Jean-Jacques REYÉcriture, sexe, évolution, réaction : enjeux de pouvoir et pot pourri…
Si écrire n’est pas considéré comme un « métier » : au sens noble du terme qui valorise l’individu pour lui et les autres, cela est principalement dû à ceux qui écrivent : les « écrivants » pour parodier certains branchés (qui s’électrocutent souvent !). Par là, je fais allusion en particulier aux gens de médias qui ne font plus leur travail en dehors des considérations alimentaires ; aux écrivains dits « con-sacrés » (ou vaches sacrées !) qui deviennent souvent des utilités ou marionnettes des pouvoirs : politiques, financiers, médiatiques et autres corporations ou lobbies ; et enfin, à tous ceux qui écrivent pour leur « plaisir », considérant que c’est avant tout un exutoire dans une vie bien rangée ou en situation d’échec… D’ailleurs une forte proportion d’entre eux ont attendu la retraite pour se prendre au sérieux… Or l’art en général n’attend pas et surtout pas les compromissions.
Plus généralement, tout un tas d’intermédiaires dévalorisent le travail des créateurs pour justifier leur rôle et/ou faire des profits. Tout un tas de prétendants et de prétendus s’affirment experts : (experts de quoi, hormis leurs propres références ?) … En tout cas, il ne leur faut pas grand chose ni formation particulière (hormis le sens des affaires) pour se proclamer guides et prescripteurs : c’est tout au flanc, c’est à dire sur la confiance qu’ils inspirent, avec un peu d’argent, et à la tacite reconduction des poncifs par cooptation !
Cet inventaire n’est pas exhaustif, loin s’en faut ! Mais voilà des raisons et des pistes qui expliquent la déconsidération du métier d’écrire (en terme de création) et le mépris borgne qui l’accable, venu des utilitaristes de tout poil jusqu’aux ilotes de nos temps modernes ; et ; quand je dis borgne, je suis gentil !
En sus, avec le pouvoir étatique animé par des néocons-ervateurs, haineux de l’instruction émancipant les peuples, vous pouvez imaginer le ravalement de façade autant que la destruction des bases de notre culture… Ces néocons vont jusqu’à détruire le terreau de notre fierté nationale, nous ayant mis à la remorque de « l’empire », c’est tout le programme politique qu’ils ambitionnent pour durer : honte éternelle à cette trahison !
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C’est la mode aux scandales sexuels (et donc intellectuels) ces temps-ci, des fois que cela ferait vendre en caractères gras ! Certains "crieurs de préceptes", militant à tout-va, veulent nous enrôler dans leur cirque de bonnes intentions (pas si benoîtement que ça d’ailleurs) et d’autres vont jusqu’à nous prendre en otage dans leur bourse aux bons sentiments…commettant en cela l’erreur de chercher des adhésions (ce qui prouve au moins un manque de notoriété). À mon humble avis, ils oublient le principal : une considération essentielle, qui est, dans le cadre des prochaines élections présidentielles en France, de ne pas faire le jeu du camp Sarkozy-FN, friands de ces zizanies et diversions qui meublent le populisme. Il n’y a pas besoin qu’on en rajoute sur leurs manières ces dernières années…
Qui plus est, je ne suis pas sûr qu’on rende service à la cause féminine et plus généralement aux idéaux progressistes, en voulant exploiter des affaires de mœurs sordides à des fins propagandistes, dont on ignore l’exactitude, et qui, selon diverses hypothèses, ont toutes les chances d’être « l’arbre qui cache la forêt » !
En effet, l’affaire DSK à New York, par exemple, a trop d'enjeux et de conséquences si ce n'est de dessous, pour vouloir la considérer dès maintenant, seulement à la lumière de faits rapportés, criminels si avérés... Cette "prudence" de positionnement nous renverrait à un conformisme de mauvais aloi, qui ressemble fort aux gémonies de l’ancien temps...
Je trouve même qu’il y a une excitation malsaine des esprits qui trahit nombre de frustrations glandulaires, dans ces viles affaires transformées en empoignades politiciennes, et leur dénonciation quasi quotidienne est devenu un ragoût rebutant… C’est l ‘époque « morale » à Sarko qui sans doute veut ça (humour vert de gris) !
La tactique du coup d’éclat fondé sur l’actualité, vieille recette de ceux qui manquent d’audience ou d’arguments, ne saurait satisfaire les attentes d’une immense majorité de la population en quête de repères pour leur avenir. Tous ces gens demandent quelque chose de plus substantiel que l’étalage de « linge sale » ; surtout quand ils n’ont pas cessé de servir de serpillières aux fuites de la machine à laver !
Par conséquent, je pense que certaines personnes qui crient au loup, en contemplant les « crottes » de l’animal, ont choisi une mauvaise tactique pour se faire leur publicité, et qu’ils ont toutes les chances de rester dans leur trou, ignorés !
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Imaginez-vous qu'il y a des forces d'inertie en France, en particulier syndicales et politiques, qui freinent la connaissance sur les mouvements sociaux "web 2" et leur promotion, (il y a des gens qui supportent mal de perdre leur rôles et prérogatives)...
Je pense que la somme des résistances individuelles, mêmes si passives, peut accélérer la chute du gouvernement actuel. Les intermédiaires traditionnels ou les relais d’opinion : gens de médias, partis, syndicats, associations, etc. ont failli en grande partie ou ils ont trop d’intérêts en jeu : les jeux de pouvoir sont ce qu’ils sont, avec des apparences de démocratie ou pas, et les consciences citoyennes peinent à suivre le progrès technologique qui pourtant pourrait leur servir…
C’est vrai que la défense traditionnelle des positions dominantes est soumise à des défis terribles sur Internet et par Internet. Les intermédiaires s’affolent ainsi que tous ceux qui tenaient les clefs du pouvoir jusqu’alors. Mais de nouveaux « ogres » arrivent. Ils veulent confisquer les possibilités de ce nouveau média à leur profit, pour faire la pluie et le beau temps comme les joueurs de filtres (et fifres) d’avant. Il faut y ranger Google aussi bien que Microsoft et les dits réseaux « sociaux » comme Facebook. C’est marrant, mais il y a un paquet de monde qui se fait engluer dans leur stratégie : avant tout commerciale..., y compris des chantres de la libre expression et autres divers apprentis, qui se réclament « affranchis » !
Il faut arrêter le mépris et l’insulte à la compréhension moyenne souvent par petits calculs visant à conserver son confort moral, sa rente de situation et/ou son pouvoir d’achat pour un temps… Il n’y aura jamais de sécurité matérielle et de tranquillité d'esprit pour quiconque, tant que l’injustice sociale sera trop criante.
Ceux qui transforment les gens en animaux, en particulier, ces néocons à l’instinct négrier, bénéficient de toutes sortes de complicités passives ou actives dans telle ou telle « famille » politique, profession ou corporation : des gens installés souvent qui refusent d’autant les évolutions sociales, et on en trouve autant à Gauche qu’à Droite, de ces gens-là !
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Le problème de la France est simple : il y a des bandes de réacs et de bons à riens qui veulent ramener le pays cinquante ans en arrière, et pour cela, ils sont prêts à donner le pouvoir à des fachos, quittes à déclencher une guerre civile… Souvent, sans préméditation ni intention réelle, on a (surtout les responsables politiques) insulté leur dignité. Ces gens sont dépassés par les évolutions, quelles soient sur le plan interne : sociales, technologiques, politiques, etc. et/ou sur le plan extérieur : géopolitiques, géostratégiques, macroéconomiques, etc. Ainsi, réaction psychologique somme toute ordinaire, ces gens ont peur, de plus ou moins tout ce qui dérange leur univers (de compréhension) rejoignant même pour beaucoup, paradoxalement, le « no futur » de quelques marginaux… Jeunes ou moins jeunes, ce sont des vieux en esprit, dans un « vieux » pays et dans une vieille civilisation. Ils se sentent injustement dépossédés du présent et se noient dans leurs frustrations… Avec eux, c’est sûr, la France ne peut répondre aux défis du 21ème siècle ! Elle ne pourra garder le prestige moral et culturel qui a été le sien, aux yeux du monde jusqu’à maintenant. Encore moins, notre pays pourra garder une place dans l’avant-garde du progrès social et du développement économique.
Si les partis qui se disent de Gauche ne comprennent pas que la démission intellectuelle, consistant en l’accompagnement des politiques néolibérales, jettent des parts de plus en plus conséquentes des classes populaires dans les bras des simplistes fascisants que sont les générateurs du F.N., ils courent droit au désastre, et la nation française avec. C’est un véritable drame qui remet en cause justement notre identité nationale et qui traduit avant tout une intense frustration devant la régression sociale, orchestrée par des soi-disant « élites » qui pensent d’abord à se sucrer au détriment du bien commun.
De toute façon, les gens qui votent F.N., plus on cherchera à les stigmatiser, plus ils s’enfermeront dans leur délire.
Le F.N. n’est qu’un leurre pour canaliser la contestation (et la haine) des désespérés. Les néocons savent très bien qu’il y aura toujours des oppositions à leur hégémonie, le tout est de récupérer ces énergies contraires pour les mettre à profit et si possible les détourner pour déstabiliser les adversaires les plus importants, évidemment à commencer dans le milieu politique. Seulement, cette tentative avec le F.N., maladroitement menée par les « boys-scouts » sarkozistes, se retournent contre eux, jusqu’à mettre en perspective leur éviction prochaine, et nous voyons bien qu’elle (cette tentative) devient un numéro de cirque !
Les raisons premières sont qu’ils ont gaspillé leur crédit, sitôt leur arrivée au pouvoir – notamment avec un président fantasque comme jamais vu auparavant, et qu’ils persistent à surestimer leur capacité d’intox, erreur presque naïve, liée à leur grand mépris du peuple qui n’a d’égal que celui des « cultureux » ; ce qui, paradoxalement, leur ferait (presque) oublier que le vote F.N. : un vote de vengeance contre des élites perçues comme des Judas, les concernent aussi, gommant toute tentative de démagogie maintenant… D’où les flops sur la sécurité, l’immigration, les juges et les fous et tutti quanti !
Jean-Jacques REY

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