dimanche 30 septembre 2012

Un Etat indé­pendant est un droit, pas une faveur : la France doit recon­naître l’Etat de Palestine

AFPS                         

Le Pré­sident Mahmoud Abbas a demandé hier, dans son dis­cours pro­noncé devant l’Assemblée Générale de l’ONU en sa qualité de pré­sident de l’OLP, le statut d’État non-​​membre pour la Palestine.

Le Pré­sident pales­tinien a tenu à pré­ciser que ce statut ne sera qu’une étape vers une adhésion pleine et entière de la Palestine en tant que 194ème membre de l’organisation.
Elle ne se sub­stitue pas à celle faite l’année der­nière et qui avait ren­contré un véto amé­ricain et une hon­teuse pro­po­sition fran­çaise d’ « état non membre sans aucun droit ». N. Sarkozy avait en effet condi­tionné cette «offre» à la non saisine par les Pales­ti­niens de la Cour Inter­na­tionale de Justice.
Ce statut, s’il ne règle rien quant aux réa­lités du terrain, per­mettra néan­moins de changer consi­dé­ra­blement les règles. Les ter­ri­toires pales­ti­niens pourront moins que jamais être consi­dérés, comme le vou­drait Israël en toute illé­galité, comme ter­ri­toires dis­putés mais bel et bien comme état de l’ONU occupé par un autre état membre de l’ONU. Les conven­tions inter­na­tio­nales concer­neront enfin la Palestine et l’impunité accordée à Israël par les puis­sances occi­den­tales se heurtera, avec encore plus de force, aux exi­gences du droit international.
La France doit d’urgence prendre ses res­pon­sa­bi­lités pour résoudre ce pro­blème qui mine la paix et la sta­bilité du monde. Elle doit joindre des actes à ses paroles en recon­naissant la Palestine dans les fron­tières de 1967 avec Jérusalem-​​Est comme capitale et le règlement de la question des réfugiés basée sur la réso­lution 194 de l’ONU.
François Hol­lande a promis la recon­nais­sance inter­na­tionale de la Palestine et vient d’affirmer à l’ONU que le « statu quo que nous connaissons n’est pas une réponse. C’est une impasse… ». Qu’attend-il alors pour apporter un soutien poli­tique aux Pales­ti­niens en quête de leurs droits légi­times depuis des décennies ?
La France ne peut continuer de demander aux Pales­ti­niens de négocier éter­nel­lement sans fixer les termes de réfé­rence : ceux du droit et de la légalité inter­na­tionale, et sans jamais faire pression sur Israël.

Pendant ce temps, sur le terrain, Israël s’emploie par sa poli­tique de colo­ni­sation et de négation de l’autre, à rendre inap­pli­cable la solution à deux états, la seule qui fait l’unanimité de la com­mu­nauté internationale.

Le Bureau national

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