lundi 19 novembre 2018

Macron et Facebook annoncent un plan conjoint de censure des médias sociaux en France


Alex Lantier

Lundi, moins d’une semaine après avoir provoqué le dégoût des travailleurs en France et au-delà en louant le dictateur et collaborateur nazi Philippe Pétain, le président français Emmanuel Macron a tenu des réunions avec Facebook pour planifier la censure des réseaux sociaux en France.

Lors d’un Forum officiel sur la gouvernance de l’Internet organisé par l’UNESCO à Paris, Macron a déclaré que le monde était au bord de la catastrophe à cause de l’exercice de la liberté d’expression sur Internet. Alors que l’Internet était à l’origine de « formidables opportunités », a-t-il déclaré, il commençait aussi maintenant « à être décrit par certains comme une menace pour nos sociétés démocratiques ».
Macron a dénoncé « l’anonymat » en ligne, avertissant que l’« Internet [était] utilisé dans nos démocraties par des régimes totalitaires pour nous déstabiliser ». Il a appelé la France à trouver une troisième voie entre un « Internet californien » soi-disant non censuré et un « Internet chinois » fortement censuré.
En conséquence, pendant six mois à compter du début de 2019, les responsables français doivent mettre en place un programme commun avec Facebook leur donnant accès aux outils utilisés par Facebook pour censurer les discours « racistes, antisémites, homophobes ou sexistes ». Macron a ajouté: « C’est une première. Et une démarche expérimentale très innovante, qui illustre la méthode coopérative que je prône ».
Ce programme est un assaut fondamental contre les droits démocratiques. La campagne de censure de l’internet menée par Macron ne vise pas la menace posée par des ennemis totalitaires étrangers ou des discours de haine de l’extrême droite, mais l’opposition politique intérieure de gauche en général et le « World Socialist Web Site » en particulier.
La présentation de Macron est un tissu de mensonges d’un bout à l’autre et vise à fournir une couverture pseudo-démocratique à la construction d’un régime de censure d’État policier. Ce processus est bien engagé en Europe comme aux États-Unis où les grandes entreprises de technologie ont des milliers d’employés pour censurer Internet. L’Internet « californien », présenté par Macron comme un terrible modèle de liberté d’expression, est en réalité géré par une poignée de puissantes sociétés appliquant une censure de masse.
« [Facebook] accueillera prochainement une délégation de régulateurs français [qui] auront pour mission, avec les experts [de Facebook de] faire des recommandations conjointes précises, concrètes, sur la lutte contre les contenus haineux et offensifs », a déclaré Macron.
Une dizaine d’individus anonymes, travaillant pour Facebook ou pour le gouvernement français, géreront apparemment ce programme de censure sans contrôle public ni communication sur les contenus qu’ils enlèvent des médias sociaux. Leur pouvoir d'éliminer des contenus qui pourraient selon eux être considérés comme «haineux et offensants» revient à un permis de supprimer pratiquement tout contenu politique. Cela constitue une atteinte flagrante à la liberté d'expression.
Le Monde a indiqué que la présidence française avait également contacté Google, et demandé un accès similaire aux outils utilisés par lui pour censurer les résultats de recherche sur Internet. L’Élysée a déclaré qu’il s’agissait d’un moyen pour les entreprises de technologie d’« attester ou non si l’entreprise est de bonne foi et fait les efforts nécessaires » pour supprimer le contenu auquel objecte l’État français. Google a jusqu’à présent refusé de développer une collaboration avec les censeurs étatiques français.
Mais Macron restait déterminé : « Il y aura, inévitablement, plus de réglementation à l’avenir », a-t-il déclaré lors du forum de lundi, ajoutant : « Ce n’est pas aux grandes plate-formes de fixer la doctrine sur la haine ou la liberté d’expression... Mais il nous faut sortir du statut binaire d’éditeur (à forte responsabilité juridique) et d’hébergeur (à faible responsabilité juridique, celui de YouTube ou Facebook). Les grandes plate-formes ne peuvent pas être exonérées de toute responsabilité. Ces plate-formes doivent assumer des obligations renforcées, par le statut d’accélérateur de contenus ».
La tentative de faire passer la censure pour une défense vis-à-vis d’ennemis totalitaires étrangers, faisant écho à la dénonciation par de Gaulle des masses de travailleurs communistes en grève comme des outils du Kremlin durant la grève générale de mai-juin 1968, il y a 50 ans, est une fraude politique. De même pour la tentative de Macron qui a récemment honoré Pétain, l’antisémite génocidaire, de présenter sa censure comme due au fait qu’une lutte contre le racisme lui tenait profondément à cœur.
En Europe comme aux États-Unis, où la censure massive sur Facebook et Google a débuté l’année dernière, la cible est l’opposition croissante de la classe ouvrière internationale qui s’oppose de plus en plus à la politique d’austérité et de militarisme mise en œuvre depuis des décennies.
Lors d’une audition du Congrès l’an dernier appelant à la censure de l’Internet Clint Watts, un ancien responsable du FBI, a déclaré : « Les guerres civiles ne commencent pas par des coups de feu, elles commencent par des mots. La guerre de l’Amérique avec elle-même a déjà commencé. Nous devons tous agir dès maintenant sur le champ de bataille des médias sociaux pour réprimer les rébellions de l’information qui peuvent rapidement conduire à des affrontements violents et nous transformer facilement en États divisés d’Amérique. [...] Un arrêt du barrage d'artillerie de la fausse information qui atterrit sur les usagers des réseaux sociaux ne se fera que lorsque les sources distribuant des histoires factices seront réduites au silence...»
Il est largement reconnu dans les milieux officiels français que la censure vise les opposants de gauche. En janvier 2018, Pierre Rimbert écrivait dans Le Monde diplomatique à propos de la promesse du directeur général de Google, Eric Schmidt, de rétrograder les médias publics russes dans les résultats de recherche. Notant les analyses du WSWS sur l’impact de cette censure sur le lectorat des sites Web anti-guerre, il a demandé si la censure sur Internet tuait le pluralisme au nom d’une meilleure information du public.
Il écrivait : « Mais comment séparer automatiquement le bon grain de l’ivraie ? ‘Dans un communiqué publié le 25 avril, M. Ben Gomes, vice-président de l’ingénierie de Google, a déclaré que la nouvelle version du moteur de recherche rétrograderait les sites ‘offensants’, et ferait remonter plus de ‘contenus faisant autorité’, écrivent Andre Damon et David North, du World Socialist Web Site (wsws.org, 2 août 2017). Aidé d’une société d’analyse de référencement, ce site trotskiste a mesuré les effets du nouvel algorithme qui, par défaut, présuppose les médias dominants fiables et la presse alternative louche. ‘On observe une perte importante de lectorat des sites socialistes, anti-guerre et progressistes au cours des trois derniers mois, avec une diminution cumulée de 45 pour cent du trafic en provenance de Google.’»
Cette censure est continuellement intensifiée. Coïncidence ou pas, alors que Macron annonçait lundi son plan de censure sur Facebook, Facebook supprimait un article du WSWS des réseaux sociaux, affirmant que celui-ci contrevenait aux ‘normes communautaires’.
Macron lance son programme de censure alors que sa cote d’approbation s’effondre pour atteindre un creux historique de 21 pour cent. Universellement vilipendé dans la classe ouvrière comme « président des riches », son gouvernement est aux alertes face à la protestation massive et au blocus des villes françaises prévus par des chauffeurs routiers et des automobilistes le 17 novembre pour s’opposer à une proposition de taxe régressive sur l’essence. Cinquante ans après la grève générale de mai-juin 1968, la France et l’Europe sont au bord d’une explosion révolutionnaire.
Dans ces conditions, certains médias demandent à l’État de censurer les expressions d’opposition à Macron. Dans un article remarquable, La Voix du Nord dénonçait ses propres lecteurs, se vantant de censurer leurs commentaires en ligne sur sa couverture de Macron.
«Ainsi, sous chaque article lié à son itinérance mémorielle dans la région, nous avons supprimé des dizaines de commentaires et d’insultes sur ce président que vous estimez ‘loin des Français’, ‘ne favorisant que les riches’.... le niveau de violence atteint ces derniers jours concernant le président est sans pareil. Chacun de ses actes engendre sur nos réseaux sociaux des centaines de commentaires, d’appels à la haine et à la violence. Sans oublier les nombreux messages particulièrement violents et sexistes qui ont suivi la publication de l’article sur le décès du frère aîné de Brigitte Macron. ».
La critique de Macron et de gouvernements similaires n’est pas l’expression d’une dangereuse subversion totalitaire étrangère, mais de la colère sociale légitime et croissante dans la classe ouvrière. 

Dans la mesure où l’État français considère que son objectif est de supprimer la colère sociale et la lutte de classe par le moyen de la censure et de l’état d’urgence, il s’engagera dans la voie du type de régime dirigé par le héros militaire de Macron, Philippe Pétain.

(Article paru d’abord en anglais le 14 novembre 2018)




Gilets jaunes : choses vues dans le Loiret


Claude-Marie Vadrot

Dans ce département du Centre-Val de Loire, les manifestants étaient souvent des néophytes de la revendication politique. La colère ne portait pas que sur les taxes des carburants.

Premières impressions après une tournée en deux-roues, à travers le département du Loiret, pour éviter les barrages : ces derniers sont plutôt nombreux, mais les rangs des gilets jaunes qui les tiennent sont plutôt clairsemés et se réchauffent en brûlant des palettes de bois ou en entonnant régulièrement des « Marseillaise » qui manquent de musicalité. Quant aux banderoles qui les surmontent, elles dépassent la simple question du diesel ou de l’essence, et réclament fréquemment la démission d’Emmanuel Macron.
La plupart se tiennent sans la présence de forces de l’ordre. Seuls quelques policiers municipaux commencent à se montrer en milieu d’après-midi. Les jeunes sont relativement peu nombreux, l’âge des participants s’étalant surtout entre 40 et 60 ans avec, sur à peu près la moitié des barrages, une forte représentation des retraités, si on prend en compte les pancartes brandies et les explications des personnes présentes. Autre indice de la crainte des blocages, la plupart des marchés en plein air du samedi ont été désertés par un tiers à la moitié des commerçants itinérants.

2 450 manifestants comptabilisés

D’après les décomptes de nos confrères des locales de Radio France, on comptait 23 barrages sur l'ensemble du département, rassemblant 2 450 personnes à la mi-journée, les plus fortes participations ayant été constatées à Saran, à Amilly (près de Montargis), à Saint-Jean-de-Braye dans la banlieue d’Orléans et à Pithiviers. Pour cette dernière (ville d'une dizaine de milliers d’habitants), qui paraît avoir battu les records d’efficacité des barrages bloquant le centre, il faut rappeler qu'elle est située au cœur de la Beauce, ne possède plus de liaison ferroviaire avec Orléans et Paris, et qu’il faut parcourir une quinzaine de kilomètres en voiture pour atteindre Malesherbes et y trouver le terminus du RER D, qui met une heure et demie pour atteindre Paris.
Sur les barrages visités, les altercations avec les automobilistes sont fréquentes et agressives, sans policiers pour arbitrer les désaccords qui surgissent entre gilets jaunes et automobilistes désireux de poursuivre leur route, notamment quand ils souhaitent gagner le parking d’un supermarché. Les discussions sont ponctuées de « secouages » de voitures, de coups de bâton sur les carrosseries et de rugissements de moteur menaçants de la part des conducteurs bloqués. Avec, presque toujours, des affrontements verbaux véhéments entre les gilets jaunes intransigeants et ceux partisans d’ouvrir quelques minutes un barrage pour faire baisser les tensions.

Une première fois

Les manifestants que nous avons interrogés sont nombreux à expliquer qu’ils manifestent pour la première fois de leur vie, ajoutant souvent qu’ils ne votent plus depuis des années ; et quand il leur est demandé s’ils se sont manifestés lors de la loi travail ou pour un maintien ou un renforcement du nombre de trains passant dans leur ville ou à proximité, ils répondent fréquemment par la négative. Quand ils n'affirment pas tout de go que ce n’était pas leur problème, en égrenant leurs griefs à propos des restrictions ou « entraves » à la circulation (80 km/h sur les routes, radars trop nombreux , prix des assurances, contrôles techniques…). Un dialogue de sourds, parfois avec les maires venus sentir l’humeur de leurs concitoyens, et expliquant qu’ils ne pouvaient rien faire.
À la tombée de la nuit, alors que la température se rapproche déjà de zéro, la moitié des barrages sont déjà levés dans le Loiret et ceux qui résistent sont plus clairsemés.

Bien peu peuvent dire s’ils reviendront dimanche ou plus tard, malgré les encouragements d’élus venus discrètement, sans faire état de leur couleur politique, et la présence assez forte des membres du Rassemblement national.


Les incendies en Californie ont probablement fait des centaines de morts


Claude-Marie Vadrot

Donald Trump qui n'avait même pas envoyé de condoléances aux victimes a finalement décidé de se rendre sur place.

Après avoir envoyés quelques tweets indifférents depuis Paris, le Président Donald Trump s'est finalement rendu samedi en Californie pour réconforter les habitants du nord de la Californie auxquels il n’avait même pas fait part de ses condoléances, alors que la région répertoriait déjà à ce moment une trentaine de morts et la destruction officiellement reconnus de près de 8 000 maisons et immeubles. Dans l’un de ces messages sur Twitter le Président attribuait la catastrophe à la mauvaise gestion des espaces forestiers des deux zones dévastées. Il ajoutait que la Californie pourrait prochainement se voir privée de tous les fonds fédéraux destinées à prévenir les incendies. Annonce qui avait même instantanément provoqué une protestation des élus Républicains de la région. Sans aucune allusion, il y a une semaine comme aujourd’hui, à la responsabilité du réchauffement climatique dans les incendies qui ravagent l’Etat depuis plusieurs années.

Les autorités hésitent à dire la vérité

Une attitude présidentielle qui pourrait rapidement changer dans la mesure où les dégâts humains et matériels prennent une dimension telle que les autorités locales hésitent à en révéler publiquement l’ampleur. D’après les estimations qui circulent dans les médias et chez les écologistes californiens auxquels il a été discrètement de ne pas contribuer à l’affolement de la population, le nombre des victimes pourraient se monter à plusieurs centaines une fois achevées les recherches menées par les pompiers et les forces de police. Tandis qu’un nouveau dénombrement des maisons et immeubles carbonisés pourrait dépasser la dizaine de milliers. Catastrophe à laquelle il faut ajouter la destruction de toutes les infrastructures (électricité, télécommunications, hôpitaux….) dans un espace dépassant largement la zone de la ville de Paradise (27 000 habitants) dont il ne reste rigoureusement rien.

Pompiers privés pour les riches de Malibu

Autre aspect des incendies, qui étaient toujours actifs jeudi, le scandale commenté par les journaux locaux : la révélation qu’aux abords de la célèbre station balnéaire de Malibu, de nombreux et riches propriétaires avaient fait appel à des « pompiers privés » pour assurer la préservation leurs luxueuses villas. Des interventions essentiellement financées par de grandes sociétés d’assurance envoyant des secours en partie prélevés sur les corps de sauveteurs officiels, ce qui a contribué à diminuer l’importance des troupes mobilisées pour tenter de préserver certaines zones également menacées par la progression du feu. Alors que le nombre de personnes disparues ou menacées était chaque jour en augmentation et que la surface en feu dépassait déjà les 55 000 hectares, soit l’équivalent de cinq fois la surface de Paris. Une surface à laquelle il faut ajouter toutes celles qui sont encore également en feu à l’ouest de Los Angeles.
Les médias californiens s’accordent pour expliquer que les incendies en cours, comme les précédents, sont imputables au réchauffement climatique dans un État américain qui souffre de la sécheresse depuis cinq ans et dans lequel la température moyenne est de 3° supérieur à celle qui était enregistrée au XXe siècle. En ce qui concerne l’origine des feux, une compagnie électrique, dont les installations sont vétustes, est accusée par de nombreux rescapés.

Réchauffement et mitage du paysage

Certains journaux et des chaines de télé privées, comme le quotidien Los Angles Times (prés d’un million d’exemplaires) expliquent également que la dimension de la catastrophe en cours, était en partie due à l’absence de plans d’urbanisme contraignants, au mitage du paysage par un nombre croissant de résidences secondaires s’installant n’importe où et le non défrichement des espaces entourant les maisons et les immeubles. De plus, bien que sommés d’évacuer les zones menacées de nombreux habitants n’ont quitté leurs zones de résidence qu’au dernier moment, se retrouvant piégés sur des routes parfois déjà entourées par le feu comme en témoignent les centaines de carcasses de voitures détruites par le feu. Un certain nombre de victimes pas encore recensées ont poursuivi leur fuite à pied, avant d’être rattrapées par le feu.
Quant aux quelques réfugiés qui ont suivi à temps les conseils d'évacuation, ils sont loin d’avoir tous trouvés des lieux pour les accueillir alors que la plupart ont tout laissé derrière eux dans l’espoir d’un retour.

Mais les autorités californiennes laissent déjà entendre que la ville de Paradise, la mal nommée, pour ne citer qu'elle, ne devrait pas être reconstruite.

Laissez entrer les médecins dans Gaza !



Europalestine

Un cri d’alarme et une demande au Ministre des Affaires étrangères français concernant l’impossibilité pour des médecins ayant un patronyme arabe d’entrer dans la Bande de Gaza.

Le Professeur Christophe OBERLIN, chirurgien, se rend en équipe dans la Bande de Gaza trois fois par an depuis décembre 2001, pour y opérer, notamment, les victimes présentant des séquelles de traumatismes de guerre.
Jusqu’aux élections palestiniennes de février 2006 ses missions étaient prises en charge par le Ministère Français des Affaires Etrangères (consulat de France à Jérusalem-Est). Depuis cette date, les missions sont financées par une association intitulée PCRF (Palestine’s Children Relief Fund, fond d’aide pour les enfants de Palestine), association non gouvernementale déclarée aux Etats-Unis et en Palestine. Il s’agit d’une puissante association, la première ONG médicale travaillant à Gaza, en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés du Liban (plus de cent missions par an, toutes spécialités chirurgicales confondues, ayant permis, entre autres, l’introduction de la pratique de transplantation rénale dans la Bande de Gaza).
Pour entrer dans la Bande de Gaza, les équipes sont soumises à l’obtention d’un permis d’entrée par un service de l’armée israélienne (COGAT), permis à renouveler par périodes de six mois.
Or, depuis trois mois, 24 praticiens de diverses nationalités n’ont pas reçu ou vu renouveler leur permis d’entrer (liste jointe)*. Ceci a entrainé de très graves conséquences, réduisant considérablement les capacités des équipes acheminées.
Par ailleurs, dans les 24 cas il s’est agi de praticiens au patronyme d’origine arabe.
Le professeur OBERLIN doit partir le 28 novembre 2018 avec notamment un chirurgien orthopédiste anglais, le Dr Asan RAFEE de Manchester, qui a déjà opéré plus d’une vingtaine de fois à Gaza. Or le permis d’entrée du Dr Asan RAFEE n’a pas été renouvelé à ce jour. Comme à l’accoutumée, les non-renouvellements ne sont pas motivés par le COGAT.
Dans le contexte actuel, avec plus de 8 000 blessés par balle au niveau des membres depuis le mois de mars 2018 les capacités chirurgicales de Gaza sont submergées.
Il est demandé à Mr le Ministre des Affaires Etrangères d’interpeller les autorités israéliennes afin que cesse cette entrave à la liberté d’entrer des équipes soignantes à Gaza, et aussi une discrimination apparemment basée sur l’origine vraie ou supposée de certains praticiens qui font partie de ces équipes internationales.

Dr. Adham Badwan dentist USA
Kholoud Nassar Perfusionest USA
Dr. Adil Husain pediatric cardiac surgeon USA
Dr. Assad Alhroob pediatric cardiologist USA
Dr. Houssam El Tawel thoracic surgeon Germany
Dr. Ala’a Salem anesthesiologist Germany
Dr. Khaled Abu Ghazaleh maxillofacial surgeon USA
Dr. Imad Tabry adult cardiac surgeon USA
Sofyen Tebbi Prosthetics and Orthotics Germany
Dr. Rafee Asan Azez hand surgeon UK
Dr. Mohamed Radhi pediatric oncologist USA
Dr. Nazeeh Abu Dayyah Scoliosis and spine surgeon Germany
Dr. Ibrahim Barouni plastic surgeon UK
Dr. Ismail mehr anesthesiologist USA
Dr. Khalique Zahir hand and plastic surgeon USA
Dr. Taqi Salaam anesthesiologist USA
Dr. Abdel Noureldin emergency medicine USA
Dr. Abdalla Zarroug pediatric general surgeon USA
Dr. Walid Ayad Maxillofacial surgeon Germany
Dr. Ibrahim Moussa maxillofacial surgeon Germany
Dr. Mohammed Alhatou thoracic surgeon USA
Dr. Faris Abushaban Orthopedic surgeon Canadian
Dr. Wasfy Hamad chest and pulmonary USA

Source : Pr Christophe Oberlin




Panique à l’Elysée où Bri-bri engueule (encore !) Manu


Théophraste

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, avait donné aux forces de répression la consigne prudente (valable pour la journée de samedi).

Après, retour à la routine si la conjoncture est favorable de ne pas éborgner, casser trop de dents et de nez, ouvrir des cuirs chevelus, jeter à terre et menotter dans le dos des vieilles de 70 ans, taper sur tout ce qui bouge, sodomiser à la matraque, prononcer les mots de «  crouille, bougnoul, racaille, Kirikou, Banania », embarquer au hasard et porter plainte pour outrage à agent, mentir sous serment, intégrer Benalla s’il se pointait.
Du coup, les keufs, désemparés, ont laissé des gilets jaunes chanter la Marseillaise à deux pas du Palais de l’Elysée. Du jamais vu ! Macron et sa prof de français étaient sous le lit d’où elle lui reprocha (en gueulant comme elle sait faire) qu’il n’aurait pas dû les provoquer avec son : « Qu’ils viennent me chercher ! ».

Quoi qu’on pense par ailleurs de cette journée, cet épisode fut plaisant. A renouveler et à améliorer en veillant à ne pas laisser les Ceausescu de l’Elysée filer vers Varennes ou Baden-Baden.

Théophraste R. (Gilet rouge).

Le Grand Soir

Expérience irremplaçable !


fedetlib

Citation de Bob Marley


Pendant combien de temps vont-ils tuer nos prophètes pendant que nous nous tenons à l’écart à regarder ?