” la Politique extérieure d’Obama sera comme le second gouvernement Bush”
Par Miguel Vera
Par Miguel Vera
Aporrea.org
05/05/09
(Versions française et espagnole)
traduit par danielle bleitrach pour changement de société
”La position du Venezuela est totalement honnorable par rapport à Israël” a déclaré l’intellectuel reconnu.Noam Chomsky, intellectuel, écrivain et académicien, a révolutionné la linguistique moderne à travers ses recherches et apports théoriques. A côté de sa longue carrière dans les amphithéâtre, Chomsky a mené, pendant des décennies, un militantisme infatigable en faveur de la justice sociale, en prônant le rôle des intellectuels comme d’agents du changement face aux politiques immorales des gouvernements. C’est ainsi qu’il est devenu l’un des critiques les plus pénétrant de la politique extérieure interventionniste et impérialiste des gouvernements américains successifs et d’autres gouvernements, ou comme il le décrit, des élites qui contrôlent le pouvoir.
Chomsky est né en 1928 à Philadelphie, aux Etats-Unis, dans une famille d’origine juive en provenance de l’Europe de l’Est. Son enfance a été marquée par la dépression économique, la discrimination contre les juifs et le développement du fascisme au niveau mondial. À un âge précoce il commence à se nourrir politiquement de la pensée de gauche, prédominante parmi les communautés juives immigrantes. C’était l’époque de la Révolution Espagnole, où des milliers de volontaires de différents pays sont partis lutter contre le fascisme de Franco et de ses alliés Mussolini et Hitler. La chute de Barcelone rebelle aux mains de Franco, pousse Chomsky, alors qu’il n’a que dix ans, à écrire son premier article politique. A partir de la lecture d’Orwell et de son “Hommage en Catalogne”, Chomsky se lance dans l’étude du socialisme libertaire. Cette société utopique sans les privilèges de classe qui aurait été mise en pratique à la fin de 1936 dans cette région de l’Espagne, sans propriétaires fonciers ni patrons, dirigée par des conseils des ouvriers, de paysans et de miliciens, avec les terres distribuées entre des communes agraires et l’industrie collectivisée sous contrôle des travailleurs. De là Chomsky s’identifie toujours plus politiquement à ce courant du socialisme, fondamentalement opposé au stalinisme, et commence alors son long parcours en linguistique et en politique, qui lui apporte les plus hautes reconnaissances du monde académique, ainsi que les sympathies -et rancunes- de beaucoup de gens.
Dans cet entretien, le professeur Chomsky analyse certains thèmes importants pour le Venezuela, comme la position du gouvernement Bolivarien par rapport à Israël et la Palestine, les expectatives de la relation entre l’administration d’Obama et du président Chávez, le programme atomique de l’iran, le cas du terroriste Posada Carriles, Guantánamo et le blocus de Cuba, le contexte historique de la guerre médiatique contre le Venezuela, le tournant à gauche de l’Amérique latine, le rôle inspirateur des mouvements sociaux en Bolivie et la doctrine Monroe.
Cette entrevue a été réalisée avant le sommet des chefs d’Etat de l’OEA néanmoins quant on lui a proposé des commentaires aditionnels par rapport au dit sommet, le professeur Chomsky a confirmé la validité de tous ses points de vue.
Venezuela, Palestine et Israel
MV: Prof. Chomsky, comme vous le savez, le gouvernement du Venezuela a une position politique précise par rapport au conflit de Gaza, position critiquée par certaines personnes, puisque, selon elles, cette position a été la cause de sentiments antisémites qui ont été jusqu’à l’attaque d’une Synagogue à Caracas. Quelle est votre opinion sur la position du Venezuela sur le conflit de Gaza ?
Chomsky : Je considère personellement que la position qu’a prise le Venezuela a été celle qui était correcte. Nous étions face à l’agression sauvage et criminelle d’une population qui se trouve totalement enfermée et qui ne peut pas s’échapper. A travers cette attaque de haute technologie et hautement destructitrice, non seulement ils ont probablement assassiné 1300 personnes, mais ils ont également détruit le système agricole et le peu de fabrique qui existait. Cette société a été en état de siége permanent. C’est une occupation, il ne faut pas la nommer agression, puisque c’est un territoire occupé ; il n’y a pas eu de moment où il ne l’a pas été, et il s’est trouvé sous une attaque directe.
De plus, les attaques n’ont pas concerné Gaza, mais la Palestine dans sa totalité. Avec l’appui des États-Unis, Israël réalise constamment des actions criminelles en Cisjordania. Gaza n’importe pas beaucoup à Israël, ils seraient heureux qu’ils pourrissent et se noient dans la mer. Ce qui les intéresse est la Cisjordanie, là il y a une terre de valeur, une terre arable, là sont, les faubourgs attrayants de Jérusalem et de Tel Aviv. Ils veulent s’emparer de tout ce qu’ils pourront. Là ils ont une toute espèce d’intérêts culturels et d’intérêts présumés historiques.
Donc ils continuent de s’emparer des ressources, des terres, principalement de l’eau de Cisjordanie, pour ainsi la diviser en lieux invivables dans lesquels la population pourrira, et essentiellement, à la fin il y aura un exode. C’est totalement criminel, ils le savent, c’est hors de discussion. En 1967, quand ils ont commencé les envahissements, leurs propres conseillers juridiques leur ont déclaré que leurs actions constituaient une violation des principes fondamentaux de la loi Humanitaire Internationale et de la Convention de Genève, et ils le savent. Depuis lors cela a été ratifié par la cour internationale et de nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité, ce qui se passe est qu’il n’existe pas de débat sur ce sujet.
Israël veut s’approprier ces terres pour leurs ressources et pour d’autres raisons, et les Etats-Unis les appuient. Ils ont réussi à presque en finir avec toute résistance dans la Cisjordanie par la force. En partie grâce à leur propre force – qui est écrasante – et en partie grâce à la collaboration.
Les États-Unis et la Jordanie entraînent des forces militaires en faveur du parti politique pour lesquels ils ont une préférence. Leur fonction principale a été de supprimer les démonstrations, les protestations et les sympathisants ont été arrêtés. C’est une stratégie typique de l’impérialisme. Ils développent une collaboration entre les forces coloniales pour contrôler la population. Ainsi ils ont réussi à supprimer la résistance en Cisjordanie. Ils n’ont pas pu encore dominer complètement la résistance de Gaza, c’est pourquoi ils mettent en pièce et détruisent la zone. Mises à part la sauvagerie évidente et la lâcheté, ces actions sont totalement criminelles. Aussi elles appelaient la protestation. La position de l’Europe est honteuse ; ils disent que ce n’est pas bien mais ils les appuient. La position des Etats-Unis est grotesque. La majorité des pays ont la crainte de Etats-unis – et avec de bonnes raisons- donc ils se taisent et se tiennent cois.
La position du Venezuela est totalement honorable et elle n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Le profanation de la Synagogue a été un acte antisémite, mais il n’a pas été provoqué par le Gouvernement. Le même chose s’est passée en France, et que je sache aussi aux États-Unis. A ce que j’ai entendu, le Gouvernement a pris une forte position et a condamné cet acte, a trouvé les coupables et ils ont été jugés. Ce sont là les actions que tout pays aurait du prendre.
La Palestine et le blocus de Cuba
MV: Pensez-vous que s’il y avait plus de pays qui prenaient une position claire à l’égard de l’occupation israélienne à Gaza, cela pourrait avoir un effet sur la situation de celle-ci ? Si l’opinion publique est mobilisée et plus de pays prennent des mesures similaires à celle qu’a prises le Venezuela : pensez-vous que cela aurait un effet ?
Chomsky : Avant tout, nous devons être clairs, ce n’est pas seulement Gaza. Il plairait aux États-Unis et à Israël que nous nous concentrassions seulement sur Gaza, et que nous passions à perte et profit que la palestine a une unité, Gaza et la Cisjordanie sont une unité. De fait, cela pourrait être une demande plus grande.
Au moins en ce qui concerne la Loi Internationale les limites territoriales d’Israël ont été créées en juin 1967, et le reste soit 22 pour cent de ce qui forme la Palestine est territoire occupé. Cela inclut deux aires séparées, non contiguës ; Gaza et la Cisjordanie. Mais, c’est essentiellement une unité. Si la résistance aux actes criminels d’Israël est légitime en Cisjordanie, alors la même résistance doit être légitime à Gaza. J’ai dit ceci à la presse israélienne et je vais te le dire à toi aussi : même si les attaques de Gaza sont particulièrement féroces, homicides et destructrices, ce qui se passe quotidiennement en Cisjordanie est aussi une autre manière de détruire ce peuple.
C’est ce que le sociologue défunt israélien, Baruch Kimmerling, a dénommé “politicidie”; la destruction d’une nation. Il est possible que tu ne tues pas chaque individu, mais tu détruis la nation. Ce qui se passe quotidiennement en Cisjordanie c’est ça.
De fait, Israël a profité de ce que l’attention était focalisée sur Gaza pour s’étendre et étendre l’infrastructure de ses projets d’installation et de développement en Cisjordanie. Tout cela est destiné à commettre un politicide. Bien sûr que oui, nous devons avoir ceci à l’esprit. Si plus de pays prenaient une position plus ferme, cela pourrait avoir une influence dans les hautes sphères.
En réalité les Etats-Unis dirigent le show, ce n’est pas un secret. Si l’Europe avait la volonté de prendre une position indépendante, cela aurait des effets, parce que l’Europe est puissante et importante. Les pays les plus petits du monde ne peuvent pas faire grand chose. Dans une enquête internationale récente, faite par l’un des organismes d’investigation d’opinion publiques les plus importants des organisations internationales, il a été demandé aux personnes du monde entier leur opinion sur quelques pays. Israël était bien jugé sur le fond ; c’est un pays craint, détesté et considéré comme le plus dangereux du monde pour beaucoup de pays. Le seul pays qui s’en approchait était peut-être l'Iran, qui a été classé à peu près au même niveau. Mais cela ne pèse pas lourd quand le maître de l’univers les appuie.
Ainsi la véritable question est est-ce que l’opinion des autres pays affecte les décisions du gouvernement des Etats-Unis. Ce n’est pas facile, il n’est même pas assuré que l’opinion publique étasunienne affecte les décisions de leur gouvernement sur beaucoup de questions.
Prenons un vieux cas dans l’hémisphère occidental : Cuba. Les sanctions et la terreur contre Cuba de la part des États-Unis sont des activités criminelles et toute la diplomatie mondiale s’y oppose. Le dernier vote aux Nations Unies je crois c’était de 180 à 3 ; les États-Unis, Israël et une île du Pacifique, je crois qu’il s’agit de la Micronésie ce qui veut dire que les États-Unis sont seuls. Israël a à suivre le jeu aux États-Unis, bien que dans les faits Israël viole les sanctions, par conséquent les États-Unis sont seuls.
L’opinion publique américaine s’est fermement prononcée pour la levée des sanctions depuis des décennies, mais cela n’a pas eu d’effet sur la politique extérieure, et ce n’est pas un cas unique. Il y a un divorce entre l’opinion publique et les politiques des États-Unis ; ce n’est pas une démocratie qui fonctionne, a contrario de ce que laisse entendre la propagande. À moins que l’opinion publique ne soit organisée et s’active, ce que les gens pensent importe peu. Cela a été organisé sur d’autres sujets, mais ce n’a pas été le cas par rapport à Cuba, pour cette raison les politiques du gouvernement ont suivi leur propre cours. C’est la même chose en ce qui concerne l’appui aux agressions, aux atrocités et à l’expansion d’Israël. En attendant le gouvernement des États-Unis les appuie, il faudrait des forces puissantes externes pour que ces politiques soient modifiées. N’importe quelle action qui est prise a son importance, celle prise par le Venezuela a une importance, si c’est France c’est mieux ce n’est pas qu’elle a plus d’importance, c’est parce que le monde agit à travers la puissance et non la justice. Ainsi vont les choses même si nous ne sommes pas d’accord.
Politique extérieure de Etats-Unis par rapport au Venezuela, la Russie et l’Iran
MV: Professeur, l’ex-secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a dit un jour que le gouvernement de Chávez était une force périlleuse et maligne en Amérique latine. Le Président Barak Obama s’est référé au Président Chávez comme à une force qui a interrompu le progrès de la région. Egalement il a mentionné que Chávez a appuyé les activités terroristes. Il paraîtrait qu’il y a peu de différence avec ce qui se disait durant la présidence de Bush et apparement ce qui sera la position de Obama par rapport au Venezuela. Comment le voyez-vous ? Est-ce que vous pensez qu’il s’agit d’un manque d’information de la nouvelle administration ou d’une continuation des mêmes politiques ?
Chomsky: C’est une continuation des mêmes politiques. De fait, à propos de Condolezza Rice, je suis rarement d’accord avec elle mais il y a au moins un point où je le suis. Elle a récemment écrit un article dans lequel elle a prédit que la politique extérieure de l’Administration d’Obama serait comme la deuxième Administration Bush.
Les deux Administrations Bush ont eu des différences ; la première a été beaucoup plus violente, agressive, arrogante en montrant le poing au monde, et nous a conduits à un désastre après l’autre, et à un déclin des États-Unis dans l’opinion. A présent les États-Unis sont plus détestés dans le monde que jamais, c’est préjudiciable pour des intérêts qui sont cruciaux.
Cette société est basiquement dirigée par les entreprises. C’est formellement une démocratie, mais en réalité c’est une société dirigée par les entreprises et ses affaires, et ses intérêts se trouvent affectés par ces événements. Donc il y a eu une pression pour qu’il y eût un changement dans l’administration Bush.
De fait, certaines figures les plus destructitrices, brutales et antidémocratiques ont été déplacés ; Wolfowitz, Rumsfeld, et les autres. Il est resté Cheney comme assistant de Bush et, basiquement, qui était l’administration elle-même. Donc les politiques ont changé et elles ont évoluées vers le centre.
Il n’y a aucune indication de ce qu’Obama va changer ces politiques. De fait dans quelques cas il a pris une position plus agressive, comme avec l’Afghanistan et le Pakistan. Obama est une personne intelligente et je suis sûr que ce qu’il dit a été soigneusement préparé entre lui et ses conseillers, et il exprime ce qu’il veut. Mais toutes ses déclarations sont restées délibérement imprécise.
La campagne électorale d’Obama a gagné un prix de l’industrie publicitaire pour la meilleure campagne de commercialisation de 2008. Il l’a gagné sur les ordinateurs Apple. Les hauts dirigeants de l’industrie ont été très expansifs, ils ont littéralement dit qu’ils avaient commercialisé des candidats de la même même manière que la marchandise est commercialisée depuis 30 ans, depuis les temps de Reagan, mais c’était leur plus grande réussite. Cela aura un grand effet sur les dirigeants exécutifs, la culture corporative a adopté ce modèle pour commercialiser autre chose. Cette campagne électorale fut une campagne de marketing.
Ils sont bien clairs dans le fait de rester allusifs sur certains sujets, et ils se concentrent seulement sur les consignes vides qui servent à soulever l’âme ce que la presse appelle “sorving rhetoric” comme par exemple : “une espérance”, “un changement”, “a changé en ce que tu peux croire”. Mais, si les gens questionnent sur quelles mesures il prendra, on aura à s’efforcer de les entendre. Peut-être on peut alors trouver quelque chose sur sa page Web. Mais ce ne sont pas les sujets de la campagne, et celle-ci fut conçue comme une campagne de marketing. De fait il y a des études qui le démontrent et ça l’industrie ça l’enchante.
Il a été beaucoup question de l’appui massif des petits contributeurs, mais en réalité il fut minimime. L’appui économique a été donné en majorité par des industries financières, les bureaux d’avocats qui sont aussi lobbistes, et ses politiques réfléchiront naturellement ce fait là. On peut déjà le voir par sa sélection de fonctionnaires et cabinet de conseillers. C’est basiquement une administration de démocrates de centre, avec laquelle les gens sont familiarisés, et qui ne diffère pas tant de la deuxième période de Bush. Elle se diffenciera seulement sur quelques sujets.
Le nombre des violations les plus extrêmes de la Constitution pratiquées part l’administration Bush-Cheney va être réduit ; comme les tortures à Guantánamo ou les surveillances illégales, mais pratiquement tous les candidats y compris McCain faisaient de même. Cette administration sera moins en confrontation avec le reste du monde, mais elle va suivre la même politique. Cela peut se remarquer avec les attaques récentes de Gaza. La campagne de Gaza a été un exemple étonnant. Elle a été projetée très soigneusement avec des mois d’anticipation, et la presse israélienne le dit ouvertement. Elle a été méticuleuse et clairement projetée pour qu’elle se conclût justement avant l’inauguration présidentielle, elle s’est arrêtée un jour avant la prise de pouvoir.
Ce n’est pas par hasard, cela rendait possible à Obama de feindre de ne pouvoir rien dire à ce sujet. En attendant les atrocités avaient lieu et il a dit, “il y a Seulement un seul Président, par conséquent je ne peux rien dire à ce sujet”. Bien entendu qu’il avait une opinion, et il ne s’est pas interdit de parler d' “idéologie de haine” derrière les attaques terroristes dans Mumbay. Oui il pouvait donner son opinion dans ce cas, mais il ne pouvait pas parler dans l’autre parce que,”il n’y avait qu’un seul président”.
La presse et les électeurs ont gobé ce prétexte, mais les attaques à Gaza avaient à finir avant qu’il ne rentrât dans ses fonctions. Mais, il est déjà le Président : alors qu’est-ce qu'il dit maintenant ? De fait, sa première déclaration de politique extérieure a été référante à Israël et à la Palestine, en liaison avec la nomination de George Mitchell comme médiateur.
Il a aussi mentionné quelque chose à propos de la paix entre Israël et la Palestine, sur une proposition substantielle, laquelle a été prudemment élaborée. Il a dit qu’il y avait une proposition. Il a dit qu’il y avait une proposition importante qu’il approuvait à savoir, l’Initiative de la Ligue Arabe, en faveur de la normalisation des relations avec Israël, à laquelle les États arabes doivent s’efforcer de parvenir. Mais il sait parfaitement bien que ce n’est pas ce que la Ligue Arabe propose. La Ligue Arabe propose l’installation des deux États (un israélien et un palestinien) avec ses frontières internationales, conformément au consentement international ; position que les Etats-Unis ont bloquée depuis plus de 30 ans. C’est dans ce contexte qu’ils iraient vers la normalisation de relations avec Israël.
Qu’Obama omette la composante essentielle de la proposition n’est pas accidentel. Il sait ce qu’il fait, il n’est pas sot. Ce qu’il veut dire est qu’ils continueront comme d’habitude, y compris en continuant de bloquer l’accord international sur une résolution politique, continueront de faire ce qui est, en incluant continuer de bloquer le consentement international à l’égard d’une résolution politique, mais nous voulons qu’ils régularisent les relations avec les états arabes qui sont nos clients.
Il faut une discipline terrible pour que la presse et les intellectuels feignent ne pas s’être rendu compte de cela. Ce qui se passe relève de l’obéissance parfaite. Simplement ils suivent les pas du maître, comme les pas de jars. La même chose a lieu quand ils ont une entrevue, ils répètent qu’il est très communicatif et qu’il est plein d’une espérance.
La déclaration la politique extérieure qui a suivi a été un discours du Vice-président, de Joe Biden qui a été également porté aux nues pour être très communicatif, et pour vouloir tendre la main de l’amitié à l’Iran et à la Russie. Biden n’est pas aussi arrogant que John Bolton, qui leur a ordonné de se jeter dans le lac le plus proche ; il est très aimable et utilise des mots sympathiques ; comme nous sommes tous bons amis, et d’autres.
Mais nous sommes figés sur le contenu. À l’égard de la Russie il a dit qu’ils continueraient de placer des systèmes de missiles de défense près de ses frontières. Il sait très bien que la Russie considère cela comme une attaque potentielle à ses capacités nucléaires de dissuasion. C’est pour cela que la Russie s’y oppose. Le système n’a rien à voir avec l’Iran.
Les EU arguent que c’est pour empêcher que l’Iran tire sur les missiles que l’Iran n’a pas et les armes nucléaires qu’il n’a pas non plus. Mais n’importe quelle personne avec la tête sur les épaules sait que si l’Iran avait des missiles et des armes nucléaires ils n’attaqueraient pas l’Europe à moins de chercher à disparaître instantanément, et il n’y a aucune raison pour penser que l’Iran veut cela.
Alors, je crois que tout ceci est une grande fraude. Si en vérité ils étaient préoccupés par une menace iranienne, qui n’existe pas, ils auraient placé le système de défense des missiles dans le Sud, dans un lieu comme l’Azerbadjian, ainsi que le propose la Russie. Mais cela ne les intéresse pas. Ce qu’ils cherchent vraiement est de menacer la force dissuasive nucléaire russe.
les analystes stratégiques nord-américains en sont conscients. cela peut se lire dans les publications les plus importantes. (Les bases de missiles) dans ces moments qui ne fonctionnent pas ne provoquent pas des réactions immédiates (des Russes), mais cela peut servir de base à une réaction russe, de plus c’est une provocation pour la Russie.
Biden a insisté pour parler à voix basse au lieu d’être arrogant pour dire que nous allons poursuivre ces politiques. Ils vont continuer de marauder sur les territoires russes en Europe..
Et sur l’Iran de quoi est-il question ? Il a dit que nous pouvons avoir des conversations s’ils abandonnent leurs programmes nucléaires illicites ? L’iran est un des signataires du Traité de Non prolifération. Il est tout à fait dans son droit de construire des programmes nucléaires et de développer l’énergie nucléaire.
La grande majorité des pays du monde sont d’accord avec ça, mais ce sont les membres des pays Non Alignés donc ils n’ “existent” pas. Tout ce que l’on peut lire en Occident revient à l’idée que l’Iran défie à la communauté internationale. La “communauté internationale”, veut dire tout ceux qui ont assez d’armes pour fracasser la tête des autres.
Si la majorité des pays du monde ne sont pas d’accord avec la “communauté internationale” qu’importe puisqu’ils n’existent pas. Et qu’est-ce que pensent les Etatsuniens ? Une grande majorité considère que l’Iran a le droit à développer l’énergie nucléaire. Mais comme les pays non alignés, les citoyens étasuniens ne sont pas membres de la communauté internationale.
Ainsi quand on lit certains articles du New York Times, ou de la presse britannique sur les défis de la communauté internationale, ceux-ci en réalité font référence au gouvernement des Etats-Unis.
Quels sont ces programmes illicites ? S’agit-il de programmes d’armement? Peut-être, mais les renseignements étasuniens ne le croient pas. Il y a seulement un an le renseignement a déclaré qu’ils se sentaient confiant sur le fait que l’Iran n’avait pas continué son programme d’armes depuis cinq ans. Au gouvernement cela ne tombait pas bien, de la sorte les pas de jars de la presse ont disparu après enquête sur le sujet. Tout cela a disparu des médias. les commentateurs intellectuels n’ont plus abordé le sujet.
Alors maintenant, par ordres du gouvernement, oui c’est un fait que l’Iran développe des armes nucléaires. Et s’ils étaient en train de le faire, franchement je n’en serais pas surpris. De fait ce qui serait surprenant est qu’ils ne le fassent pas, ne serait-ce que comme force dissuasive.
Ils sont complètement entourés des pays qui possèdent des armes nucléaires, Il y a les États-Unis qui surpassent le reste du monde ensemble, et qui est un État très violent ; il finit d’envahir deux pays. Il serait surprenant qu’ils ne développent pas une dissuasion nucléaire. De fait, Martin van Crevel, l’un d’historiens les plus remarquables militaires d’Israël, a écrit un article dans l’International Herald Tribune il y a une paire d’années dans lequel il disait qu’il n’aurait pas voulu que l’Iran ait des armes nucléaires mais que s’ils ne le faisaient pas c’étaient des fous particulièrement après l’invasion de l’Irak.
Donc il peut arriver qu’ils aient des armes, il est possible que les renseignements nord- américains soit trompés, mais rien ne donne à Biden le droit, dans l’absolu, de parler des “programmes nucléaires illicites”, il n’a pas de certitude que ces programmes existent, le problème consiste en ce que les États-Unis ne leur donne pas l’envie de les développer. Et leur programme nucléaire est précisément le sujet qui est dans la discussion à partir du point de vue des États-Unis. Il y a d’autres sujets par rapport à l’Iran, mais c’est le point de discussion vu des États-Unis. L’Iran a d’autres problèmes, mais ce n’est pas non plus une partie du monde, il ne possède pas assez d’armes pour être partie du monde. Donc du point de vue américain et européen le sujet unique qui leur importe est celui-là des armes nucléaires et qu’ils appellent ”l’appui au terrorisme”. Appuyer le terrorisme veut dire appuyer la résistance aux actes criminels des Etats-Unis et d’Israël, ceci est pour eux le terrorisme.
Ce sont les sujets qui devraient être discutés dans la négociation. Dire qu’ils les négocieront seulement sous leurs conditions c’est dire qu’en réalité cela ne les intéresse pas d’aboutir à une négociation. C’était le contenu du discours de Biden. Cela a été dit avec une forme aimable, avec un ton amical, avec des mots agréables, il est décrit pour cela comme très communicatif. Du point de vue des élites américaines et européennes, cette avancée est assez positive, puisque déjà elles adoreraient appuyer la violence et les agressions. Elles les considèrent utiles. Mais le fait est qu’elles ne peuvent pas suivre quelqu’un comme Cheney ou Bolton, parce que leur style est très offensant et intolérable, mais oui il leur plairait que quelqu’un comme Obama le fasse puisque sa parole est si aimable, il est allé à l’école de lois, il est assez noir pour que les élites puissent feindre de ne pas être racistes bien qu’elles soient plus racistes que les Américains, résultat pour elles il est agréable.
Mais observez sur le contenu, Condoleezza Rice a été, plus ou moins, correcte dans son appréciation. Rien n’indique le contraire.
Posada Carriles et Guantánamo
MV: Professeur, une des demandes qu’a faites les gouvernement vénézuélien pour améliorer les relations avec le gouvernement des Etats-unis fut l’extradition du célèbre terroriste Posada Carriles. Il a sollicité également l’extradition de deux ex-militaires responsables des bombes aux sièges diplomatiques dans Caracas. Pensez-vous que le gouvernement Etasunien pourra remettre ces terroristes au gouvernement vénézuélien ? Après tout ils vont fermer la base de Guantánamo, et ce geste sera un signal par rapport aux droits humains.
Chomsky : Il ont fermé Guantánamo parce qu’il ne servait à rien et il était devenu une grande honte pour les Etats-Unis, tant au niveau international comme au niveau national. De plus, il y avait une immense quantité de littérature écrite par des juristes et d’autres professions, en condamnation de Guantánamo.
C’était un mensonge que nier l’évidence de la torture dans Guantánamo. Les discussions dans ce sens étaient très élaborées. Il n’est pas nécessaire d’avoir une certitude. Le fait simple de ce que Guantánamo existe dit à n’importe quelle personne rationnelle que Guantánamo est une cellule de torture, si non, pourquoi il n’a pas été construit dans l’État de New-York. Ils ont dit qu’il était périlleux de permettre à des personnes si dangereuses d’être à New York. Mais ce n’est pas dangereux. S’ils pensent qu’il y a du danger pourquoi ne pas les mettre dans une prison de sécurité maximale. De fait, les prisons de sécurité maximale les EU ne sont pas si différentes de Guantánamo. Là ils torturent aussi les détenus.
Guantánamo a été ouvert dans un sol étranger pour feindre que ce lieu est hors la juridiction de loi domestique et de la loi internationale. Il n’y a pas de raison pour avoir procédé ainsi.
Ce fait nous dit qu’effectivement c’est une cellule de torture. Bien entendu que l’évidence est manifeste pour retrouver du lustre on nous raconte que c’est ça. Cette prison n’a pas de sens pour des raisons pratiques, et, comme Abu Ghraib, c’est une grande honte pesante pour les États-Unis. De sorte que nous la clôturons pour ne pas nous sentir honteux. Mais ce n’est pas un pas dans aucun sens.
En ce qui concerne les terroristes, Orlando Bosch est le principal, Posada Carriles c’est l’autre. Les États-Unis les ont protégé durant des années.
Il y a un truc appelé, la Doctrine Bush, qui est considérée comme le principe de fait de la loi internationale par des professeurs détachés de l’Université de Harvard.
La Doctrine Bush dit qu’un pays qui récueille des terroristes est aussi coupable que les mêmes terroristes. C’est pourquoi il faut les traiter comme tel. Cela signifie que Bush est en train d’appeler au bombardement les États-Unis. Il devrait être soumis à un jugement pour trahison, puisqu’il en appelle au bombardement des Etats-unis d’une manière explicite. ll n’y a pas de doute que ces personnes sont des terroristes. Dans le cas d’Orlando Bosh, cela a été pendant plus de 20 ans.
Le Département de Justice et le FBI l’ont accusé d’environ 30 actes terroristes. Ils voulaient le déporter en le considérant comme une menace pour la sécurité des États-Unis. George Bush I lui a octroyé le pardon présidentiel. Maintenant il est heureux à Miami, et récemment Pasado s’est joint à lui. Alors, s’il est certain que la Doctrine Bush est un principe de fait de la loi internationale, les attentats du 11 septembre seraient légitimes.
Mais ce ne sont pas les seuls, Emmanuel Constant, un des principaux assassins de Haïti sous les escadrons de la mort est celui qui a reçu de fait l’appui de Clinton, bien qu’il n’ose pas le dire. Il vit tranquillement à New York depuis des années. Haïti a essayé de l’extrader, mais les États-Unis ne se sont pas dérangés de répondre. Pourquoi se déranger de répondre à Haïti ? Constant est responsable du meurtre d’environ 4,000 personnes, ce qui commence à être sérieux. Il était le cerveau d’une organisation terroriste en Haïti. Il a été récemment saisi pour une moindre infraction. De fait, Posada fut jugé seulement pour avoir violé les lois migratoires, et pas pour avoir déposé une bombe dans l’avion de Cubana de Aviación.
Il n’y a aucune indication de ce que cet état de fait est en train de changer. Puiqu’il n’existe pas de pression de l’opinion publique parce que l’information est manipulée à moins que l’on ne soit directement partie prenante dans ces affaires. Si une enquête était réalisée sur ce sujet aux États-Unis, il est probable que personne n’aurait pratiquement la moindre connaissance sur le sujet.
(à suivre)
Source :
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"La política exterior de Obama será como la segunda Administración Bush"
Entrevista a Noam Chomsky, intelectual y politólogo estadounidense
Miguel Vera
Entrevista a Noam Chomsky, intelectual y politólogo estadounidense
Miguel Vera
Aporrea, 07-05-2009
http://www.rebelion .org/noticia. php?id=84945
Noam Chomsky, intelectual, escritor y académico, ha revolucionado la lingüística moderna a través de sus investigaciones y aportes teóricos. Junto a su larga carrera en las aulas, Chomsky ha llevado adelante, a través de las décadas, una incansable militancia por la justicia social, impulsando el rol de los intelectuales como agentes de cambio ante las políticas inmorales de los gobiernos.
Es así como se ha convertido en uno de los críticos más agudos de la política exterior intervencionista e imperialista de los sucesivos gobiernos estadounidenses y de otros gobiernos, o como él lo describe, de las élites que controlan el poder.
Chomsky nació en 1928 en Filadelfia, Estados Unidos, en una familia de origen judío proveniente de Europa del Este. Su infancia estuvo marcada por la depresión económica, la discriminación hacia los judíos y el auge del fascismo a nivel mundial.
A temprana edad empieza a nutrirse políticamente con el pensamiento de izquierda, predominante entre las comunidades judías inmigrantes. Era la época de la Revolución Española, donde miles de voluntarios de diferentes países partieron a luchar contra el fascismo de Franco y sus aliados Mussolini y Hitler. La caída de la Barcelona rebelde en las manos de Franco, motiva a Chomsky, a los 10 años de edad, a escribir su primer artículo político.
De la mano de Orwell y su “Homenaje a Cataluña”, Chomsky se adentra en el estudio del socialismo libertario. Aquella sociedad utópica sin privilegios de clase que fue llevada a la práctica a finales de 1936 en esa región de España, sin terratenientes ni patrones, dirigida por consejos de obreros, campesinos y milicianos, con las tierras distribuidas entre comunas agrarias y la industria colectivizada bajo control de los trabajadores.
De ahí en adelante Chomsky se identifica políticamente con esa corriente del socialismo, vehementemente opuesta al Estalinismo, y comienza entonces su largo recorrido por la lingüística y la política, que lo ha llevado a obtener los más altos reconocimientos del mundo académico, así como las simpatías -y rencores- de muchos.
En esta entrevista el Profesor Chomsky analiza varios temas de importancia para Venezuela, como la posición del Gobierno Bolivariano con respecto a Israel y Palestina, las expectativas de la relación entre la administración de Obama y el Presidente Chávez, el programa atómico de Irán, el caso del terrorista Posada Carriles, Guantánamo y el bloqueo a Cuba, el contexto histórico de la guerra mediática en contra de Venezuela, el giro a la izquierda de América Latina, el papel inspirador de los movimientos sociales en Bolivia y la Doctrina Monroe.
Esta entrevista fue realizada antes de la cumbre de Jefes de Estado de la OEA en Trinidad, sin embargo, ante la solicitud de algún comentario adicional con ocasión de los acontecimientos en dicha cumbre, el Profesor Chomsky ha manifestado la persistencia de todos sus puntos de vista.
Venezuela, Palestina e Israel
MV: Prof. Chomsky, Como usted sabe, el gobierno de Venezuela tiene una posición política definida con respecto al conflicto en Gaza, la cual ha sido criticada por algunos, ya que, según ellos, esta posición ha sido la causante de sentimientos antisemitas que conllevaron a los ataques a una Sinagoga en Caracas. ¿Cuál es su opinión sobre la posición de Venezuela sobre el conflicto en Gaza?
Chomsky: Personalmente considero que la posición que tomó Venezuela fue la correcta. Fue una agresión salvaje y criminal a una población que se encuentra básicamente enjaulada y que no puede escapar. Con este ataque de alta tecnología y altamente destructivo, no sólo se han asesinado probablemente unas 1,300 personas, también se ha destruido el sistema agrícola y la poca manufactura que existía.
Esta sociedad ha estado bajo asedio permanente. Es una ocupación, no se debe llamar agresión, ya que es un territorio ocupado; no ha habido ningún momento en que no lo haya sido, y se encuentra bajo ataque directo. Además, los ataques no tienen que ver sólo con Gaza, sino con Palestina en su totalidad.
Con el apoyo de los Estados Unidos, Israel constantemente lleva a cabo acciones criminales en Cisjordania. A Israel no le importa mucho Gaza, estarían felices de que se pudrieran y se hundieran en el mar. Lo que si les importa es Cisjordania, ahí hay tierra con valor, tierra arable, ahí están los placenteros suburbios de Jerusalén y Tel Aviv. Quieren apoderarse de tanto como puedan. Ahí tienen toda clase de intereses culturales y presuntos intereses históricos.
Así que ellos continúan apoderándose de los recursos, las tierras, principalmente el agua de Cisjordania, para así dividirla en cantones inviables en los cuales la población se pudra, y esencialmente, a la larga, haya un éxodo. Esto es totalmente criminal, ellos lo saben, está fuera de discusión.
En 1967, cuando comenzaron los asentamientos, sus propios asesores legales les comunicaron que sus acciones constituían una directa violación de los principios esenciales de la Ley Humanitaria Internacional y de las Convenciones de Ginebra, y ellos lo sabían. Desde entonces esto ha sido ratificado por la corte internacional, y en numerosas resoluciones del Consejo de Seguridad, lo que pasa es que no existe debate sobre este tema.
Israel se quiere apoderar de estas tierras por sus recursos y por otras razones, y los Estados Unidos lo apoyan. Han conseguido suprimir casi toda la resistencia en Cisjordania por la fuerza. En parte por su propia fuerza -la cual es aplastante- y en parte con colaboración.
Estados Unidos y Jordania entrenan fuerzas militares a favor del partido político con el que tengan preferencia. Su función principal ha sido la de suprimir demostraciones, protestas y arrestar simpatizantes. Es una estrategia típica del imperialismo. Desarrollan una colaboración entre las fuerzas coloniales para controlar la población.
Así han logrado suprimir la protesta en Cisjordania. Todavía no han podido dominar completamente la protesta en Gaza, por lo que destrozan y destruyen la zona. Aparte del claro salvajismo y la cobardía, estas acciones son totalmente criminales. Así que desde luego que se deben protestar.
La postura de Europa es vergonzosa; dicen que no les parece bien pero lo apoyan. La postura de los Estados Unidos es grotesca. La mayoría de los países le temen a Estados Unidos - y con razones válidas - así que callan y se echan a un lado.
La posición de Venezuela es totalmente honorable y no tiene nada que ver con antisemitismo. La profanación de la Sinagoga fue un acto antisemita, pero no fue accionado por el Gobierno. Lo mismo ha pasado en Francia, y que yo sepa también en los Estados Unidos. Hasta donde tengo entendido, el Gobierno tomó una posición fuerte y condenó este acto, encontró a los culpables y están siendo llevados a la justicia. Son las acciones que cualquier país debería tomar.
Palestina y el Bloqueo a Cuba
MV: ¿Piensa usted que si hubieran más países que tomaran una posición clara con respecto a la ocupación israelí en Gaza, esto pudiera tener un efecto en ésta situación? Si la opinión pública se moviliza y más países toman medidas similares a la que tomó Venezuela, ¿piensa usted que esto tendría efecto?
Chomsky: Primero que nada, debemos estar claros, no es sólo Gaza. A los Estados Unidos y a Israel les gustaría que nos concentrásemos sólo en Gaza, y que pasáramos por alto el hecho de que Palestina es una unidad, Gaza y Cisjordania son una unidad. De hecho, pudiera ser una pregunta más amplia.
Por lo menos bajo la Ley Internacional los límites territoriales de Israel fueron creados en junio de 1967, el restante 22 por ciento que conforma Palestina es territorio ocupado. Esto incluye dos áreas separadas, no contiguas; Gaza y Cisjordania. Pero, esencialmente son una unidad.
Si la resistencia a los actos criminales de Israel es legítima en Cisjordania, entonces la misma resistencia debe ser legítima en Gaza. Yo le dije esto a la prensa israelí y te lo diré a ti también; aunque los ataques en Gaza son particularmente feroces, homicidas y destructivos, lo que pasa a diario en Cisjordania es también otra forma de destruir este pueblo.
Es lo que el difunto sociólogo israelí, Baruch Kimmerling, denominó “politicidio”; la destrucción de una nación. Puede que no mates a cada individuo, pero destruyes la nación.
Lo que pasa a diario en Cisjordania es lo mismo. De hecho, Israel tomó ventaja de que la atención estaba enfocada en Gaza para expandir y escalar la infraestructura de sus proyectos de asentamiento y desarrollo en Cisjordania. Todo esto diseñado para cometer politicidio.
Así que, sí, debemos tener esto en cuenta. Si más países tomaran una postura más firme, podría tener alguna influencia en los amos. En realidad los Estados Unidos dirigen el show, no es un secreto. Si Europa tuviera la voluntad de tomar una posición independiente, surtiría efecto, porque Europa es poderosa e importante. Los países más pequeños del mundo no pueden hacer mucho.
En una encuesta internacional reciente, hecha por una de las más importantes encuestadoras de las organizaciones internacionales de opinión pública, se le preguntó a personas de todo el mundo cuál era su opinión acerca de varios países. Israel estaba bien en el fondo; es un país temido, detestado y considerado como el más peligroso del mundo por muchos países. El único país que se le acercaba era quizás Irán, el cual quedó clasificado casi al mismo nivel. Pero esto no importa siempre y cuando el amo del universo los apoye.
Así que la verdadera pregunta es si la opinión pública de otros países afecta las decisiones del Gobierno estadounidense. No es fácil, ni siquiera la opinión pública estadounidense afecta las decisiones de su Gobierno con relación a muchos asuntos.
Tomemos un viejo caso en el hemisferio occidental: Cuba.
Las sanciones y el terror contra Cuba de parte de los Estados Unidos son actividades criminales y toda la diplomacia mundial se opone. El último voto en las Naciones Unidas creo fue de 180 a 3; Estados Unidos, Israel y una isla del Pacífico, creo que Micronesia, lo que quiere decir que en realidad es sólo los Estados Unidos. Israel tiene que seguirle el juego a Estados Unidos, aunque de hecho viola las sanciones, por lo tanto es sólo Estados Unidos.
La opinión pública estadounidense ha favorecido firmemente el levantamiento de las sanciones por décadas, pero esto no ha tenido efecto en la política exterior, y éste no es el único caso. Hay un divorcio entre la opinión pública y las políticas de los Estados Unidos; no es una democracia que funcione, contrario a la propaganda. A menos que la opinión pública se organice y se active, no importa lo que la gente piense. Se ha organizado en torno a otros temas, pero éste no ha sido el caso con relación a Cuba, por esta razón las políticas del gobierno han seguido su propio curso.
Lo mismo es cierto referente al apoyo a las agresiones, atrocidades y expansión de Israel. Mientras el gobierno de Estados Unidos los apoye, se requerirá de poderosas fuerzas externas para que estas políticas se modifiquen. Cualquier acción que se tome tiene su importancia, así que si es Venezuela tiene importancia, si es Francia no es que tenga más importancia, es cuestión de que el mundo opera a través del poder y no de la justicia. Así son las cosas aunque no estemos de acuerdo.
Política exterior de EE.UU. respecto a Venezuela, Rusia e Irán
MV: Profesor, la ex Secretaria de Estado, Condoleezza Rice dijo una vez que la Administración de Chávez era una fuerza peligrosa y maligna en América Latina. El Presidente Barack Obama se ha referido al Presidente Chávez como una fuerza que ha interrumpido el progreso de la región. También ha mencionado que Chávez ha apoyado actividades terroristas. Pareciera que hay poca diferencia entre lo que se ha dicho durante la Administración Bush y la que aparentemente será la posición de Obama con respecto a Venezuela. ¿Cómo ve usted esto? ¿Piensa usted que esto puede ser falta de información de la nueva administración o una continuación de las mismas políticas?
Chomsky: Es una continuación de las mismas políticas. De hecho, volviendo a Condolezza Rice, raramente estoy de acuerdo con ella pero en algunas cosas sí lo estoy. Recientemente ella escribió un artículo en el cual predijo que la política exterior de la Administración de Obama sería como la segunda Administración Bush.
Las dos Administraciones Bush tuvieron algunas diferencias; la primera fue mucho más violenta, agresiva, arrogante en mostrarle su puño al mundo, y nos condujo a desastre tras desastre, y a una opinión en declive acerca de Estados Unidos. En el presente Estados Unidos son más detestados en el mundo que nunca, esto es perjudicial para intereses que son cruciales.
Esta sociedad está básicamente dirigida por las empresas. Formalmente es una democracia, pero en realidad es una sociedad dirigida por las empresas y sus negocios, y sus intereses se ven afectados por estos acontecimientos. Así que hubo presión para que hubiera un cambio en la Administración Bush. De hecho, algunos de las figuras más destructivas, brutales y antidemocráticas fueron removidas; Wolfowitz, Rumsfeld, y otros. Se quedó Cheney como asistente de Bush y quien, básicamente, era la administración. Así que las políticas cambiaron y se movieron más hacia el centro.
No hay indicación alguna de que Obama va a cambiar estas políticas. De hecho en algunas instancias él ha tomado una posición más agresiva, como con Afganistán y Pakistán. Obama es una persona inteligente y estoy seguro de que lo que él dice ha sido preparado cuidadosamente por él y sus asesores, y expresa lo que él quiere. Pero en todas sus declaraciones ha sido deliberadamente impreciso.
La campaña electoral de Obama ganó un premio de la industria publicitaria por la mejor campaña de mercadeo de 2008. Le ganó a las computadoras Apple. Los altos ejecutivos de la industria fueron muy efusivos, literalmente dijeron que habían comercializado candidatos de la misma forma como se comercializa la mercancía por 30 años, desde los tiempos de Reagan, pero éste ha sido el más alto logro que hayan tenido. Esto tendrá gran efecto sobre los Directores Ejecutivos, la cultura corporativa adoptará este modelo para comercializar otras cosas. Esta campaña electoral fue una campaña de mercadeo.
Ellos están bien claros en que tienen que aludir (Nota: ¿eludir?) ciertos asuntos, y se concentran sólo en consignas vacías que sirven para levantar el ánimo, lo que la prensa llama “sorving rhetoric”, como por ejemplo: "esperanza", "cambio", "cambio en el que puedes creer". Pero, si la gente cuestiona qué medidas tomará, tendrán que esforzarse bastante para poder entenderlas. A lo mejor se pueda encontrar algo en su página web. Pero estos no eran los temas de la campaña, y fue exitosa como campaña de mercadeo. De hecho, ya hay estudios que lo demuestran, y a la industria les encantó.
Se habla mucho del apoyo masivo de pequeños contribuyentes, pero en realidad fue mínimo. El apoyo económico fue en su mayoría dado por industrias financieras, bufetes de abogados que también son lobistas, y sus políticas por supuesto reflejarán esto. Ya se puede ver por su selección de funcionarios y gabinete de asesores. Es básicamente una administración de demócratas de centro, con la cual la gente está familiarizada, y que no se diferencia tanto del segundo periodo de Bush. Sólo se diferenciará en algunos asuntos.
Se reducirán el número de violaciones más extremas a la ley y a la constitución, llevadas a cabo por la Administración Cheney-Bush; como las torturas en Guantánamo o la vigilancia ilegal, pero prácticamente cualquiera de los candidatos, incluso McCain, hubiese hecho lo mismo.
Esta administración será menos confrontacional con el resto del mundo, pero va a seguir las mismas políticas. Esto se puede notar con los recientes ataques a Gaza. La campaña en Gaza fue un ejemplo asombroso. Fue planeada muy cuidadosamente con meses de anticipación, y la prensa israelí lo dice abiertamente. Fue meticulosa y claramente planeada para que concluyese justamente antes de la inauguración presidencial, concluyó un día antes de la toma de posesión.
Esto no es ninguna casualidad, ya que le hizo posible a Obama aparentar que él no podía decir nada al respecto. Mientras ocurrían las atrocidades dijo, "Sólo hay un Presidente, por lo tanto no puedo decir nada al respecto". Por supuesto que él opinaba sobre todo lo demás, y no le impidió que hablase sobre la "ideología de odio" detrás de los ataques terroristas en Mumbay. Él sí podía opinar sobre esto, pero no podía hablar de lo otro porque, "sólo hay un Presidente".
La prensa y los electores se tragaron este pretexto, pero los ataques en Gaza tenían que terminar antes de que tomara posesión. Pero, ya es el Presidente, ¿Entonces qué dice ahora? De hecho, su primera declaración sobre política exterior fue referente a Israel y Palestina, en conexión con el nombramiento de George Mitchell como mediador.
Mencionó también algo acerca de la paz entre Israel y Palestina, sobre una propuesta sustanciosa, lo cual fue muy cuidadosamente elaborado. Dijo que había una propuesta importante la cual él aplaude, a saber, la Iniciativa de la Liga Árabe, la cual se trata de la normalización de las relaciones con Israel, para lo cual los Estados árabes deben de esforzarse. Pero él sabe perfectamente bien que esto no es lo que la Liga Árabe propone. La Liga Árabe propone el asentamiento de los dos Estados (israelí y palestino) con sus fronteras internacionales, de acuerdo con el consenso internacional; posición que los Estados Unidos han bloqueado por más de 30 años. Es en este contexto que se encaminarían hacia el establecimiento de la normalización de relaciones con Israel.
El que Obama omite el componente esencial de la propuesta no es accidental. Él sabe lo que está haciendo, no es tonto. Lo que quiere decir es que continuarán haciendo lo que sea, incluyendo continuar bloqueando el consenso internacional con respecto a una resolución política, pero queremos que normalicen las relaciones con los estados árabes que son nuestros clientes. (Nota: ¿hay problema de traducción…?)
Debe de haber requerido de una tremenda disciplina para que la prensa y los intelectuales fingieran no haberse dado cuenta de esto. Lo que pasa es que esto es perfecta obediencia. Simplemente le siguen los pasos a su amo, como los pasos de ganso. Lo mismo pasa cuando lo entrevistan, repiten que él es muy comunicativo y que está lleno de esperanza.
La declaración sobre política exterior que le siguió fue un discurso del Vicepresidente, Joe Biden, quien también fue elogiado por ser muy comunicativo, y por quererle extender la mano de la amistad a Irán y Rusia. Biden no es tan arrogante como John Bolton, que los mandó a hundirse en el lago más cercano; más bien es muy amable y utiliza palabras simpáticas; como que seamos todos buenos amigos, y demás.
Pero fijémonos en el contenido. Con respecto a Rusia dijo que continuarían colocando sistemas de misiles de defensa cerca de sus fronteras. El Sabe muy bien que Rusia considera esto como un potencial ataque a sus capacidades nucleares de disuasión. Es por esto que Rusia se opone. No tiene nada que ver con Irán.
EEUU argumenta que es para impedir que Irán dispare misiles, que Irán no tiene, y armas nucleares que tampoco tienen. Pero cualquier persona con la cabeza bien puesta sabe que aún si Irán tuviese misiles y armas nucleares no atacarían a Europa a menos que quisieran ser evaporizados instantáneamente, y no hay ninguna razón para pensar que Irán quiera esto.
Entonces, creo esto es un gran fraude. Si de verdad estuviesen preocupados por una amenaza iraní, la cual no existe, hubiesen colocado el sistema de defensa de misiles en el Sur, en un lugar como Azerbaiyán, tal como se lo propuso Rusia. Pero no les interesa. Lo que en verdad quieren es amenazar la fuerza disuasiva nuclear rusa.
Los analistas estratégicos norteamericanos están consientes de esto. Puede ser leído en las publicaciones más importantes. (Las bases de misiles) en estos momentos no inducen a reacciones inmediatas (de los rusos) que no funcionarían, pero puede servir de base para Rusia reaccionar, además es una provocación para Rusia.
Biden insistió en hablar con voz baja en vez de ser arrogante para decir que vamos a continuar con estas políticas. Han continuado merodeando los territorios rusos en Europa.
¿Y sobre Irán qué? Dijo que podemos tener conversaciones si ellos abandonan sus programas nucleares ilícitos. ¿Cuáles son estos "programas nucleares ilícitos"? Irán es uno de los signatarios del Tratado de No Proliferación. Está en todo su derecho de llevar a cabo programas nucleares y de desarrollar energía nuclear.
La gran mayoría de países del mundo están de acuerdo con esto, pero son miembros de los Países no Alineados, así que no “existen”. Todo lo que se lee en Occidente es que Irán está desafiando a la comunidad internacional. La "comunidad internacional", quiere decir todo aquel que tenga suficiente armas para dar golpes en la cabeza a los demás.
Si la mayoría de los países del mundo no están de acuerdo con la “comunidad internacional” no importa porque no existen. ¿Y qué opinan los estadounidenses? Una gran mayoría considera que Irán tiene el derecho a desarrollar energía nuclear. Pero, como al igual que los países no alineados, los ciudadanos estadounidenses tampoco son parte de la comunidad internacional.
Así que cuando uno lee artículos del New York Times, o la prensa británica sobre desafíos a la comunidad internacional, ellos en realidad se refieren al gobierno de EEUU.
¿Cuáles son estos programas ilícitos? ¿Son programas de armas? Quizás, pero la inteligencia estadounidense no lo cree. Hace sólo un año la inteligencia nacional declaró que se sentían confiados de que Irán no ha continuado su programa de armas desde hace cinco años. Al gobierno no le cayó bien esto, así que desapareció los pasos de ganso que había dejado la prensa tras investigar este asunto. Así lo desaparecieron de los medios. Los comentadores intelectuales no tocan el tema.
Entonces ahora, por órdenes del gobierno, sí es un hecho que Irán está desarrollando armas nucleares. Y si lo están haciendo, francamente no me sorprendería. De hecho, lo que sería sorprendente es que no lo estén haciendo, aunque sea sólo como fuerza disuasiva. Están completamente rodeados de países que poseen armas nucleares, están los Estados Unidos que le ganan en gasto militar al resto del mundo combinado, y el cual es un Estado muy violento; acaba de invadir dos países. Sería sorpresivo que no desarrollasen disuasivos nucleares. De hecho, hace un par de años, uno de los más destacados historiadores militares de Israel, Martin van Crevel, escribió un artículo en el International Herald Tribune en el que dijo que, no es que él quiera que Irán tenga armas nucleares, pero que si no las están desarrollando están locos, especialmente después de la invasión a Irak.
Así que puede ser que tengan armas, puede que la inteligencia estadounidense esté equivocada, pero nada le da a Biden el derecho, en lo absoluto, de hablar de "programas nucleares ilícitos", el no tiene evidencia de que estos programas existan, el problema es que los Estados Unidos no les da la gana de que se desarrollen. Y su programa nuclear es precisamente el tema que está en discusión desde el punto de vista de los Estados Unidos. Hay otros asuntos con respecto a Irán, pero este es el punto de discusión por parte de los Estados Unidos. Irán tiene otros problemas, pero no es parte del mundo tampoco, no posee las suficientes armas para ser parte del mundo. Así que desde el punto de vista estadounidense y europeo el único asunto que les importa es el de las armas nucleares y lo que llaman "apoyo al terrorismo". Apoyar al terrorismo quiere decir apoyar la resistencia a los actos criminales de Estados Unidos e Israel, esto para ellos es terrorismo.
Estos son los temas que deberían ser discutidos en la negociación. Decir que sólo negociarán bajo sus condiciones, es decir que en realidad no les interesa llegar a una negociación. Éste fue el contenido del discurso de Biden. Fue dicho de forma amable, con un tono amistoso, con palabras agradables, por esto es descrito como muy comunicativo. Desde el punto de vista de las élites estadounidenses y europeas, este paso es bastante positivo, ya que les encantaría apoyar la violencia y agresiones. Lo consideran útil. Pero si lo hace alguien como Cheney o Boulton, no pueden seguirles el juego porque su estilo es muy ofensivo e intolerable, pero sí les gustaría que alguien como Obama lo haga ya que el habla de una forma amable, fue a la escuela de leyes, es negro, así que pueden fingir que no son racistas, aunque sean más racistas que los estadounidenses, de modo que para ellos él sí es agradable.
Pero fíjate en el contenido, Condoleezza Rice está, más o menos, correcta en su apreciación. Nada indica lo contrario.
Posada Carriles y Guantánamo
MV: Profesor, una de las demandas que hizo el gobierno venezolano para mejorar las relaciones con el gobierno de Estados Unidos fue la extradición del conocido terrorista Posada Carriles. También solicitó la extradición de dos ex militares responsables de las bombas a sedes diplomáticas en Caracas. ¿Piensa usted que el gobierno estadounidense podría entregar a estos terroristas al gobierno venezolano?, después de todo van a cerrar la base de Guantánamo, y este gesto sería una señal de respeto por los derechos humanos.
Chomsky: Cerrarán Guantánamo porque no era útil para ningún propósito y se había convertido en una gran vergüenza para los Estados Unidos, tanto a nivel internacional como también a nivel nacional. Además, se había producido una inmensa cantidad de literatura escrita por profesionales jurídicos y de otras profesiones, condenando Guantánamo.
Era mentira que había que conseguir evidencia de la tortura en Guantánamo. Las discusiones en este sentido eran muy elaboradas. No es necesario tener evidencia. El simple hecho de que Guantánamo exista le dice a cualquier persona racional que Guantánamo es una celda de tortura, si no, por qué no se construyó en el Estado de Nueva York. Dijeron que era riesgoso permitirles a personas tan peligrosas estar en Nueva York. Pero no es peligroso. Si piensan que es peligroso por qué no ponerlos en una cárcel de máxima seguridad. De hecho, las cárceles de máxima seguridad en EEUU no son tan diferentes a las de Guantánamo. Ahí también torturan a los detenidos.
Guantánamo fue abierto en suelo extranjero para aparentar que está fuera de la jurisdicción de ley doméstica y la ley internacional. No hay ninguna otra razón para haberlo hecho así.
Este hecho nos dice que efectivamente es una celda de tortura. Por supuesto que la evidencia ha salido a relucir nos cuenta que esto es así. Esta cárcel no tiene ningún sentido para propósitos prácticos, y, al igual que Abu Ghraib, es un gran bochorno para Estados Unidos. De modo que la clausuramos para no sentirnos avergonzados. Pero este no es un paso hacia ninguna parte.
Referente a los terroristas, Orlando Bosch es el principal, Posada Carriles es el otro, y hay unos cuantos más. Estados Unidos los ha protegido desde hace años. Hay algo llamado la Doctrina Bush, la cual es considerada como el principio de facto de la ley internacional por profesores destacados de la Universidad de Harvard.
La Doctrina Bush dice que un país que cosecha terroristas es tan culpable como los mismos terroristas. Por tanto se les debe tratar como tal. Esto significa que Bush está llamando a bombardear a los Estados Unidos. Debería ser llevado a juicio por traición, ya que está llamando a bombardear a Estados Unidos de forma explícita. No hay duda de que estas personas son terroristas. En el caso de Orlando Bosch, ya han pasado 20 años.
El Departamento de Justicia y el FBI lo acusaron de unos 30 actos terroristas. Lo querían deportar por considerarlo una amenaza para la seguridad de los Estados Unidos. George Bush I le otorgó el perdón presidencial. Ahora camina felizmente por Miami, y recientemente se le sumó Posada. Entonces, si es cierto que la Doctrina Bush es un principio de facto de la ley internacional, los atentados del 11 de septiembre serían legítimos.
Pero ellos no son los únicos, Emmanuel Constant, uno de los principales asesinos en Haití bajo los escuadrones de la muerte, y quien de hecho fue respaldado por Clinton, aunque no se atreva a decirlo. Vive tranquilamente en Nueva York desde hace años. Haití trató de extraditarlo, pero Estados Unidos no se molestó en responder. ¿Por qué molestarse en responderle a Haití? Constant es responsable del asesinato de unas 4,000 personas, algo bastante serio. Era la cabeza de una organización terrorista en Haití. Fue recientemente apresado por una infracción menor. De hecho, Posada fue juzgado sólo por haber violado las leyes migratorias, no por haber puesto una bomba en el avión de Cubana de Aviación.
No veo ninguna indicación de que las cosas vayan a cambiar. Casi no existe presión a nivel público porque casi nadie maneja esta información, al menos que realmente estés involucrado en estos asuntos. Si se llevara a cabo una encuesta sobre este tema en Estados Unidos, prácticamente nadie tendría ningún conocimiento sobre este tema.
(Continúa)

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