SNUIPPLe privée sélectionne ses élèves, s’affranchit de la carte scolaire, perfusé injustement par nos impôts.
Le collège public de mon fils a dû accueillir un enfant du privé qui dilait dans son bahut privé. Le privé se débarrasse des élèves défaillants, c’est un peu facile. C’est le public qui doit faire face à des missions graves et lourdes et c’est à lui qu’on ampute plus de moyens.
Et l’école publique, Monsieur Fillon ?
Le gouvernement continue sa croisade contre l’école publique. Alors que le premier ministre a remis les lettres de cadrage à ses ministres confirmant « grosso modo » la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour le budget 2012, dans le même temps, il distribue des cadeaux à l’enseignement privé. François Fillon et l’enseignement catholique ont conclu un accord concernant le transfert de 4 millions d’euros au budget de l’Éducation nationale en faveur du privé pour la rentrée 2011.
Concrètement, les écoles confessionnelles pourront compter sur 200 postes d’enseignants supplémentaires. L’enseignement public qui connaît également une augmentation du nombre d’élèves devrait bénéficier d’une dotation de 800 postes si l’on appliquait à la lettre la répartition 80% pour le public et 20 % pour le privé. Il est particulièrement scandaleux que les élèves de l’enseignement public soient laissés pour compte alors que, par ailleurs, l’enseignement public concentre toutes les zones d’éducation prioritaire.
Le SNUipp dénonce cet arbitrage partisan et injuste du premier ministre. Ce qui est possible pour le privé, devrait l’être pour l’école publique, et ce, dès maintenant. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à participer à la journée d’action du 18 mai devant le ministère. Lors de ce rendez-vous national, des délégations d’écoles en provenance de toute la France se feront les porte-voix de l’éducation. Il est urgent de changer de cap en matière de politique éducative.
Paris, le 6 mai
SNUIPP

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