L’actualité, parfois, est cruelle. Je me réfère à deux événements très différents. Le premier concerne cet effrayant tremblement de terre au Japon, suivi, très vite, d’un violent raz-de-marée et, à présent, de ce qui ressemble déjà à une catastrophe nucléaire en cours. Chez nous, nos ministres jouent déjà des mêmes méthodes qu’à l’époque de Tchernobyl. On continue à nous prendre pour des gogos !
Je n’avais jamais eu l’occasion de voir la course des vagues sur la terre. On dit qu’elles vont à la vitesse d’un cheval au galop… C’est abominable et j’espère que l’aide de la communauté internationale saura être à la hauteur du cataclysme…
Le deuxième fait, presque ridicule au regard de la catastrophe vécue au Japon, c’est l’envie qu’à visiblement Nicolas Sarkozy de jouer les « va-t-en-guerre ». On savait déjà qu’il avait ce penchant puisque lui, contrairement à Jacques Chirac, nous aurait engagés dans la stupide et criminelle guerre d’Irak aux côtés du sinistre GW. Bush. Depuis, sans nous demander notre avis, bien entendu, il a engagé le pays dans la guerre en Afghanistan et nous a fait réintégrer l’OTAN.
Selon les informations entendues, ce matin (samedi 12 mars), à présent, il voudrait intervenir en Libye. Et ceci, sans mandat de l’ONU, à l’exemple de Bush pour l’Irak. Certes, je n’ai pas changé d’avis, Kadhafi est une horreur, un boucher pour son peuple, on le voit tous les jours. Et je suis triste lorsque je vois que le tyran reprend du terrain aux résistants, si petite que soit la surface récupérée. Pour autant, cela ne justifie pas qu’une nation en attaque une autre, qui plus est sans mandat de l’ONU. On peut critiquer cet organisme international qui, sans aucun doute, a beaucoup de défauts et, trop souvent, est paralysé par les vétos américains, russes, etc. Cependant, la planète a évité quelques drames majeurs grâce à cet organisme.
Qu’il faille aider les Libyens en détresse, oui, il le faut sans aucun doute. Cependant, laisser une telle décision dans les mains d’un Président en perte de vitesse grave dans son pays, un Président qui n’a que faire de l’avis du peuple, un Président qui, à l’heure actuelle a échoué en tout ou presque, un Président qui revient régulièrement sur des décisions du début de son mandat, décisions qu’il disait intouchables, serait dramatique.
« Le roi est nu ! »
Cet homme, à mon avis, est devenu un véritable danger pour la France et pour l’Europe. Cet homme, même si la France compte pour peu, aujourd’hui, dans le concert des Nations, est un danger pour la paix.
On peut analyser le danger qu’il représente, désormais, sous divers angles. Pour ma part, j’en privilégie un, en particulier. Nul ne peut douter que Nicolas Sarkozy est un être très ambitieux, prêt à tout, depuis plusieurs décennies, pour obtenir le pouvoir. Une telle ambition exige un orgueil se situant dans les mêmes sphères très élevées que l’ambition. Il n’y a rien de tel qu’un échec pour faire rebondir l’ego de ce type de personnage. Mais lorsque l’échec ressemble à un « bérézina », que tombent, une à une, les briques de ce qu’il a tenté de réaliser, que, de plus, l’impopularité est telle que ses chances d’être réélu sont plus que compromises, alors, le ou les dérapages, le ou les provocations, deviennent une quasi-obligation pour que son ego survive. Il y a en cela une part de vengeance et une part d’espérance de remonter la pente plus que glissante qu’il a devant lui. S’installe, surtout, un aveuglement tragique !
Nous avons tous été témoins de son récent échec dans le domaine de la diplomatie, tant à l’égard de la Tunisie que de l’Égypte. Nous savons, par ailleurs, que le corps diplomatique, selon les dires de ce corps lui-même, n’a pratiquement plus rien à dire, tout se décidant « au château », par le « roi ». C’est donc un cruel manque de lucidité dont Sarkozy a fait preuve, personnellement, par sa façon de gouverner. Sans doute conscient, même s’il ne l’avouera jamais, de cet échec très personnel, voilà que son ego lui dit qu’il faut frapper un grand coup. L’occasion rêvée se trouve en Libye. Tournant lestement sa veste, après avoir accueilli Kadhafi comme un roi, l’avoir présenté comme un digne ami de la France, lui permettant même d’installer sa tente tout près le l’Élysée, voilà qu’il veut chasser le dirigeant libyen soudain devenu infréquentable. Et son rêve, c’est que son armée aille bombarder les positions de Kadhafi, tout seul, comme si la France avait encore un statut de grande nation !
Une fois de plus, c’est la précipitation, sans réflexion, sans âme, sans conscience, qui le motive. Il se joue un scénario de héros de série B américaine, le type qui, tout seul face au monde, rétablit la justice ! Quelle dérision, quel ridicule ; un gamin ne ferait pas pire !
On sait qu’une bête blessée est capable de n’importe quelle folie, question d’instinct de survie. Nous en sommes à ce stade, en France ! Le Président veut jouer son va-tout, pour préserver ses chances de garder le pouvoir. Mais, ce faisant, il nous prend, nous, Français, en otages de sa folie !... (Jean Dornac)
Les nouveautés de la semaine
Lundi 7 mars
« Lorsque tout s’en va », de Jean Dornac
Lorsque le corps s’étiole
Ici, comme dans une tempête
Là, au goutte à goutte
Que devient la vie
Sinon une gare d’attente
Mardi 8 mars
« Voyage Galactique », de Ode
Dans la Voie Lactée
J'ai pour toi cueilli
Des Fleurs de Lune d'O
Mercredi 9 mars
« Pas une ligne », de Michel Bénard
Pas une ligne, nul mot,
Qui ne s’ouvrent où ne résonnent
Sur une page d’angoisse et de fureur.
Jeudi 10 mars
« L’autre face de la pleine lune », de Marie Alice Théard
Dans la ville dévastée où tout vacille
Deux âmes s’en vont cote à cote
Leurs pas, devenus étrangers
cadencent à contretemps
Vendredi 11 mars
« A chaque temps », de Mouloudi Mustapha
Le temps est innocent,
L’assassin, c’est bien moi
J’ai usé tant de printemps
Broyé, années et mois.
Samedi 12 mars
« Annonce : Remise du prix Lefeuvre à Ode, le 16 mars, à Paris »
J’ai beaucoup de joie à vous annoncer la venue de Ode, à Paris, la semaine prochaine. Au nom de tous ceux qui l’aiment et l’apprécient comme la grande artiste qu’elle est, je lui souhaite la bienvenue sur le sol français. (Jean Dornac)
Dimanche 13 mars
« Pauvre petit poème », de Victor Varjac
Pauvre petit poème
au regard étonné
surpris tel un crabe minuscule
à marée basse du rêve
sous une feuille grise…
Bonnes lectures
Jean Dornac

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire