CCIPPP 34Après l'immense vague d'intox portée dans le monde entier par la "pétition Avaaz" (association proche de la gauche sioniste israélienne "La paix maintenant") qui a présenté de façon idyllique et "sentimentale" la demande de l'AP à l'ONU, campagne reprise intégralement par une partie du mouvement de solidarité en France, les médias sont bien contraints de faire état aujourd'hui des réalités de terrain en Palestine. Enfin ils reconnaissent que cette demande est loin d'être soutenue par les palestiniens en dehors de Ramallah. Ramallah la ville où l'argent des donateurs contrôlé par l'AP coule à flot et dans laquelle le reste des palestiniens se reconnaissent de moins en moins.
"Les palestiniens sont partagés" reconnaissent les médias qui donnent enfin la parole à quelques opposants.
En Europe, de nombreuses associations de solidarité à la Palestine on refusé de s'aligner sur le soutien inconditionnel à la démarche de l'AP. Certaines ont soutenu du bout des lèvres, d'autres se sont abstenu de prendre position ou apporté un "soutien critique", d'autres enfin ont décidé de mettre en évidence les réserves et les oppositions palestiniennes.
La CCIPPP34 a fait le choix de porter les inquiétudes, réserves, critiques et oppositions, en particulier, en raison des positions prises par le BNC palestinien. Nous considérons que, bien que naissant, le Comité National Palestinien de Boycott (BNC) est aujourd'hui, un mouvement très représentatif de la société civile palestinienne et un mouvement qui, en rupture avec le "processus de paix issu d'Oslo" porte aujourd'hui les revendications des droits fondamentaux palestiniens.
C'est la raison pour laquelle nous avons été présents à l'appel des organisations qui soutiennent totalement le projet de l'AP, place de la Comédie à Montpellier le 21 septembre, avec un tract exprimant les positions des organisations qui, à Montpellier, ont choisi de mettre en évidence les risques et contradictions de la démarche de l'AP. Vous trouverez le tract ci dessous. Nous avions choisit de porter l'attention sur le "Retour des Réfugiés" qui est le coeur du problème. (cf. photo).
Rappelons aussi le prix payé par les Palestiniens suite aux illusions d'Oslo et du "processus de paix", le mouvement de solidarité ne peut pas s'exempter de toute responsabilité.
CCIPPP34- 23/09/2011
Quel « État de Palestine » pour quel peuple palestinien ?
L’Autorité Palestinienne va déposer une demande de reconnaissance de l’État de Palestine aux Nations Unies dans les jours qui viennent.
Cette initiative laisse entendre que cela permettrait d'aller vers la reconnaissance de « l’ensemble des droits du peuple palestinien, tels que les prévoit le droit international ». Droit international qu'Israël bafoue quotidiennement avec le consentement des grandes puissances.
Pour nous, une telle résolution ne sera malheureusement pas un vote garantissant l'ensemble des droits nationaux des Palestiniens (sous occupation, sous apartheid et réfugiés), ni même exigeant le retrait immédiat et inconditionnel de l'armée israélienne des territoires occupés et le démantèlement de l'ensemble des colonies. De fait beaucoup de voix se sont élevées dans la diaspora et les camps de réfugiés, exprimant leurs craintes de voir leurs droits bradés et l'OLP remplacée par une Autorité Palestinienne très contestée. Autrement dit cette initiative porte le risque d’exclure une partie du peuple de la nation palestinienne.
Alors quel « État de Palestine » pour quel peuple palestinien ? Quid du droit au retour ? Quid de l’apartheid que subissent les palestiniens d'Israël ?
Il faut réaffirmer la nécessité de satisfaire l’ensemble des droits de tous les palestiniens sans les subordonner à une quelconque reprise de négociations.
Il existe aujourd'hui des alternatives à cette campagne diplomatique permettant d'apporter un soutien concret à la lutte des palestiniens.
Les révolutions en cours dans le monde arabe ont profondément changé la donne au niveau régional. La réouverture partielle du passage de Rafah, la remise en cause des accords gaziers Égypte/Israël, les départs des ambassadeurs israéliens du Caire, d'Istanbul et d'Amman sont autant d'éléments qui contribuent à isoler et à délégitimer l’État sioniste. Ces mouvements populaires représentent un espoir important pour une avancée vers la reconnaissance du droit des Palestiniens.
Sans rapport de force, sans mobilisation populaire, il n'y aura rien à attendre des États.
- Ils participent à l'extension du blocus en criminalisant le mouvement de solidarité.
- Ils achètent les armes israéliennes et renforcent les liens de collaboration militaire.
Nous devons contraindre les États à sanctionner Israël, pour cela nous avons des moyens :
- Boycott des produits et institutions israéliennes, des manifestations culturelles et sportives.
- Pressions sur les entreprises pour qu'elles retirent leurs investissements en Israël.
- Exiger des sanctions contre Israël, État voyou qui ne respecte pas le droit international.
Le mouvement de solidarité dans son ensemble doit imposer le respect du droit fondamental et inaliénable qu'est celui du droit à l'autodétermination du peuple palestinien.
Dans la rue le 21 septembre : nous avons réaffirmé notre solidarité sans faille avec le peuple palestinien :
- Droit au retour des réfugiés
- Fin de l'occupation et démantèlement du mur
- Arrêt de la politique d'Apartheid : égalité des droits pour les palestiniens d’Israël
Signataires : NPA, CCIPPP 34, Cimade, FASE 34, UJFP, Attac Montpellier, APLR (assos des palestinien LR) , BDS France 34, CMF

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