au moins dans ce lieu hyper-sécurisé ?
Donc 150 cadenas se sont volatilisés. Mais ce n’est pas tout. Le pire est à venir, accrochez-vous : ces 150 cadenas servaient à rendre inaccessible le contenu des armoires qui renferment les matériels informatiques du contrôle-commande du réacteur nucléaire !
Oui, oui, pas moins. Je vous avais prévenu, c’est du lourd.
Mais rassurez-vous, leur contenu, scellé, n’aurait pas été violé. Le ou les cambrioleurs se sont contentés de voler les 150 cadenas (au prix actuel du laiton, on comprend qu’on puisse prendre le risque inouï de s’introduire dans l’EPR dans ce seul but !). Sympas les mecs (sans orthographe inclusive) : ils ont respecté les scellés, et par là même tout le contenu informatique de ces armoires de commande-contrôle de l’EPR. Des armoires hypersécurisées. Par 150 cadenas. En fait, il y en a bien plus puisque plusieurs armoires, les plus sensibles (comme par hasard...), n'ont pas été ouvertes. Ces monte-en-l'air ont pris tant de risques insensés pour seulement chouraver 150 cadenas. Pour le fun en somme. La grande classe…

Maintenant un peu de sérieux

En tout cas, à l’heure actuelle, aucun indice n’a été découvert ou révélé à la presse, laquelle se contente de signaler sans commentaire ahuri ou ironique (comme ce fut le cas pour le nuage de Tchernobyl ou comme ça l’est pour la « maitrise de la situation » à Fukushima) que des cadenas des armoires de commande informatique du réacteur ont été dérobés. Seul Ouest-France dans l’immédiat indique que leur nombre est de 150. Les autres, sans points d’exclamation ou de propos sarcastiques, informent avec le sérieux et la neutralité très professionnels qui les caractérisent, que des cadenas ont été subtilisés.
Pas étonnant que cette même presse ne soit pas encore vent debout pour s’opposer becs et ongles au vote de la loi sur le secret des affaires !
La France, un pays de clowns et de pieds-nickelés ?

Alors, qui a piqué les cadenas ?

Ce pourrait-il que l’actuel Valls de Matignon puisse répondre sérieusement : « Forcément ça ne peut être que les Rroms du coin » ? Ce n’est apparemment pas son genre. Mais n’oublions pas qu’il a été directeur de la communication chez Areva, et il va bien lui falloir trouver dare-dare un bouc-émissaire qui rassure.
S’agirait-il d’une nouvelle génération de rats mutants provenant de la centrale d’à coté, des rats-geeks férus de cadenas d’armoires de contrôle informatique ?
Plus sérieusement, quelle soupe d’éléments de langage les services de communication de l’Elysée vont-ils finir par nous servir ?
Qu’il s’agit de l’action irresponsable des merveilleux militants de Greenpeace ? Courageux militants auxquels le gouvernement, selon certains "spécialistes" très bien informés d’AgoraVox, ouvre les portes des centrales ? Quand pourtant ceux-ci sont perquisitionnés par la DGSI, et qu’ils ont été condamnés pour la première fois de leur histoire à de la prison ferme par le tribunal de Thionville pour s’être introduit dans la centrale de Cattenom ? (le procès en appel a eu lieu le 17 mai à Privas)
Qu’il s’agit d’un nouvel Arsène Lupin ou de son fantôme convaincu que les cadenas étaient en or et non pas en laiton vu le prix de l’EPR ?
D’une nouvelle génération monte-en-l’air d’antinucléaires ?
Qui ?
Il faut s’attendre à tout.
Ou bien, divine surprise - jupitérienne pourrait-on dire - nos dirigeants finiront-ils, à l’heure d’internet, par se convaincre qu’une attitude plus sage, plus raisonnable, plus rationnelle que celle de leurs prédécesseurs est devenue inévitable ? Vont-ils se dire : « Et si on arrêtait le délire, les mensonges et les manipulations imposés (sans orthographe inclusive) par le lobby nucléaire français ? » ?
Car évidemment seuls des militaires d’un service secret étranger sont capables de commettre un tel "casse" (et, pourquoi pas, des agents secrets français si par chance il y en a parmi eux qui n’en peuvent plus de ce bordel d’EPR). Et alors, quel service secret étranger ? Les Russes ou les Israéliens comme pour les drones ? Mais, cette fois-ci, pas de Mistrals que le gouvernement français se refusait en 2014 à livrer aux Russes. L’affaire de l’accord sur le nucléaire iranien pourrait-il en être le motif ? Ou l’attitude de la France en Syrie ?
Ou alors seraient-ce que des techniciens et/ou des ingénieurs français, au risque de leur carrière (mais qu’est-ce qu’une carrière au regard de l’avenir de l’Humanité ?), convaincus que seul le sabotage peut arrêter le délire de l’EPR, sont finalement passés à l’acte avant le chargement de combustible ?
Ou la femme ou l’homme de ménage de la salle de contrôle ? Spontanément, parce qu’il y en a qui sont très bien informés (lisant Agoravox), intelligents et nucléphobes (excusez le pléonasme). Ou à la suite de leur infiltration dans les lieux par un service secret étranger.
En tout cas le résultat est tout bonnement génial : car un simple vol de cadenas, dont la sanction en cas d’échec ne peut qu’être mineure vu la nature du vol, va produire une inévitable conflagration psychologique et politique.
Et à l’évidence ne vaut-il pas mieux qu’il s’agisse d’un acte symbolique explosif de préférence à l’explosion future d’une centrale atomique ? 

Un immense merci donc à la ou aux personnes qui ont réussi cet exploit. L’Humanité lui ou leur en est immensément reconnaissante. Champagne ! aurait clamé Jacques Higelin.

PS : la passoire popularisée par le CANO (Collectif Anti-Nucléaire Ouest : https://www.can-ouest.org/), et dessinée par Vanhelle (en-tête de l’article), pour illustrer la fragilité de la cuve de l’EPR a manifestement, et désormais, un avenir qui n’était pas prévu à son origine…

Non à la visite en France de Benyamin Netanyahou, criminel de guerre ; la « saison croisée » France-Israël doit être annulée !


AFPS

Le 14 mai, veille de la commémoration de la Nakba — l’expulsion et la dépossession des Palestiniens — Trump transférait son ambassade à Jérusalem, entérinant la violation du droit par Netanyahou et donnant un message très clair quant à l’impunité de l’État d’Israël.

Netanyahou avait bien compris ce message et il s’en est donné à cœur joie aux abords de la frontière avec Gaza se livrant à un massacre contre des manifestants pacifiques et non armés.
Le soir du 14 mai, le président de la République a « fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza ». Quelques jours plus tard, la France a appuyé la résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour « qu’une enquête indépendante et transparente soit conduite ». Et la France a constamment désapprouvé la décision des États-Unis d’ouvrir une ambassade à Jérusalem. C’est dans ces conditions que doit être lancée l’année « croisée » d’Israël en France et de la France en Israël. Une opération dont le premier objectif avoué est, pour Israël, de tenter d’améliorer son image, autrement dit de « blanchir » ses crimes et d’assurer son impunité. Une opération particulièrement indécente, dénoncée par 80 personnalités du monde des arts, et dont nous demandons l’annulation.

Le Premier ministre devait aller inaugurer l’année de la France en Israël le 31 mai. Il vient d’y renoncer, c’est un premier pas que nous saluons. Dans le sens inverse, pour l’inauguration de la saison d’Israël en France, il est toujours prévu, le 5 juin une inauguration conjointe à Paris par le président de la République et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Il est grand temps que le président de la République passe de la parole aux actes et annule la saison croisée, son inauguration avec Netanyahou, et l’invitation de Netanyahou en France, et ce pour plusieurs raisons :
  • Cette saison croisée tombe au plus mauvais moment si on veut envoyer un signal clair à Israël : les crimes de guerre qu’il a commis sont d’une extrême gravité, la tentative de les blanchir par la saison croisée est d’une indécence absolue,
  • Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,
  • La date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.
Netanyahou qui refuse d’avance de coopérer avec la commission d’enquête décidée par le Conseil des droits de l’homme, réclamée par la France et par l’ensemble de la communauté internationale, verrait dans le maintien de cette invitation un encouragement à continuer ses crimes.
L’AFPS demande l’annulation de la « saison croisée » France-Israël et de l’invitation indécente de Benyamin Netanyahou à son inauguration. Elle se mobilisera avec ses partenaires pour faire du 5 juin une journée de protestation contre la politique israélienne et une journée de solidarité avec le peuple palestinien.

Il n’y aura pas de paix tant qu’il ne sera pas mis fin à l’occupation et il ne sera pas mis fin à l’occupation tant que durera l’impunité d’Israël. La France a aujourd’hui l’occasion de marquer un coup d’arrêt à cette impunité. 
 
Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité - 24 mai 2018 -
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
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Affaire du foulard de l’UNEF… et de la kippa du Président de la République


Pierrick Tillet

Il est des rapprochements qui ne méritent pas grands commentaires, mais qui en disent sur le degré de confusion atteint par notre société (y compris chez mes amis de gauche, hélas).
  • Celle qu’on accuse de prosélytisme et d’atteinte à la laïcité (Maryam Pougetoux, présidente de l’Unef à l’université Paris IV) :

  • Ceux qui l’accusent (Emmanuel Macron, président de la République, et Édouard Philippe, Premier ministre, dans l’exercice de leurs fonctions !) :


Post-scriptum : je sais que les commentaires sur ce billet vont fleurir sur les réseaux sociaux, avec tous des bonnes raisons, des bonnes justifications, des accusations bien aigres, des insinuations bien fielleuses. J’y réponds d’avance : je m’en fous, comme je me fous du port de la kippa, du foulard ou de la croix (pourvu qu’on ne m’oblige pas à les arborer moi-même).

Ce monde est fou, malade, minable, médiocre, permettez que je fasse un pas de côté  🙂

Arithmétique !...


fedetlib

Citation


Plus on rentre dans le moule, plus on ressemble à une tarte.