Olivier Bonnet
Précisons d’emblée, afin d’évacuer cette dimension personnelle, que nous n’aimons pas beaucoup que des femmes portent sur la tête un foulard pour cacher leurs cheveux lorsqu’elles le font par allégeance à leur religion*, puisque nous sommes par principe hostile au phénomène religieux, de quelque culte qu’il s’agisse. Cela étant, après tout, ça les regarde, et d’autres femmes portent par ailleurs sur la tête un fichu, les sikhs un turban et certaines Bretonnes des coiffes drôlatiques. Et il y a quantité de choses que nous n’aimons pas beaucoup en matière vestimentaire : par exemple cette façon de s’accoutrer, ultra vulgaire, de celles que l’on nomme du côté de notre contrée d’adoption les "cagoles", composantes du folklore local aussi sûrement que les pare-soleil des voitures siglés Allez l’OM. Comme nous trouvons grotesque de porter un survêtement autrement que pour faire du sport - ou en guise de pyjama. Quoi qu’il en soit, tout cela est affaire de choix personnels et il ne viendrait à personne l’idée de dicter aux gens leur façon de s’habiller. Ce préambule expédié, venons-en à la tempête qui accompagne l’annonce de la candidature, en quatrième position sur le liste du NPA pour les régionales en Vaucluse, de Ilham Moussaïd.
Pour cette jeune étudiante avignonnaise, qui parle avec l’accent chantant du midi, le port du foulard est un choix individuel, assumé, et très loin d’une manifestation d’intégrisme puisqu’il ne l’empêche pas de prôner la laïcité, bien que croyante. Et le féminisme - que ceux qui voient dans ce fichu foulard une oppression de la femme méditent sur cette volonté ethnocentriste de faire le bonheur des gens malgré eux. Ilham est surtout anticapitaliste. Elle a été désignée par la section de Vaucluse, au sein de laquelle elle milite et exerce des responsabilités (membre du Comité populaire et trésorière départementale), ce qui lui confère une pleine légitimité. C’est pourtant une hystérie démentielle qui accueille sa candidature. Passons rapidement sur les réactions estampillées de gauche, le pire venant - naturellement ! - de la droite. Mais tout de même. Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, déclare ainsi : "c’est une annonce d’une religion qui doit rester du domaine privé et qui ne doit pas rentrer dans le champ de la République. Je pense que la religion est du domaine privé et que tout ce qui peut entraîner du prosélytisme dans la République me paraît contestable. Quand on est élu, on est l’élu de l’ensemble du peuple". Elle rejoint la position de Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche : "Quelqu’un qui participe à une élection doit représenter tout le monde et pas seulement ceux dont il partage les convictions religieuses". Ça se discute : ne peut-on admettre que le port du foulard soit aussi, ici et maintenant, culturel ? Que l’émancipation des musulmanes à foulard passe davantage, plutôt que de les exclure de la politique, par leur participation à la vie de la cité, ici symbolisée par cette candidature ? Nous ne tranchons pas cette question, fort complexe. Mais là où Aubry profère une grosse bêtise, c’est lorsqu’elle affirme qu’elle "n’aurait pas accepté que sur les listes socialistes, il puisse y avoir une femme voilée". Nous la renvoyons gentiment à la mairie d’Echirolles, qui mêle des élus socialistes, verts et communistes et, parmi eux, Besma Mechta, et à celle de Creil, conduite par le Conseiller général socialiste de l’Oise, avec Maïmouna M’Baye (photo de droite). On ne parle pas là de candidates, comme pour Ilham sur laquelle tombe toute la classe politique, mais d’élues. On ne sache pas que leur place au sein des équipes municipales de leur ville ait suscité pareil scandale, illustration s’il en fallait une du côté artificiel et putassier de ce débat. Pour en finir avec Aubry, elle s’enfonce lorsqu’elle précise : "le signe de la République, c’est de montrer son visage". La militante avignonnaise le cache-t-elle ? Il ne faut pas confondre foulard, voile (qui ne laisse voir que les yeux) et burqa (qui cache tout). Mais comptons sur la majorité présidentielle, fervente d’identité nationale et de stigmatisation des musulmans, pour dépasser en la matière les bornes de façon particulièrement indigne.
Ecoutons donc Jean-François Copé, président le groupe des parlementaires UMP, en vidéo sur le site de L’Obs : "Je trouve que c’est une provocation absolument scandaleuse. Je sais que l’extrême gauche est coutumière du fait..." Rappelons au passage que Copé est l’homme qui traitait, dans ses réunions électorales, les militants de gauche de "cloportes" ! Mais revenons à sa diatribe : "... mais je trouve ça absolument scandaleux d’instrumentaliser un sujet comme celui du voile intégral, de la burqa, et d’en faire une provocation à un moment où nous sommes, d’ailleurs au-delà des clivages politiques traditionnels, des millions de Français à être profondément choqués parce que c’est une atteinte à la dignité des femmes, c’est une menace pour la sécurité, et qu’on puisse mettre cela en exergue dans une liste, je trouve ça absolument scandaleux. S’il y avait encore une raison supplémentaire de mesurer que les extrémistes testent la République à travers cette affaire de burqa, on en a un exemple. Et c’est vrai que, pour moi, cela renforce encore l’idée qu’il faut une loi d’interdiction sur l’ensemble de l’espace public, je n’ai pas de doute là-dessus." Les bras nous en tombent. Où est-il question de burqa, à part dans le fantasme démago-populo-raciste de Copé ? Quel est le point commun entre un voile intégral ne laissant pas même voir les yeux, cachés derrière une sorte de grillage de tissus, et le foulard blanc porté sur la tête par la candidate NPA, qui ne cache rien de son visage ? Comment est-ce possible de répondre à côté à ce point-là ? Pour mieux conclure qu’il est nécessaire de légiférer contre la burqa... Mais ça n’a rien à voir abruti ! En parlant de crétin, Bernard-Henri Lévy, qui vient encore une fois de se couvrir de ridicule en citant un philosophe qui n’existe pas, commet la même "erreur" qu’Aubry et Copé, en plus grandiloquent : "Sans doute plus important encore : Olivier Besancenot demandant à une femme voilée de porter les couleurs de son parti, aux prochaines élections régionales, en Provence Alpes Côte d’Azur, écrit-il. Cette décision est odieuse à trois titres. Parce qu’elle contrevient aux principes de laïcité qui, quelque avis que l’on ait sur le principe de la loi sur la Burqa qui agite l’opinion depuis quelques semaines, prescrit qu’il y a un espace au moins, celui où s’exprime et, plus encore, où s’élabore, se façonne, s’exprime, la citoyenneté où ce type de « signe » n’a certainement pas sa place. Parce qu’elle est une gifle, ensuite, à toutes les femmes qui croyaient avoir compris qu’elles étaient désormais, en tout cas en France, les égales absolues des hommes et que leur visage était donc un visage, un vrai visage, pas un objet de scandale, pas un désordre qu’il faudrait maîtriser, pas un outrage que l’on ne saurait voir et qu’il conviendrait de dissimuler, pas une impureté. Et puis elle est odieuse, enfin, parce qu’elle est un outrage, pour le coup, à toutes les femmes qui, hors de France et, en particulier, dans les pays à majorité musulmane, luttent à visage découvert contre une prescription dont elles savent bien, elles, qu’elle n’est pas religieuse mais politique, de part en part politique et complice, en l’espèce, des plus effroyables tyrannies – comment concilier le souci du monde, voire la solidarité avec les femmes qui, en ce moment même, défilent dans les rues de Téhéran, si l’on consent, ici, à cautionner et même à promouvoir les emblèmes de la politique contre laquelle elles se révoltent ?" Hé, BHL, atterris : Ilham Moussaïd ne porte pas la burqa, elle ne cache pas son visage, bon sang !
Et que dire de l’intervention, sur la même page de L’Obs, de la secrétaire d’Etat à la Ville, Fadela "par ici la bonne soupe" Amara ? "Je me dis que, peut-être, ce qu’on avait dénoncé à une certaine époque, cette forme d’alliance rouge-brun, de l’extrême droite et de partis extrémixes, si je puis me permette (en fadelamarien dans le texte), au nom justement de la lutte contre l’impérialisme américain, eh ben on asseoit, tout simplement, l’oppression des femmes." Du très grand n’importe quoi ! Que viennent faire l’impérialisme américain et l’extrême droite dans ce discours confus ? Rouge-brun ? On voit bien qui est rouge, c’est le NPA, mais qui joue alors le rôle du brun ? Ilham Moussaïd sera ravie d’apprendre qu’elle est en réalité d’extrême droite ! Sans compter qu’en matière de port du voile, on peut trouver de plus ardents promoteurs que dans les rangs du FN, nous semble-t-il... A ce degré de connerie stupidité, venant d’un membre du gouvernement et du patron des élus UMP, on a une bonne idée de la médiocrité crasse des dignitaires de la Sarkozie. Remarquez, ce n’est pas nouveau.
Le mot de la fin ? Ce débat complexe mérite beaucoup mieux que ce grossier manichéisme et notre position se trouve résumée avec talent par le camarade CSP, dans son billet répondant à un autre camade, Sébastien Fontenelle : "il est hors de question de se laisser enfermer dans des alternatives binaires et stupides du genre : tu es pour le voile, donc tu es pour les Talibans ; tu es contre le voile, donc tu es islamophobe."
* Selon certains penseurs musulmans dits libéraux, porter voile ou foulard ne serait pas une prescription du Coran. Ajoutons que les fondamentalistes juifs sont d’accord avec leurs homologues de l’islam pour proscrire à la femme de montrer ses cheveux, interdit contourné dans les milieux aisés, sublime hypocrisie, par le port d’une perruque.
http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1343
Précisons d’emblée, afin d’évacuer cette dimension personnelle, que nous n’aimons pas beaucoup que des femmes portent sur la tête un foulard pour cacher leurs cheveux lorsqu’elles le font par allégeance à leur religion*, puisque nous sommes par principe hostile au phénomène religieux, de quelque culte qu’il s’agisse. Cela étant, après tout, ça les regarde, et d’autres femmes portent par ailleurs sur la tête un fichu, les sikhs un turban et certaines Bretonnes des coiffes drôlatiques. Et il y a quantité de choses que nous n’aimons pas beaucoup en matière vestimentaire : par exemple cette façon de s’accoutrer, ultra vulgaire, de celles que l’on nomme du côté de notre contrée d’adoption les "cagoles", composantes du folklore local aussi sûrement que les pare-soleil des voitures siglés Allez l’OM. Comme nous trouvons grotesque de porter un survêtement autrement que pour faire du sport - ou en guise de pyjama. Quoi qu’il en soit, tout cela est affaire de choix personnels et il ne viendrait à personne l’idée de dicter aux gens leur façon de s’habiller. Ce préambule expédié, venons-en à la tempête qui accompagne l’annonce de la candidature, en quatrième position sur le liste du NPA pour les régionales en Vaucluse, de Ilham Moussaïd.
Pour cette jeune étudiante avignonnaise, qui parle avec l’accent chantant du midi, le port du foulard est un choix individuel, assumé, et très loin d’une manifestation d’intégrisme puisqu’il ne l’empêche pas de prôner la laïcité, bien que croyante. Et le féminisme - que ceux qui voient dans ce fichu foulard une oppression de la femme méditent sur cette volonté ethnocentriste de faire le bonheur des gens malgré eux. Ilham est surtout anticapitaliste. Elle a été désignée par la section de Vaucluse, au sein de laquelle elle milite et exerce des responsabilités (membre du Comité populaire et trésorière départementale), ce qui lui confère une pleine légitimité. C’est pourtant une hystérie démentielle qui accueille sa candidature. Passons rapidement sur les réactions estampillées de gauche, le pire venant - naturellement ! - de la droite. Mais tout de même. Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, déclare ainsi : "c’est une annonce d’une religion qui doit rester du domaine privé et qui ne doit pas rentrer dans le champ de la République. Je pense que la religion est du domaine privé et que tout ce qui peut entraîner du prosélytisme dans la République me paraît contestable. Quand on est élu, on est l’élu de l’ensemble du peuple". Elle rejoint la position de Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche : "Quelqu’un qui participe à une élection doit représenter tout le monde et pas seulement ceux dont il partage les convictions religieuses". Ça se discute : ne peut-on admettre que le port du foulard soit aussi, ici et maintenant, culturel ? Que l’émancipation des musulmanes à foulard passe davantage, plutôt que de les exclure de la politique, par leur participation à la vie de la cité, ici symbolisée par cette candidature ? Nous ne tranchons pas cette question, fort complexe. Mais là où Aubry profère une grosse bêtise, c’est lorsqu’elle affirme qu’elle "n’aurait pas accepté que sur les listes socialistes, il puisse y avoir une femme voilée". Nous la renvoyons gentiment à la mairie d’Echirolles, qui mêle des élus socialistes, verts et communistes et, parmi eux, Besma Mechta, et à celle de Creil, conduite par le Conseiller général socialiste de l’Oise, avec Maïmouna M’Baye (photo de droite). On ne parle pas là de candidates, comme pour Ilham sur laquelle tombe toute la classe politique, mais d’élues. On ne sache pas que leur place au sein des équipes municipales de leur ville ait suscité pareil scandale, illustration s’il en fallait une du côté artificiel et putassier de ce débat. Pour en finir avec Aubry, elle s’enfonce lorsqu’elle précise : "le signe de la République, c’est de montrer son visage". La militante avignonnaise le cache-t-elle ? Il ne faut pas confondre foulard, voile (qui ne laisse voir que les yeux) et burqa (qui cache tout). Mais comptons sur la majorité présidentielle, fervente d’identité nationale et de stigmatisation des musulmans, pour dépasser en la matière les bornes de façon particulièrement indigne.
Ecoutons donc Jean-François Copé, président le groupe des parlementaires UMP, en vidéo sur le site de L’Obs : "Je trouve que c’est une provocation absolument scandaleuse. Je sais que l’extrême gauche est coutumière du fait..." Rappelons au passage que Copé est l’homme qui traitait, dans ses réunions électorales, les militants de gauche de "cloportes" ! Mais revenons à sa diatribe : "... mais je trouve ça absolument scandaleux d’instrumentaliser un sujet comme celui du voile intégral, de la burqa, et d’en faire une provocation à un moment où nous sommes, d’ailleurs au-delà des clivages politiques traditionnels, des millions de Français à être profondément choqués parce que c’est une atteinte à la dignité des femmes, c’est une menace pour la sécurité, et qu’on puisse mettre cela en exergue dans une liste, je trouve ça absolument scandaleux. S’il y avait encore une raison supplémentaire de mesurer que les extrémistes testent la République à travers cette affaire de burqa, on en a un exemple. Et c’est vrai que, pour moi, cela renforce encore l’idée qu’il faut une loi d’interdiction sur l’ensemble de l’espace public, je n’ai pas de doute là-dessus." Les bras nous en tombent. Où est-il question de burqa, à part dans le fantasme démago-populo-raciste de Copé ? Quel est le point commun entre un voile intégral ne laissant pas même voir les yeux, cachés derrière une sorte de grillage de tissus, et le foulard blanc porté sur la tête par la candidate NPA, qui ne cache rien de son visage ? Comment est-ce possible de répondre à côté à ce point-là ? Pour mieux conclure qu’il est nécessaire de légiférer contre la burqa... Mais ça n’a rien à voir abruti ! En parlant de crétin, Bernard-Henri Lévy, qui vient encore une fois de se couvrir de ridicule en citant un philosophe qui n’existe pas, commet la même "erreur" qu’Aubry et Copé, en plus grandiloquent : "Sans doute plus important encore : Olivier Besancenot demandant à une femme voilée de porter les couleurs de son parti, aux prochaines élections régionales, en Provence Alpes Côte d’Azur, écrit-il. Cette décision est odieuse à trois titres. Parce qu’elle contrevient aux principes de laïcité qui, quelque avis que l’on ait sur le principe de la loi sur la Burqa qui agite l’opinion depuis quelques semaines, prescrit qu’il y a un espace au moins, celui où s’exprime et, plus encore, où s’élabore, se façonne, s’exprime, la citoyenneté où ce type de « signe » n’a certainement pas sa place. Parce qu’elle est une gifle, ensuite, à toutes les femmes qui croyaient avoir compris qu’elles étaient désormais, en tout cas en France, les égales absolues des hommes et que leur visage était donc un visage, un vrai visage, pas un objet de scandale, pas un désordre qu’il faudrait maîtriser, pas un outrage que l’on ne saurait voir et qu’il conviendrait de dissimuler, pas une impureté. Et puis elle est odieuse, enfin, parce qu’elle est un outrage, pour le coup, à toutes les femmes qui, hors de France et, en particulier, dans les pays à majorité musulmane, luttent à visage découvert contre une prescription dont elles savent bien, elles, qu’elle n’est pas religieuse mais politique, de part en part politique et complice, en l’espèce, des plus effroyables tyrannies – comment concilier le souci du monde, voire la solidarité avec les femmes qui, en ce moment même, défilent dans les rues de Téhéran, si l’on consent, ici, à cautionner et même à promouvoir les emblèmes de la politique contre laquelle elles se révoltent ?" Hé, BHL, atterris : Ilham Moussaïd ne porte pas la burqa, elle ne cache pas son visage, bon sang !
Et que dire de l’intervention, sur la même page de L’Obs, de la secrétaire d’Etat à la Ville, Fadela "par ici la bonne soupe" Amara ? "Je me dis que, peut-être, ce qu’on avait dénoncé à une certaine époque, cette forme d’alliance rouge-brun, de l’extrême droite et de partis extrémixes, si je puis me permette (en fadelamarien dans le texte), au nom justement de la lutte contre l’impérialisme américain, eh ben on asseoit, tout simplement, l’oppression des femmes." Du très grand n’importe quoi ! Que viennent faire l’impérialisme américain et l’extrême droite dans ce discours confus ? Rouge-brun ? On voit bien qui est rouge, c’est le NPA, mais qui joue alors le rôle du brun ? Ilham Moussaïd sera ravie d’apprendre qu’elle est en réalité d’extrême droite ! Sans compter qu’en matière de port du voile, on peut trouver de plus ardents promoteurs que dans les rangs du FN, nous semble-t-il... A ce degré de connerie stupidité, venant d’un membre du gouvernement et du patron des élus UMP, on a une bonne idée de la médiocrité crasse des dignitaires de la Sarkozie. Remarquez, ce n’est pas nouveau.
Le mot de la fin ? Ce débat complexe mérite beaucoup mieux que ce grossier manichéisme et notre position se trouve résumée avec talent par le camarade CSP, dans son billet répondant à un autre camade, Sébastien Fontenelle : "il est hors de question de se laisser enfermer dans des alternatives binaires et stupides du genre : tu es pour le voile, donc tu es pour les Talibans ; tu es contre le voile, donc tu es islamophobe."
* Selon certains penseurs musulmans dits libéraux, porter voile ou foulard ne serait pas une prescription du Coran. Ajoutons que les fondamentalistes juifs sont d’accord avec leurs homologues de l’islam pour proscrire à la femme de montrer ses cheveux, interdit contourné dans les milieux aisés, sublime hypocrisie, par le port d’une perruque.
http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1343

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