vendredi 22 mars 2019

Vodka et cocktail molotov


tgb

Tout d’abord permettez moi, en ces jours funestes, d’avoir une pensée émue pour les Champs Elysées affreusement saccagés, les nombreuses devantures de magasin lâchement agressées par les terroristes jaunes et les succursales du grand capital tombées au combat : Bulgari - Hugo Boss - Chanel - Longchamp - Le Fouquet’s - Swaroski - Nespresso - Le PSG - Lacoste une minute de silence aussi pour les familles des vitrines bouleversées : merci !

La violence c’est pas bien. La violence c’est mal. La violence appelle la violence. Non à la violence. Halte à la violence. D’autant que l’instrumentalisation de la violence méchante justifie la répression gentille, qu’être aussi féroce qu’eux n’est pas gagné, tandis que la non violence n’empêche pas d’acheter un sac Vuitton ou un maillot du PSG.
Ce n’est évidemment pas en brisant la vitrine d’une banque qu’on va faire tomber la banque sur la gueule du banquier même si ça la fout mal.
D0quSl0X4AAMC6j.jpgDonc, quand on m’éborgne l’oeil droit, je me justifie devant Pujadas, puis me culpabilise devant Aphatie et enfin tend l’oeil gauche à Castaner pour me soigner de tant d’aveuglement. Ce n’est pas parce qu’on me mutile, m’humilie, me nie, me conchie, me vire, m’exploite, me crache à la gueule, que je dois me laisser aller sauvagement à égratigner un robocop qui est un être humain aussi.
Capture d’écran 2019-03-19 à 18.22.06.pngJe n’oublie évidemment pas d’exiger en toute décence d’un factieux éborgné à peine mutilé, devant le spectacle des Champs Elysées affreusement défigurés, qu’il verse sa larme du dernier oeil qui lui reste. Lui l’a bien cherché contrairement au Fouquet’s. (qui ne nous appartient alors que les aéroports, Engie ou la française des jeux bradés à la mafia…mais que c’est pas une raison).
Je m’excuse donc si un membre de la bac a contracté quelque courbature à cause de moi, quelque méchante crampe de flashball et condamne avec la plus grande vigueur le fait d’avoir occasionné, à force de réglementaire matraquage, une tendinite par ci, une contracture par là, parmi nos dévouées forces de l’ordre nouveau.
J’ai bien conscience que, jusqu’à aujourd’hui, c’est avec la plus grande retenue que le pouvoir a massacré son peuple, certain préfet ne souhaitant pas spécialement entrer dans l’histoire avec du cadavre sur son CV, mais que les meilleures choses ayant une fin, il devient légitime, sous les encouragements civiques de l’éditocratie collaborationniste française, qu’on enferme les sauvages fluos dans un stade sauce Pinochet, qu’on en fusille quelques uns pour l’exemple, et qu’on mitraille à balles réelles la foule, le grand Dieu jaune et le franc tireur Luc Ferry, reconnaissant les siens.
Le consciencieux et zélé Lallement, nouveau chef des milices de l’oligarchie méritante semble être de ce point de vue tout à fait déterminé à courageusement salir ses gants blancs.
Un tel sens du devoir rappelle avec nostalgie les meilleures heures préfectorales du serviteur de l’état qu’était le regretté Papon.
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N’oublions pas non plus de compassionner fort socialement pour une fois, avec le pauvre kiosquier privé soudain de son outil de travail encore tout fumant avant d’aller rejoindre la longue cohorte des assistés en vacances aux Bahamas, tout en nous fichant parfaitement des chômeurs virés pour cause de dividendes, de la spéculation de certaine ministre du travail sur les plans de licenciement, des accidentés du travail, des riens d’une manière générale qui peuvent crever.
(Chaque année en France : - 2000 morts dans la rue - 560 morts au travail - 67 000 morts à cause de la pollution - 14 000 morts à cause du chômage...)
Rassurons les accros de la manif merguez et cotillons, l’itinéraire Bastille Nation restera praticable tous les premiers samedis du mois (et encore), histoire de pas déranger, d’autant qu’un Grand Débat fort démocratique nous est offert pour exprimer nos incessantes doléances.
Capture d’écran 2019-03-20 à 11.35.55.pngRappelons surtout que la boxe est strictement interdite sur les passerelles, que les tractopelles ne doivent pas défoncer les portes des ministères, et qu’on ne martyrise pas les plâtres des allégories de l’arc de triomphe sous peine de paniquer le patronat en son merdef, le subtil Griveaux en son pantalon et le président volant en son hélicoptère affrété, entre deux télésièges éjectables.

Pour résumer notre devoir citoyen du jour, consommons plus consumons moins pour aider notre grand patron Arnault et lui éviter de devoir jeter l’éponge et son RH Macron tout en même temps.

rue-affre

Petit rappel : quand La République en Marche calomniait les Gilets Jaunes


Bernard Gensane


Tout au long de la révolte des Gilets Jaunes, la République en Marche, et les médias à sa botte – ou l'inverse – n'ont cessé de calomnier les acteurs du mouvement.

Quelques exemples. La fine Schiappa a annoncé le 10 janvier que l'Italie finançait les casseurs. Le 28 du même moi, le banquier éborgneur assura qu'aucun Français n'avait été la victime des forces de l'ordre, “ oubliant ”  Zineb Redouane, une Algérienne de 80 ans, tuée chez elle, dans son appartement. En bas de son immeuble, les forces de l’ordre réprimaient violemment une manifestation rassemblant Gilets jaunes, CGT et Collectif du 5 novembreMme Redouane décida de fermer les volets pour se protéger de la fumée. À peine apparut-elle à la fenêtre qu’elle reçut une grenade lacrymogène en plein visage (7 capsules de 10 grammes de gaz). Précédemment, en décembre 2018, le gang du banquier éborgneur avait affirmé que des comptes Twitter liés à la Russie attisaient la révolte des Gilets jaunes. Goebbels avait compris en son temps que, plus un mensonge était gros et grossier, plus il avait des chances de passer.
Je reprends ici, au moment où le pouvoir du banquier s'apprête à utiliser des armes de guerre contre le peuple, un article du Grand Soir sur les mensonges d'État de ces médiocres argumentateurs. Il concerne des voitures brûlées devant les locaux du Parisien et des Échos.

Des Gilets jaunes ont mis le feu à des voitures devant les locaux du Parisien et des Échos


– Qui ? : Richard Ferrand, Hugues Renson (député LREM, vice-président de l’Assemblée nationale), Olivia Grégoire (députée LREM), Cédric Villani (député LREM), Jean François Mbaye (député LREM), Anne-Christine Lang (députée LREM).

– Quand ? : 29 décembre 2018.

– Quoi ? : Dans la soirée, alors que se déroulait l’acte VII du mouvement des Gilets jaunes, huit voitures ont brûlé dans le 15e arrondissement de Paris devant le siège du groupe Les Échos-Le Parisien, propriété de LVMH, c’est-à-dire de Bernard Arnault (1re fortune française). Le bâtiment n’a pas été atteint mais comme des Gilets jaunes s’étaient rassemblés dans la journée devant les sièges de BFM-TV, Europe 1, France Télévisions et Radio France – situés dans le même quartier – pour protester contre le traitement médiatique de la mobilisation, très rapidement des personnalités politiques et médiatiques les accusent de façon plus ou moins explicite d’être à l’origine de l’incendie.

Les tweets fusent, particulièrement en provenance de la Macronie. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale et twitto indigné : «  S’attaquer à la presse procède de la haine des libertés. À quand des autodafés ? Condamnation totale de ces actes criminels. » Hugues Renson, vice-président du Palais-Bourbon : « Aujourd’hui, ce qui reste de radicalisés se sont mobilisés, non pas pour des convictions, mais pour s’en prendre à la presse de notre pays […] Pitoyable, médiocre et tellement significatif d’une dérive visant à saper notre démocratie ».

Au moins quatre députés LREM abondent dans le même sens. Olivia Grégoire : « Soutien total aux rédactions @LesEchos @le_Parisien attaqués [sic] aujourd’hui […] Quelle triste journée encore à Paris. Le drapeau européen du siège de Radio France retiré par qq gilets jaunes enragés. A quoi ça nous mène tous ? » Cédric Villani : « Le Parisien libéré, journal fondé par trois résistants, est victime ce soir d’un incendie après une journée émaillée de slogans “journalistes collabos”. » Jean François Mbaye (tweet effacé) : « S’en prendre aux médias et à la presse de notre pays, c’est bâillonner notre propre liberté d’expression. » Anne-Christine Lang (tweet effacé) : « Je ne sais pas si ces gens se rendent compte de ce qu’ils font. Tout mon soutien au @le_Parisien et condamnation totale de ces actes inadmissibles. Il est grand temps que cesse toute complaisance envers les #Giletsjaunes ».

Bien sûr, le subtil Jean Quatremer devait intervenir : « Un mouvement de beaufs poujadistes et factieux, comme je le répète depuis un mois. On est au cœur maintenant ». Tout comme Raphaël Glucksmann, le « sauveur de la gauche » gonflé à l’hélium médiatique : « Après le blocage de la diffusion de Ouest France, les voitures incendiées devant les locaux du Parisien : qui s’attaque à la liberté de la presse s’en prend à la démocratie. Prendre les journalistes pour cible est devenu une (sale) habitude. Soutien total aux rédactions visées. »

Bref, les Gilets jaunes sont des criminels, des terroristes, ils veulent faire taire, voire brûler vive notre presse héroïque. Les autodafés ne sont pas loin. Revoilà le registre des séditieux d’ultradroite, de la peste brune, etc. On s’interroge : Bernard-Henri Lévy serait-il le community manager de tous ces comptes Twitter ?…

– En fait : La réalité n’est pas à la hauteur du récit concocté par les importants qui gazouillent plus vite que leur cyber-ombre. Une voiture en stationnement devant le bâtiment qui héberge le groupe Les Échos-Le Parisien s’est enflammée vers 19 h à cause d’une défaillance technique, son propriétaire a essayé en vain d’éteindre l’incendie lui-même avant de se mettre à l’abri. Le feu s’est propagé à sept véhicules à proximité. Il a été maîtrisé par les pompiers vers 20 h. Les Gilets jaunes n’ont donc strictement rien à voir avec cet accident. Déception dans les rangs macronistes et chez les éditocrates fluophobes…

Les dominants se sont octroyés un permis de calomnier et de salir à volonté les Gilets jaunes, une façon commode de vomir par métonymie sur les « basses classes » – qu’ils craignent – sans avoir à l’assumer. Ils ne présentent jamais d’excuses et publient même rarement des correctifs après avoir propagé une fausse information sur le mouvement.

Richard Ferrand, qui a la fake news dans la peau, devrait être banni de Twitter pendant quelques mois le temps de traiter son addiction à l’erreur et à l’outrance. Il pourrait même faire lui-même la démarche auprès du réseau social tel le joueur compulsif demandant au casino de ne plus l’accepter.

Macron ou l’insécurité permanente


François Cocq

Où que l’on regarde, le gouvernement Macron installe un climat d’insécurité permanente.

C’est bien sûr vrai dans sa gestion de l’ordre public. Cela l’est dans sa manière d’appréhender le cadre institutionnel. Cela l’est enfin dans l’ordre économique et social où les récentes saillies contre les retraites menacent tant les salariés que les agents publics. Partout la société en est réduite à subir les affres d’une politique qui fragilise les individus comme les cadres collectifs. Le modèle Macroniste n’était déjà pas souhaitable pour le grand nombre. On constate qu’il n’est désormais viable pour personne.
Après 18 semaines de mobilisation populaire au cours desquelles M. Macron a voulu s’ériger en fer de lance du parti de l’ordre, preuve est faite que la stratégie de la répression par la violence n’apporte ni sécurité et encore moins sûreté. La confrontation voulue par M. Macron a augmenté le degré de violence dans le pays sans qu’une issue positive apparaisse. M. Macron est en train de figer le pays après l’avoir fracturé. L’insécurité est ressentie tant chez les Gilets jaunes qui expriment les revendications populaires, que du côté des forces républicaines qui savent qu’elles ne représentent en tant que telles pas issue au conflit démocratique et social, qu’à travers la population tout entière qui se trouve prise en otage par l’inertie et l’entêtement présidentiel.
La même incertitude pèse sur l’édifice institutionnel. Pour sauver le soldat Castaner, Macron a épuré l’ensemble de la préfecture de police de Paris : l’administration paie pour son incurie politique. Auparavant, Macron avait outrepassé la séparation des pouvoirs en s’en prenant au Sénat au mois de janvier à l’occasion de l’un des innombrables soubresauts de l’affaire Macron-Benalla. Il a depuis façonné un « grand débat » à sa main, laissant aller la discussion mais se gardant la conclusion : la souveraineté n’est plus démocratique mais monocratique, elle n’est plus populaire mais redevient un apanage monarchique. Il a surtout laissé apparaître aux yeux de tous le conflit de légitimité qui mine les démocraties européennes et la France en particulier malgré le verrou institutionnel de l’Elysée qu’est la 5e République : le hiatus entre la légitimité, réelle, naît de l’élection, et la légitimité populaire, qui refusant d’être désormais délégative, revendique la dimension permanente et inaliénable dont elle n’aurait jamais dû se voir spoliée. Le cadre où s’organise la vie dans la Cité humaine continue à se déliter à mesure qu’il est livré à l’utilisation anarchique qu’en fait le président Macron.
Depuis dimanche, c’est désormais l’avenir de tout un chacun et la possibilité d’enfin pouvoir profiter de sa retraite qui disparaît dans les brumes de l’orthodoxie libérale. Le 17 mars, la ministre des Solidarités et de la Santé en charge de la réforme des retraites Agnès Buzyn, se prononçait en faveur d’un « allongement de la durée de travail ». Deux jours après, elle faisait marche arrière assurant qu’ « aucune modification de l’âge minimal de départ à la retraite n’était envisagée ». Pourtant, dès le lendemain, c’était au tour du porte-parole du gouvernement de rouvrir la porte en affirmant que « l’âge de départ à la retraite est au menu », prenant en cela le contrepied des engagements de campagne d’Emmanuel Macron. L’après-midi même, le Premier ministre le contredisait depuis l’Assemblée.  Au-delà du pataquès politique d’un gouvernement de pieds nickelés, au-delà des ballons d’essais d’idéologues libéraux extrémistes, il convient de s’interroger sur la perception par les gens de cette nouvelle incertitude sur leur futur individuel et sur le devenir de notre système de protection sociale collectif. Il faut vivre dans une tour d’ivoire pour ne pas imaginer le ressenti des salariés et des agents qui, partant le matin travailler, voit l’avenir se dérober à mesure qu’il s’éloigne. On ne gouverne pas ce pays comme on dirige un conseil d’administration ! L’Humain ne peut être en permanence insécurisé si l’on veut qu’il fasse encore société.
À tous niveaux, la politique macroniste est une politique d’insécurité permanente. Dans une certaine mesure celle-ci répond aux nécessités de l’atomisation et de la pagaille libérale. Mais point trop n’en faut. C’est aujourd’hui une brutalisation de nos vies et de notre collectif humain.

Le retour à l’ordre des droits est plus que jamais une nécessité. Macron en est à l’heure actuelle le principal obstacle.

Le Dr Tarek Loubani, médecin blessé à Gaza, s’adresse au Conseil des droits de l’homme de l’ONU


Tarek Loubani

Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le médecin urgentiste Tarek Loubani s’est adressé le 19 mars aux États assemblés...

... afin de partager son témoignage de blessé aux jambes alors qu’il prodiguait des soins à des manifestants blessés qui participaient aux manifestations de la « Grande Marche du Retour ». Son témoignage est intervenu alors que les États discutaient du rapport intégral de 252 pages de la commission d’enquête de l’ONU rédigé en mai 2018 sur l’enquête concernant les violations du droit international dans le contexte de ces manifestations.
Le cas du Dr Loubani est souligné dans le rapport comme attaque contre du personnel médical, la commission ayant trouvé qu’il y avait « de bonnes raisons de croire que les snipers israéliens avaient intentionnellement tiré sur des soignants, bien qu’ils pussent voir qu’ils étaient clairement identifiables comme tels ».

Merci Madame la Vice-Présidente,
Je suis ici avec le Dr Mahmoud Matar, au nom de nos collègues des hôpitaux de Gaza. Je suis médecin urgentiste au Canada et à Gaza et professeur agrégé de médecine à l’Université du Western au Canada.
Le 14 mai 2018, j’étais dans les manifestations et je soignais des traumatismes sur le terrain. Je n’ai vu que des manifestants pacifiques et aucun ne présentait de menace pour les soldats. Lorsque des manifestants étaient atteints par des balles, mon équipe de soignants et moi-même les soignions et les évacuions. À cause du blocus, je n’avais pas le matériel ni les secouristes pour soigner mes patients.
Je fus un des 19 soignants atteints par des coups de feu ce jour-là. J’aimerais pouvoir vous dire que j’étais au milieu d’une sorte de chaos quand cela s’est produit. Mais ce n’était pas le cas. Les cieux étaient clairs, sans gaz ni pneus en flammes. J’étais au milieu d’un groupe de professionnels de santé à l’écart de la principale zone de manifestation, en uniforme hospitalier vert.
Nous n’étions pas à proximité des manifestants et les Israéliens ne tiraient pas à ce moment-là. J’ai entendu une forte détonation, j’ai ressenti une douleur incroyable et je me suis retrouvé au sol.
J’ai été soigné, stabilisé et évacué dans l’heure qui a suivi. J’ai recousu moi-même mes (blessures aux) jambes à cause du grand nombre de blessés. Comme des centaines d’autres ce jour-là, je n’ai pas reçu les soins nécessaires. Pourtant, j’ai eu de la chance.
Quand j’ai été atteint par un tir, l’ambulancier Mousa Abouhassanin m’a soigné. C’est lui qui m’a sauvé. Une heure plus tard environ, il a été touché à la poitrine lors d’une opération de sauvetage.
Mousa est mort. Les équipes médicales ne sont pas des acteurs politiques mais humanitaires. Nous voulons simplement garantir que si des gens ont des problèmes, nous sommes là pour leur venir en aide.
Quelque 600 travailleurs de la santé ont à ce jour été blessés dans les manifestations et trois ont été tués. Trente neuf ont été tués entre 2008 et 2014. Nous sommes encore sous les tirs. Quatre ambulanciers ont été blessés la semaine dernière. Le droit international est clair en ce qui concerne le devoir de protéger le personnel soignant et de faciliter notre action permettant de sauver des vies.
Quand je retournerai travailler à Gaza, je ne devrais pas avoir à me soucier d’avoir à m’adresser à vous de nouveau l’an prochain sur ce que j’aurai vu. Je ne devrais pas m’inquiéter à l’idée que mon nom soit ajouté à la liste des morts parmi le personnel soignant en train de faire son travail. Quand vous, ici, n’agissez pas de façon significative, il est plus probable que des blessures et des morts surviennent dans le personnel soignant – plus probable que je sois blessé ou tué.
Madame la Vice-Présidente, je vous demande à vous et aux membres du Conseil, de faire tout ce que vous pouvez pour assurer notre protection dans le sens du droit international.

Traduction : AURDIP

Fermer 9 magasins et supprimer 789 emplois c’est « Castoche » !


Charles Sannat

9 magasins Castorama vont fermer en France, dans le détail sont concernés les magasins suivants :

Hellemmes (Nord), Pontault-Combault (Seine-et-Marne), Eragny (Val d’Oise), Darnetal (Seine Maritime), Ezanville (Val d’Oise), Ballainvilliers (Essonne), Angers (Maine et Loire), Flandres (Paris 19e) et celui la Défense (Hauts-de-Seine),
Sont aussi concernés 2 magasins Brico Dépot : Flins (Yvelines) et Calais (Pas-de-Calais).

Au total, 789 emplois seront détruits

« Dans un communiqué, la firme assure que cette décision a été prise afin d’assurer la performance de ses magasins en France, marqués par des résultats difficiles dans un contexte de marché fortement concurrentiel »…
Là aussi de nouveaux sites internet comme ManoMano propose des rapports qualité/prix défiant toute concurrence ou presque et c’est un site comme Amazon mais que personne ou presque ne voit venir!
Entre nouveaux usages, commerce en ligne, concurrence physique, et baisse de la consommation, les temps vont commencer à devenir plus difficiles.

Inutile également de préciser, que pour le moment, dans les chiffres et les statistiques, personne ne voit poindre une véritable baisse du chômage.


On lâche rien !...


Fedetlib

Citation d'Henri Bergson


L'idée de l'avenir est plus féconde que l'avenir lui-même.