AloufokLa Libye compte cinq sites classés au patrimoine mondial de l’humanité : Les sites archéologiques de Leptis Magna, de Cyrène et de Sabratha, le site rupestre du Tadrart Acacus et la ville ancienne de Ghadamès. Le 23 mars, l’Unesco appelait tous les protagonistes du conflit actuel à épargner ces sites. L’occasion de vous les présenter à travers un aperçu historique pour mieux comprendre le présent.
Ghadamès est une ville et une oasis du désert en Libye, à 650 km de Tripoli, à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie. Une des premières villes fortifiées du Sahara, son architecture est conçue pour résister au climat extrême du désert. L’ancienne ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986.
Il existe des traces d’habitation du paléolithique et du néolithique (environ 10 000 ans)
19 av J.-C. : Une garnison romaine s’y établit. La ville est baptisée Cidamus.
IVe et Ve siècles : Cidamus devient un évêché sous l’empire byzantin.
667 : Invasion arabe.
1940 : Ghadamès est sous contrôle français. Dégâts importants dans la ville pendant la seconde guerre mondiale.
1951 : La ville est cédée à la nouvelle Libye.
1955 : Départ des dernières troupes françaises.
1986 : Les vieilles maisons sont abandonnées pour la nouvelle ville.
Toutes les maisons sont faites en toub, briques d’argile et d’écorces de palmiers, sur deux étages. Le passage d’une maison à l’autre se fait par des allées couvertes par les toits attachés les uns aux autres. La circulation de l’air, nécessaire par grandes chaleurs, se fait par des lucarnes percées au niveau du toit.
La ville est constituée de sept quartiers. On passe de l’un à l’autre en franchissant une porte en bois. Il existe plusieurs enclos à l’air libre qui étaient les lieux de rassemblement et les places des marchés.
Même si la vieille ville est désertée, les vieux ghadamsis s’y retrouvent encore pour discuter à l’abri du soleil, quand la température fait 50° C, en savourant des dattes accompagnées d’un verre d’eau.
La légende
Les razzias quotidiennes amenaient les cavaliers à parcourir le désert sur des centaines de kilomètres. Un jour, la jument assoiffée d’un des cavaliers refusa d’avancer et se mit à frapper le sol jusqu’à ce que l’eau jaillisse sous ses sabots. Elle fut baptisée « Source de la jument ». Un conflit éclata parmi les cavaliers et ceux qui se séparèrent du groupe revinrent à la source miraculeuse pour y édifier la ville.
Chaque année, au mois de novembre, trois jours durant, un festival où se succèdent spectacles et danses fait revivre le ksar.
Photo : Une ruelle de Ghadamès
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