J’ai la grande joie, aujourd’hui, de vous présenter un nouveau poète, l’un de mes nouveaux compagnons du groupe « Poésies en Amitiés » où j’ai été récemment accueilli. Alain m’a également fait la joie de m’accueillir sur son site http://histoiresdemots.free.fr/menu.htm
J’espère que vous ferez honneur à sa poésie, elle est très belle. C’est un plaisir de l’âme, une caresse au cœur.
Jean Dornac
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par Alain Springer
Aller vers toi
Jusqu’au-delà des mers j’irai te rechercher
Je tisserai avec des mots si fins des toiles
Et j’en ferai de si légères voiles
Je m’appliquerai tant et tant à l’ouvrage
Qu’elles ne craindront le vent ni les orages
Avec le nom des arbres je formerai des planches
Elles seront galbées, fines comme tes hanches
Elles sentiront bon sous la pluie de copeaux
Et elles n’auront peur ni des mers, ni des flots
Avec des mots d’amour je creuserai des rames
Elles feront aller mon esquif sur les lames
Il filera tel un exocet qui ne sait plus s’il vole ou nage
Et laissera sur l’eau la trace d’un nuage
Avec des mots de tendresse infinie je filerai vers toi
Je glisserai sur l’onde à l’estuaire de tes bras
Jusqu’à la crique douce où déjà tu m’attends
Où je ne craindrai plus la peur, ni les méchants
Avec des mots de soie j’entrerai dans ton port
Je formerai de toi l’escale de mon corps
Au douillet de ton ventre, au sein de tes entrailles
Et là j’épancherai la soif qui me tenaille
Je glisserai sur l’eau, comme un fétu de paille
Et porté par les vents autant que par les flots
J’irai dans tes eaux calmes et folles à la fois
Me reposer enfin d’un voyage de Roi
J’irai dans ton mouillage au clapotis de l’eau
Poserai mon bagage, brûlerai mon bateau
Ensemble il nous faudra alors, soir après soir
Inventer une suite et la fin de l’histoire.
Alain Springer© 2005
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Courte biographie d’Alain Springer
Je suis né à La Rochelle. Mon père, alsacien, Albert Springer, revenu quelques temps plus tôt du camp de "Buchenwald" où il avait été prisonnier des nazis durant trois ans, avait été nommé - grâce à sa connaissance de la langue - gardien chef du camp de prisonniers de guerre dans lequel les soldats de la Wehrmacht, pris dans la poche de la Rochelle, étaient détenus. Il va sans dire, dans des conditions d'humanité sans commune mesure avec la barbarie des camps nazis.
J'ai grandi dans la Saintonge, loin des racines paternelles dont j'ai retrouvé la trace au Pays de Galle, d'où ils étaient venus après un échec dans "la Nouvelle France" au climat trop rude pour eux, s'installer dans les verdoyants Ballons d'Alsace à Niederroedern entre-autres...
Ma mère, née à Marennes, mais dont les racines paternelles étaient fortement encrée dans le Gers de ses aïeux, m’a donné le jour le premier septembre 1946, assistée (en langage obstétricien on dit délivrée, mais je n'ai pas voulu utiliser ce terme compte tenu des circonstances... :-) par un soldat allemand en captivité qui était médecin avant que le nazisme ne ravage son pays et le monde.
Jeune adolescent je me cachais dans des recoins pour écrire de désuets petits poèmes qui n’ont pas survécus à ma puberté… Il m’a fallu attendre bien des années, et une rencontre virtuelle via Internet, avec une poète hors du commun, pour que ma muse se réveille.
Depuis, grâce à l’impulsion que m’a donnée cette amie, j’ai commis quelques poèmes dont parfois mes amis me disent qu’ils les trouvent beaux. Mais, ce sont des amis… Je vous laisse juges...
J’espère que vous aimerez mes écrits et si c’est le cas n’hésitez pas à m’envoyer un petit mot pour me le dire.
Je ne suis pas cabot (bien que portant le nom d’une race de chiens) mais ça fait toujours plaisir de se sentir apprécié



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