samedi 30 juillet 2011

Les sangliers bretons de Saint-Brieuc qui n'aiment ni les algues vertes ni Nicolas Sarkozy sont des cons

Claude-Marie Vadrot

L’association des sangliers français et bretons tient à faire savoir au président de la République qui a expliqué le 7 juillet dernier lors d’un déplacement sur la presqu’île de Crozon que les algues vertes ne constituait pas un problème en Bretagne et qu’il suffisait de les ramasser, qu’elle tenait l’État pour responsable de la mort de 28 de ses membres dans la baie de Saint Brieuc au cours des derniers jours.

Le président, grand ami des pollueurs de la FNSEA, avait ajouté au cours de ce mémorable déplacement qui n’avait mobilisé que 700 membres des forces de l’ordre, que les éleveurs hors sol de leurs cousins à côtelettes et à jambon de Bayonne ou d’Auvergne ne devaient en aucun cas être tenus pour coupables de l’accumulation des algues vertes sur les plages bretonnes. La soi-disant pollution se développant à l’insu du plein gré des agriculteurs et de l’État. Des algues vertes dont 32 000 mètres cubes ont déjà été ramassés en Bretagne par les municipalités depuis le début de l’année. Un rien, une broutille, une probable et malheureuse conséquence de la pluie qui a succédé au temps chaud. Situation exceptionnelle en Bretagne.

Le préfet des Cotes d’Armor qui tient à son job, a déclaré très sérieusement qu’il ne privilégiait aucune hypothèse pour expliquer le décès des animaux trouvés morts sur les plages jonchés d’algues. Il semblerait, notamment, que le noble représentant de la République n’excluait pas une série de suicides. Les sangliers, les mâles, les femelles et les marcassins étant probablement tous stressés par l’approche de la date de l’ouverture de la chasse. Le préfet est fermement décidé à interdire les accès de la plage aux sangliers : des chasseurs seront judicieusement disposés sur les chemins conduisant à la mer. Ce qui permettra aux estivants et aux habitants d’aller tranquillement se vautrer dans les algues qui participent à la thalassothérapie maritime dont les vacanciers sont tous friands. Il est évidemment regrettable que quelques mauvais coucheurs n’aient pas compris les bienfaits des bains d’algues bretonnes. D’autant plus que leur couleur est le vivant symbole de l’écologie.

Eaux et Rivières de Bretagne, une de ces associations qui transforment le moindre incident en drame breton et national, ne manquera pas de mettre en cause, comme d’habitude, la responsabilité de l’État et des élus locaux qui engloutissent depuis des années les subventions de l’Union européenne versées dans le puits sans fond des soi-disant pollueurs bretons. Que des têtes de menhirs !

Claude-Marie Vadrot

Politis

Aucun commentaire: