lundi 25 mars 2019

Gilets jaunes : Pacifisme ou violence ?


Tayeb El Mestari

« Factieux », « séditieux », « casseurs », « antirépublicains », « antisémites », les mots pleuvent comme des balles de LBD dans la grande bataille sémantique pour qualifier et tenter de disqualifier les gilets jaunes.

À l’unisson, les médias inféodés aux puissants, les experts propagandistes “ larbinisés ” et une très large partie de la classe politique dépassée et désorientée dénoncent chaque jour la violence des gilets jaunes. Mais tous les samedis avec un sens de l’effort incomparable, les gilets jaunes manifestent. Et tous les samedis les scènes de violence se répètent inlassablement.
Le caractère inédit de ce mouvement a été largement souligné, mais sa force réside à la fois dans sa durée et sa violence intrinsèque, l’une alimentant l’autre. Les cris d’orfraie d’un Macron ou d’un Castaner n’y peuvent rien. Leurs incantations et leurs menaces, parfois la larme à l’œil, face à la violence populaire, sont désormais sans effet. Le glaive du ministère de l’intérieur censé faire peur est systématiquement un coup d’épée dans l’eau. La raison en est simple : la violence est enracinée dans ce mouvement. Elle est en est le principe de vie qui refuse l’assignation à des conditions sociales d’indignité et de pauvreté dans lesquelles cette société capitaliste a plongé des millions de personnes.

La violence, un mal nécessaire

Cette violence répond à une violence première : la violence économique capitaliste. À partir de la fin des années 1970, le capitalisme est entré dans une phase où le capital devait croître au détriment du travail salarié, en sécrétant un chômage massif et une baisse des salaires. Mais ce processus ne concerne pas seulement les travailleurs et les classes moyennes paupérisés. Toutes les catégories populaires, qui doivent leur survie quotidienne aux prestations sociales, n’arrivent pas, elles aussi, à « remplir leur frigo », selon la fameuse expression des gilets jaunes.
D’un côté cette détresse sociale des classes populaires, de l’autre des richesses insolentes et ostentatoires. Lorsque le vote est dévoyé et qu’il n’a d’utilité qu’à promouvoir, à chaque élection, un nouveau personnel politique dans sa grande partie corrompu ; lorsque les manifestations ressemblent souvent à des promenades organisées par les syndicats ; lorsque le Sénat et l’Assemblée nationale donnent à voir le spectacle piteux d’une classe politique impuissante qui se dispute les places et les prébendes ; lorsque la politique telle qu’elle s’exerce ne peut provoquer que le rejet, la violence s’invite pour la grande explication.
Les gilets jaunes n’avaient plus le choix. Face à cette violence sociale à laquelle s’ajoute la violence du mépris des classes dominantes, la bataille dans la rue reste la seule issue possible pour instaurer l’égalité. Cette lutte idéologique sur la légitimité de la violence est menée sans concession de part et d’autre pour gagner l’« opinion publique ». Elle se mène aussi dans les rangs des gilets jaunes. Pour convaincre les plus réticents d’entre eux, les gilets jaunes disent, et à juste titre, que la violence est un mal nécessaire. Il va de soi que la violence pour la violence n’existe pas, sinon dans l’esprit étroit des idéologues du pouvoir pour discréditer la lutte des classes. Les gilets jaunes ne sont pas violents par nature.

L’invention des « casseurs » et l’usage de la force

La violence économique et la violence policière sont intimement liées. Lorsque la première jette les mécontents dans la rue, la deuxième est censée les faire rentrer chez eux. Les moments de rude confrontation sont des moments de vérité pour le système tout entier et de l’institution policière en particulier. L’usage de la force contre les masses populaires agit comme un révélateur sur le système dont le réflexe premier est de préserver les intérêts de la grande bourgeoisie qui contrôle, à travers le Président Macron, tous les leviers de la domination politique. Il a suffi de quelques semaines de lutte dans la rue pour que la police soit dépouillée de son caractère républicain et apparaisse sous les traits d’une milice aux ordres de la minorité des puissants. La lutte populaire a déchiré le voile démocratique pour laisser voir au grand jour le visage froid de la dictature de la matraque et du LBD 40. La France patrie des droits de l’homme se voit sermonnée par l’ONU pour un usage disproportionné de la violence contre les plus faibles de la société ! Cette démocratie de facture bourgeoise a montré dans quelle considération elle tient les représentants du peuple en matraquant un député girondin. Ou en donnant une quasi immunité à un Benalla, qui, du haut de ses 26 ans, se joue des vieux sénateurs, interloqués par autant d’audace républicaine chez un voyou protégé en haut lieu. Tout un symbole qui donne raison aux gilets jaunes lorsqu’ils affirment que les parlementaires n’ont aucun poids politique, leur seule utilité étant de donner un vernis démocratique à un système fondé sur la spoliation des travailleurs et l’oppression de « ceux qui ne sont rien ».
Ces « Gaulois réfractaires », ces « illettrés » ont fait preuve d’une conscience politique aiguë en montrant que le système tient, en dernière instance, par le seul usage de la force. Cette démonstration est d’une limpidité cristalline. Mais un système qui ne tient que par la force est, paradoxalement, un système fragile. D’où le recours à des ruses et à des subterfuges pour discréditer les gilets jaunes et semer la division en leur sein. La distinction que tente d’opérer le pouvoir entre casseurs et gilets jaunes pacifiques ne trompent personne, sinon les experts autoproclamés et la bourgeoisie apeurée des beaux quartiers de Paris, de Bordeaux ou de Toulouse. Ce tour de passe-passe permet de justifier l’adoption de la loi anticasseurs qui sape concrètement le droit constitutionnel de manifester. Le coup de force économique permanent contre les classes populaires prend, peu à peu et au fur à mesure de l’approfondissement des contradictions de classes entre les dominants et les dominés, la forme d’un coup de force politique.

La violence populaire, une légitime défense ?

Face à la réaction populaire légitime, le pouvoir suit une logique qui lui est propre. Il déploie davantage de violence parce qu’il est pour l’instant incapable de donner une réponse politique. Incapable de satisfaire les revendications des gilets jaunes et de transformer la donne institutionnelle par une réelle représentativité populaire. Il est coincé dans une dérive purement autoritaire que d’aucuns qualifient de dictature des riches contre les déshérités. Lorsqu’on s’approprie le bien d’autrui, il faut être prêt, si la persuasion ne fonctionne plus, à lui faire violence pour qu’il courbe l’échine.

Loin de se réduire à une minorité de « casseurs », la violence nourrit la dynamique collective des gilets jaunes. Dans les manifestations ou sur les réseaux sociaux les gilets jaunes disent pour la plupart : « Nous déplorons les violences, mais comment se faire entendre autrement ? ». Depuis les actes III et IV, les gilets jaunes ont compris que la violence paie. L’Acte XVIII du samedi 16 mars 2019 a déboussolé le pouvoir dont les représentants, Macron en tête, inspirent l’apitoiement dans leur recherche désespérée à vouloir dissuader et impressionner les gilets jaunes. Parce que l’histoire est une grande pédagogue, la pensée politique des gilets jaunes se réfère à la Révolution française pour signifier au monde que la marche vers une société meilleure est conditionnée par l’usage politique de la violence. Rien de grand n’a été réalisé sans la violence, nécessairement un passage obligatoire pour renverser le rapport de force. La symbolique de la guillotine très présente dans le mouvement ne signifie pas que les gilets jaunes sont assoiffés de sang. Elle rappelle seulement l’idée incontestable que la non-violence est une illusion et qu’elle n’a pas fait ses preuves historiquement. La défaite de la Commune en 1871 et le massacre de 30 000 communards par Adolphe Thiers, soutenu par une bourgeoisie revancharde et cruelle, enseigne que les ouvriers en armes ont commis le péché de faiblesse face à la violence sans borne des Versaillais. Plus récemment, dans l’histoire des luttes, les manifestations enfermées dans le cadre étroit des revendications syndicales et du pacifisme d’obédience bourgeoise a conduit à l’impasse.

Un système politiquement verrouillé et une situation économique d’une injustice criante et insupportable ouvre indubitablement une nouvelle ère de violence. Chaque épisode de la lutte des classes dans l’histoire de la France capitaliste le prouve.

Tayeb El Mestari, 19 mars 2019.

Le Grand Soir

La pollution et le pollen sources de plus en plus d'allergies


Claude-Marie Vadrot

À cause du pollen lié aux changements climatiques, un quart des Français est déjà affecté par des affections respiratoires, et cette situation risque d'empirer.

Les allergologues viennent de prévenir sur une réalité que les écologistes le répètent  depuis des années : l’augmentation des allergies liés aux pollens, en fréquences, en acuité et en durée sur plusieurs mois, est essentiellement due au changement climatique. Ce que l’on nommait autrefois le rhume des foins affecte désormais des millions de gens des petites et grandes agglomérations et devient une souffrance souvent incapacitante et source d’arrêts de travail.
Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et les réseaux qui surveillent la qualité de l’air le rappellent dans un communiqué commun :
Le réchauffement climatique et la hausse des températures conduisent à une augmentation des quantités de pollen. En 2018, ce constat se vérifie puisque le pollen de bouleau a enregistré un pic anormal durant le mois d’avril. Les simulations faites par le RNSA sur ce phénomène montrent que les effets du pollen risquent de s’amplifier dans le futur.
Actuellement, un quart de la population française est touché par des affections respiratoires de plus en plus graves, affectant des personnes de tout âge et mettant de plus en plus fréquemment leur vie en danger. En cause : les concentrations et dispersions de pollens de bouleau, de platane, de chêne, de hêtre, d’aulne, de noisetier, de cyprès, de tilleul, de frêne, d’olivier et de toutes les graminées, qui augmentent chaque année.
Les Français sont en même temps davantage prédisposés aux affections respiratoires car ils inhalent une grande partie de l’année une pollution liée à la circulation des voitures et des camions. Notamment ceux qui fonctionnent avec du diesel, en raison des particules fines, qui franchissent la barrière du système respiratoire. Dans ce domaine, il faut signaler également tous les polluants et les particules fines dus à la dispersion des engrais et des pesticides de l’agriculture intensive. Sans oublier le stockage, autorisé ou sauvage, des dépôts d’ordures en plein air.
Sous les effets de l’augmentation des périodes de chaleur, plus de la moitié des Français pourraient bientôt être touchés par cette épidémie respiratoire qui se traduit de plus en plus fréquemment par un asthme dont il sera d’autant plus difficile de se débarrasser qu’il affecte de très jeunes enfants. Mais la situation est encore plus tragique pour les pays du Sud touchés par une circulation automobile anarchique et d’autres pollutions, agricoles ou industrielles, faisant l’objet d’un contrôle insuffisant ou inexistant.

Une journée consacrée, comme le 19 mars, aux allergies ne suffira pas à régler cette question, d’autant plus que les aérosols de toutes natures utilisés dans les logements ne peuvent qu’aggraver l’état des poumons des utilisateurs.

politis.fr 

Vos enfants crèveront aussi


Raoul Marc Jennar

On est sidéré d’apprendre, presque chaque jour, qu’il se trouve un gouvernement et une majorité de parlementaires qui défendent des choix qui vont tous dans le même sens : la destruction de la planète. 

Ils défendent le nucléaire mais sont incapables de garantir en toute transparence la sécurité des populations et d’anticiper les effets sur l’environnement et la santé des générations futures des déchets qui s’accumulent année après année.
Ils défendent les pesticides et autres perturbateurs endocriniens et se moquent éperdument des conséquences pour la santé non seulement de ceux qui les utilisent professionnellement, mais de l’ensemble de la population. Comme leurs ainés en politique qui avaient autrefois contesté la dangerosité du plomb, puis plus tard de l’amiante, ce sont les industriels dont la logique n’est pas l’intérêt général qu’ils préfèrent écouter. Ils sont incapables de remettre en question un modèle de société qui va rendre la planète invivable pour les êtres humains et bon nombre d’êtres vivants. Malgré des rapports qui s’accumulent depuis le premier qui remonte déjà à 1972, malgré des phénomènes – sécheresses et incendies ; averses torrentielles et inondations ; tornades ; fonte des pôles et des glaciers ; élévation du niveau des eaux ; destruction de grande ampleur de la biodiversité – de plus en plus perceptibles et de plus en plus manifestes, ils ne font rien qui soit à la hauteur des défis. Rien. Rien que du faux semblant pour faire croire qu’ils agissent alors qu’il n’en est rien.
Ces praticiens du « après nous les mouches », obsédés par le court terme et ses profits immédiats, ont pourtant des enfants et des petits enfants. Pensent-ils que ces enfants de privilégiés auront le privilège d’échapper aux drames que l’incurie de leurs parents est en train de préparer ? Personne ne sera à l’abri. Mais s’en soucient-ils ? Quand on étudie l’enchaînement des faits qui ont conduit aux deux guerres mondiales, aux guerres d’Indochine et du Vietnam, à celle d’Algérie, au chaos endémique du Proche et du Moyen-Orient, n’est-ce pas la même irresponsabilité de ceux qui se prétendent en toutes occasions des responsables, qui est la cause des malheurs des peuples ? Si à l’occasion des conflits que je viens de citer, les politiciens pouvaient peut-être protéger leurs proches de leurs propres lâchetés, il en va tout autrement des phénomènes qui sont à l’œuvre, qu’ils ont provoqués, mais qu’ils refusent de contrôler et de stopper.
Ces phénomènes sont d’une ampleur telle qu’ils frapperont tout le monde, partout, indistinctement. Leurs enfants crèveront aussi. La jeunesse du monde l’a compris qui se lève et réclame les changements radicaux qui s’imposent. 

Il lui reste à comprendre que ceux qui dirigent et ceux qui votent des lois ne sont manifestement pas disposés à changer. Il faudra donc les chasser. C’est une question de survie.

Élections israéliennes : une compétition entre criminels de guerre


Ramona Wadi

Un résultat est certain en ce qui concerne les prochaines élections israéliennes : Gaza restera l’une des principales cibles du nouveau gouvernement.

Au cours des passes d’armes entre les candidats aux élections, l’ancien chef de l’IDF, Benny Gantz, a déclaré qu’il appliquerait la politique israélienne d’assassinats ciblés contre les dirigeants du Hamas s’il était élu, et si nécessaire.
Ses commentaires visaient à contrer les remarques de Naftali Bennett, ministre de l’Éducation, au sujet de « l’opération Bordure Protectrice » en 2014, dans lesquels ce dernier a utilisé des propos désobligeants pour critiquer les décisions de Gantz qui, selon Bennett, mettaient en danger la vie des soldats israéliens. Bennett a avancé que Gantz serait l’option préférée du Hamas à la tête du gouvernement israélien. Cette affirmation est également soutenue par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a déclaré que le parti de Gantz ferait « des concessions importantes aux Palestiniens ».
Gantz et Netanyahu se concentrent de plus en plus sur Gaza dans leur campagne électorale, « l’opération Bordure Protectrice » et la Grande Marche du Retour servant de base à leurs arguments. Gantz, qui était aux commandes lors de l’agression contre l’enclave, a comparé l’après-2014 aux protestations en cours et à la réponse de Netanyahu, consistant à ordonner aux tireurs d’élite positionnés à la frontière de tuer et blesser les Palestiniens participant aux manifestations.
Gantz a décrit la stratégie de Netanyahu comme une « politique usée ». La solution de rechange dans un tel scénario, selon l’ancien chef de l’armée, est de « revenir à une politique d’assassinats ciblés ».
En juin 2018, le ministre israélien de la Sécurité, Gilad Erdan, a prôné l’assassinat ciblé des dirigeants du Hamas et des Palestiniens qui lançaient des cerfs-volants incendiaires depuis la frontière de Gaza.
Parler de retour à des assassinats ciblés, cependant, n’est pas approprié. Israël a une longue histoire d’assassinats de dirigeants palestiniens du Hamas et d’autres factions politiques palestiniennes. Pas plus tard que l’année dernière, un scientifique palestinien affilié au Hamas a été abattu en Malaisie dans le cadre d’une opération qui a suscité des spéculations sur le rôle du Mossad, même dans les médias israéliens, bien que l’implication de l’agence n’ait pas été clairement confirmée.
Gantz, par conséquent, ne « reviendra » pas à une politique d’assassinats ciblés, mais s’engagera dans la poursuite de la politique israélienne. Pourtant, la spéculation sur les assassinats ciblés n’est qu’une diversion des dommages que Netanyahu et Gantz ont le pouvoir d’infliger à l’enclave en termes de violence politique et humanitaire liée.
À la suite de « l’Opération Bordure Protectrice », Netanyahu a adopté une stratégie qui prolonge la violence au profit d’Israël. La Grande Marche du Retour en est un exemple. Les assassinats ciblés commis par les tireurs d’élite israéliens ont attiré l’attention de la communauté internationale, qui, avec le temps, s’est atténuée jusqu’à exprimer les préoccupations habituelles concernant ce qui est considéré comme de la violence ordinaire. Faire prendre ses distances à Israël vis à vis des assassinats ciblés à Gaza pendant cette période lui a donné l’occasion de normaliser la violence qui se poursuit le long de la frontière.
Gantz n’est un novice en matière de stratégie. Les assassinats ciblés ne peuvent être attribués à un seul dirigeant mais à l’existence de l’État colonial et à sa politique d’élimination. Ce à quoi Gaza sera confrontée sous le nouveau gouvernement israélien est plus susceptible d’être la poursuite des mesures qui maintiennent les Palestiniens de l’enclave dans le dénuement.

Au-delà de la rhétorique de campagne électorale, la promotion franche et la mise en œuvre d’assassinats ciblés contredisent l’ambiguïté intentionnelle qu’Israël a utilisée contre des dirigeants ou des individus qui ont le potentiel de contester son existence.

* Ramona Wadi est rédactrice au Middle East Monitor où cet article a été publié en premier. Elle contribue régulièrement au PalestineChronicle.com.

Le grand délire !...



fedetlib

Citation de Louise Michel


Ce n'est pas une miette de pain, c'est la maison du monde entier qu'il faut à la race humaine, sans exploiteurs et sans exploités.

dimanche 24 mars 2019

Une pensée aux familles des vitrines


tgb

Pour revenir sur les champs Elysées abominablement mutilés (sic) petit florilège des magasins de marques ciblés et de leurs contribution à l’humanité tout entière (philanthropie et ruissellement cela va sans dire).

J'ai presque tout pompé sur Wikipédia ou Acrimed (merci merci)
6-8-42433.jpg
HSBC : Banque à l'histoire particulièrement sulfureuse, HSBC a régulièrement été impliquée dans divers scandales politico-financiers (évasion fiscale massive, financement du terrorisme, déforestation, blanchiment d'argent issu du trafic de drogue, manipulation des taux…), et a fait l'objet de nombreuses condamnations ou procès encore en cours, par exemple au Mexique où elle finançait les cartels de la drogue12.
Ladurée ( groupe Holder) : Siège social de la filiale Ladurée international SA situé au Luxembourg de 2003 à 2005 puis transféré en Suisse, à Genève, de 2005 à 2011 puis à Bas-Intyamon ( Suisse) à partir de la fin 2011, tandis qu’une usine de transformation est implantée à Monaco pour l'export européen. On se demande bien pourquoi les macarons sont si prisés dans les paradis fiscaux.
35-2-4e0ac.jpgDior, Vuitton, Bulgari, donc LVMH donc Arnault - Le péché originel de Bernard Arnault (4eme fortune mondiale) ce n’est pas d’être bien né – il a hérité d’une entreprise immobilière. Mais d’avoir proféré l’un des plus gros bobards de l’histoire économique, le 16 décembre en 1984. Il affirme : « Je procéderai à la mise en œuvre du plan industriel », promettant de « maintenir la survie du groupe en évitant son démantèlement. » Il s’agissait de la reprise de Boussac, conglomérat textile au bord de la faillite. Arnault débarque tel un sauveur. Sur sa bonne mine de fils de famille du Nord, il obtient du gouvernement une subvention de 750 millions de francs, et des banques, un abandon de créances d’un milliard. Au nom de la sauvegarde de milliers d’emplois. En mars 1986, la droite revenue au pouvoir, il réitère par écrit sa promesse d’ivrogne : « Toute cession d’activité au sein du groupe Boussac aura un caractère exceptionnel. » Arnault encaisse l’argent, oublie aussitôt ses belles promesses, liquide les usines textiles, vend quelques pépites du groupe (Peaudouce, Conforama…) et ne conserve guère que le seul actif qui vaille à ses yeux : Dior. Avec une mise initiale de 40 millions de francs, il se retrouve trois ans plus tard avec un magot de 8 milliards. (Acrimed)
Voilà comment quelques années plus tard on peut gagner 800 euros à la seconde et ne pas trop pleurer sur 2, 3 slogans sur ses murs.
H et M - Une étude commandée par l'ONG Greenpeace démontre que des résidus de NP et de NPE (Nonylphénol fortement suspecté de provoquer, entre autres des cancers et stérilité) ont été trouvés sur les fibres des vêtements de 14 grandes marques - dont H&M. Le 2 juin 2014, Canal+ diffuse Le monde selon H&M, un documentaire de Marie Maurice qui dénonce les actes de la marque : l'exploitation d'ouvriers au Bangladesh, travaillant 80 heures par semaine dans des bâtiments non sécurisés. Mais aussi son implantation en Éthiopie pour ses salaires avantageux et la collaboration avec Mohammed Al Amoudi, homme d'affaires ayant pratiqué des expulsions forcées de villages pour de l'agriculture industrielle. Ou encore les tentatives de l'entreprise pour éviter de payer des impôts.
Suite à l'accident du Rana Plaza en avril 2013,  le groupe H&M signe un accord sur la sécurité des bâtiments au Bangladesh. Selon le collectif Clean Clothes Campaign le groupe n'aurait pas respecté ses engagements dans la sécurité notamment dans les usines du Bangladesh.
En 2013, l'organisation PETA obtient l'arrêt de la production de vêtements H&M en angora après avoir diffusé des vidéos de violences infligées aux lapins sur le web etc…
Hugo Boss : Dès 1931, Hugo Ferdinand Boss adhère au Parti nazi et devient « Förderndes Mitglied der SS »7. De 1931 à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, Hugo Boss contribue à la production des uniformes militaires du Troisième Reich, tout d'abord pour la première milice d'Hitler les chemises brunes puis ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht....
Disney : En 1947, durant les sombres premières années de la guerre froide, Walt Disney témoigne devant la « Chambre du comité des activités non-américaines ». À cette occasion, il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinions communistes : Herbert Sorrell, David Hilberman (en) et William Pomerance (en). L'accusation est grave dans le contexte tendu de l'après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur du maccarthysme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine.
Nespresso donc Nestle - Les saloperies de ce monstre sont tellement nombreuses, travail forcé et travail des enfants, fraude à la viande de cheval, participation à la déforestation, réétiquetage de boîtes de lait périmé que je vous laisse les découvrir - juste histoire de marquer le coup cette citation de Peter Brabeck, patron actuel de Nestle - L’ACCÈS À L’EAU NE FAIT PAS PARTIE DES DROITS DE L’HOMME, IL DEVRAIT ÊTRE PRIVATISÉ.
Sinon je vous laisse enquêter sur les autres joyeusetés des autres groupes internationaux tels Apple aux conditions de travail inhumaines, exploitants les enfants, Omega, lançant la troupe contre les ouvriers grévistes au début du siècle dernier, Zara créant la polémique avec un t-shirt rayé et une étoile jaune, le PSG qatari et ses esclaves à construire du stade coupe du monde...

Voilà, si vous avez du liquide à dépenser, vous pouvez, à l’instar de nos pleureuses merdiatiques, vous indigner sur les façades, chialer sur les vitrines et compatir devant les 80 devantures mondialisées…ou comme moi vous en ballec.