
Youssef Boussoumah
Pour la 8ème fois consécutive, le gouvernement français au
sein de la commission dépendant du ministère de la justice chargée de donner son
avis sur la libération de Georges Ibrahim Abdallah - en fonction de son degré de
dangerosité - vient de donner un avis défavorable. Georges attend maintenant la
décision définitive de la justice qui parait-il est libre et indépendante. Bien
sûr on y croît ! Il est emprisonné en France, rappelons le, depuis 28 ans pour
des faits : l’exécution d’un responsable du Mossad israélien et celle d’un
attaché militaire étasuniens à Paris en 1982 dont il a de toute façon effectué
la peine. Il est libérable depuis 10 ans mais maintenu en détention sur ordre
direct des États-Unis. S’il veut déposer une nouvelle demande, il lui faudra
attendre encore 2 ans !
La ministre de la justice, Madame Taubira, est en vacances
dans sa chère Guyane mais les instructions de soumission au diktat des
États-Unis ont bien été transmises et appliquées à la commission. La soumission
aux États-Unis est un art en France. De ce point de vue, Hollande, la gauche, le
P.S perpétuent la tradition d’aplaventrisme.
En fait, notre frère Georges reste en prison parce que notre
mobilisation n’est pas assez forte ! Seule notre mobilisation accrue pourra le
faire sortir !
Un mouvement pro-palestinien qui néglige l’un de ces plus
éminents militants n’a que peu d’avenir.
Un mouvement pro-palestinien qui oublie
le plus ancien prisonnier de sa cause n’a pas d’honneur.
Un mouvement
pro-palestinien qui oublie Georges Abdallah, commet une forfaiture.
Youssef Boussoumah

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