Gilles Munier
Comme cela a été le cas en Irak sous l’embargo, et plus encore après l’invasion américaine, les sites archéologiques syriens
sont l’objet de fouilles sauvages et les musées des régions soulevées pillés. Accusés : les shabihas – milices composées majoritairement de voyous alaouites – et des groupes rebelles désireux de financer leurs activités, notamment l’achat
d’armes.
Des
gangs monnayeraient leur soutien aux forces armées du régime, ou leur
neutralité, en échange d’un permis de fouille. Selon un
témoin, de nombreux vols auraient été commis sur le site de
Palmyre.
Les
objets volés se retrouvent chez les antiquaires à Beyrouth, en attendant
d’être mis aux enchères à Londres ou à New York chez
Christie et Sotheby.
En
Irak, après 2003, 32 000 objets ont été volés sur 12 000 sites
archéologiques, 15 000 pièces ont disparu du musée de Bagdad. Des
pillards ont été arrêtés avec les photos des pièces qu’ils
devaient subtiliser et remplacer par des faux…
Un groupe d’archéologues syriens et étrangers s’est constitué pour dénoncer les excavations clandestines, mais qui s’en soucie
vraiment ?
Photo : Palmyre, Syrie
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Internationalnews

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