L’info brute (extraits de Nouvelobs.com du 24 juillet 2009)
Alain Refalo se voit retirer 7.000 euros de son salaire pour avoir refusé d'organiser les heures d'aide personnalisée pour les élèves en difficulté.
L'Inspecteur d'académie de la Haute-Garonne Michel Baglan a sanctionné Alain Refalo, en abaissant d'un échelon pendant quatre ans le salaire de ce professeur des écoles de Colomiers, près de Toulouse, a-t-appris vendredi 24 juillet de son comité de soutien.
Dans une lettre de trois pages reçue par l'AFP, Alain Refalo explique que "cette action de désobéissance pédagogique qui s'est essentiellement cristallisée sur le dispositif de l'aide personnalisée, a permis à des milliers d'enseignants du primaire d'en montrer toute la perversité et l'inefficacité tout en ayant une attitude responsable vis-à-vis des élèves en difficulté". Selon le professeur, "les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d'incitation à la désobéissance collective, une première dans l'Education Nationale, témoignent d'une volonté de bâillonner les enseignants".
Appel "à une insurrection des consciences"
"A titre personnel je ne regrette rien et surtout ne me sens coupable de rien", estime-t-il. "Collectivement, nous pouvons être fiers d'avoir impulsé un mouvement qui porte l'exigence d'une révolte éthique et professionnelle conjuguée à un esprit de responsabilité et d'honnêteté que personne, aucun pouvoir, ne pourra briser", écrit encore le professeur.
Alain Refalo "appelle à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l'école de la République aujourd'hui menacée", et "les syndicats d'enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates".
L'Inspecteur d'académie de la Haute-Garonne Michel Baglan a sanctionné Alain Refalo, en abaissant d'un échelon pendant quatre ans le salaire de ce professeur des écoles de Colomiers, près de Toulouse, a-t-appris vendredi 24 juillet de son comité de soutien.
Dans une lettre de trois pages reçue par l'AFP, Alain Refalo explique que "cette action de désobéissance pédagogique qui s'est essentiellement cristallisée sur le dispositif de l'aide personnalisée, a permis à des milliers d'enseignants du primaire d'en montrer toute la perversité et l'inefficacité tout en ayant une attitude responsable vis-à-vis des élèves en difficulté". Selon le professeur, "les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d'incitation à la désobéissance collective, une première dans l'Education Nationale, témoignent d'une volonté de bâillonner les enseignants".
Appel "à une insurrection des consciences"
"A titre personnel je ne regrette rien et surtout ne me sens coupable de rien", estime-t-il. "Collectivement, nous pouvons être fiers d'avoir impulsé un mouvement qui porte l'exigence d'une révolte éthique et professionnelle conjuguée à un esprit de responsabilité et d'honnêteté que personne, aucun pouvoir, ne pourra briser", écrit encore le professeur.
Alain Refalo "appelle à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l'école de la République aujourd'hui menacée", et "les syndicats d'enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates".
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par Jean Dornac
Je suppose, qu’en haut-lieu, on est très satisfait ! L’ego ministériel et académique sont vengés. La loi imposée par une poignée de parlementaires va pouvoir faire son œuvre dans toute sa dimension destructrice.
Triste pays où l’on ruine un professeur d’école, reconnu compétant et sérieux pour ne laisser la parole qu’à cette clique du pouvoir qui veut tout livrer au privé, tout transformer en marchandise, école et santé incluses.
Lamentable pouvoir qui ne représente que lui-même et quelques exaltés du capitalisme le plus sauvage, le plus déjanté, ce capitalisme qui vient de ruiner nombre de pays et des millions, pour ne pas dire des milliards d’humains ;
Lamentable pouvoir qui aide de façon scandaleuse les banques, principales responsables de la crise mondiale actuelle, ces banques qui, déjà, aux USA, reprennent leurs dérives grâce aux impôts des citoyens ;
Lamentable pouvoir à la parole « sucrée », mais qui a la volonté et les moyens de briser tout citoyen qui ne « marche pas droit », qui n’est pas « droit dans ses bottes » à l’image des militaires tellement adorés ;
Lamentable pouvoir qui sanctionne durement Alain Refalo, mais qui trouve toutes les excuses pour blanchir, le plus possible, un corps d’armée qui a mis le feu aux portes de Marseille ;
Lamentable pouvoir qui se pavane à toute heure à la télévision jusqu’à nous donner la nausée, ce lourd malaise causé par le néant de ses idées ;
Lamentable pouvoir qui ne cesse d’imaginer et d’imposer de nouvelles lois pour accroître sa pérennité par des découpages électoraux scandaleux et, sans doute, très prochainement, en changeant les règles des élections par des votes majoritaires à un seul tour ;
Lamentable pouvoir qui, tant est grand le vide de sa pensée, veut à tout prix, à n’importe quel prix, imposer en France le système anglo-saxon le plus rétrograde et ancien, en nous présentant cela comme des idées neuves, des réformes que nous aurions voulues et choisies ;
Lamentable pouvoir qui se moque, sans cesse et à tout propos, de tout le peuple !
Ce pays est-il donc tombé si bas qu’il ne mérite que « ça » comme dirigeants ? Quand donc se réveillera-t-il ?
Triste pays où l’on ruine un professeur d’école, reconnu compétant et sérieux pour ne laisser la parole qu’à cette clique du pouvoir qui veut tout livrer au privé, tout transformer en marchandise, école et santé incluses.
Lamentable pouvoir qui ne représente que lui-même et quelques exaltés du capitalisme le plus sauvage, le plus déjanté, ce capitalisme qui vient de ruiner nombre de pays et des millions, pour ne pas dire des milliards d’humains ;
Lamentable pouvoir qui aide de façon scandaleuse les banques, principales responsables de la crise mondiale actuelle, ces banques qui, déjà, aux USA, reprennent leurs dérives grâce aux impôts des citoyens ;
Lamentable pouvoir à la parole « sucrée », mais qui a la volonté et les moyens de briser tout citoyen qui ne « marche pas droit », qui n’est pas « droit dans ses bottes » à l’image des militaires tellement adorés ;
Lamentable pouvoir qui sanctionne durement Alain Refalo, mais qui trouve toutes les excuses pour blanchir, le plus possible, un corps d’armée qui a mis le feu aux portes de Marseille ;
Lamentable pouvoir qui se pavane à toute heure à la télévision jusqu’à nous donner la nausée, ce lourd malaise causé par le néant de ses idées ;
Lamentable pouvoir qui ne cesse d’imaginer et d’imposer de nouvelles lois pour accroître sa pérennité par des découpages électoraux scandaleux et, sans doute, très prochainement, en changeant les règles des élections par des votes majoritaires à un seul tour ;
Lamentable pouvoir qui, tant est grand le vide de sa pensée, veut à tout prix, à n’importe quel prix, imposer en France le système anglo-saxon le plus rétrograde et ancien, en nous présentant cela comme des idées neuves, des réformes que nous aurions voulues et choisies ;
Lamentable pouvoir qui se moque, sans cesse et à tout propos, de tout le peuple !
Ce pays est-il donc tombé si bas qu’il ne mérite que « ça » comme dirigeants ? Quand donc se réveillera-t-il ?

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