Pendant que le ministre de l’Intérieur fait donner la
chasse aux SDF dans son quartier, et qu’il glose sur la dissolution
éventuelle des islamophobes de « Génération Identitaire », la Ligue de
Défense Juive (LDJ) s’en donne à cœur joie, et se vante publiquement
d’être une milice armée.
Epinglé
mercredi par le Canard Enchaîné qui l’accuse d’avoir donné l’ordre à la
police d’éloigner les SDF qui « polluent » les abords de son domicile
parisien, Valls s’est justifié, invoquant un risque « de sécurité » posé
par ces personnes sans domicile fixe !Ce même mercredi, il a déclaré que la dissolution de « Génération Identitaire », ce groupuscule raciste qui a envahi samedi dernier la mosquée de Poitiers, était « à l’étude ». Ajoutant cependant aussitôt qu’une telle mesure de dissolution devait reposer « sur des fondements juridiques solides ». Manière de dire que lesdits fondements juridiques n’ont pas, ou pas encore, été trouvés dans le cas de « Génération Identitaire », dont l’incitation à la haine des Arabes et des Musulmans est pourtant patente.
Mais s’il est une entité tombant incontestablement sous le coup de la loi « Groupes de combat et milices privées », c’est bien la Ligue de Défense Juive (LDJ), dont les exactions –y compris le poignard planté dans le ventre d’un commissaire de police, resté entre la vie et la mort plusieurs semaines- ne se comptent plus. Dans son cas, les « fondements juridiques » justifiant sa dissolution sont là et bien là, et ce depuis trop longtemps.

Rompant avec l’omerta pratiquée depuis des années par le système médiatico-politique, la chaîne M6 a révélé le mois dernier, à des millions de téléspectateurs, la dangerosité de ces voyous, et elle s’est étonnée de l’impunité dont ils bénéficiaient de la part des pouvoirs publics. Le reportage de M6, pour ceux qui ne l’auraient pas vu, est consultable en cliquant sur ce lien :
http://www.europalestine.com/spip.php?article7635
À l’évidence, l’article L 212-1 du Code de la Sécurité Intérieure (ancienne Loi du 10 janvier 1936, modifiée et remaniée) s’applique à la Ligue de Défense Juive, notamment à son chef de bande Joseph-Yossi Ayache (« Yohann » dans le reportage de M6)
Que dit cette loi ? On peut le lire ci-dessous.
Section 1 : Groupes de combat et milices privées - Article L212-1
Sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait :
"Le maintien ou la reconstitution d’une association ou d’un groupement dissous en application du présent article, ou l’organisation de ce maintien ou de cette reconstitution, ainsi que l’organisation d’un groupe de combat sont réprimées dans les conditions prévues par la section 4 du chapitre Ier du titre III du livre IV du code pénal."
Entre autres séquences, le reportage de M6 montre Ayache s’entraîner au tir avec un Glock-19, une arme de guerre dont la détention est interdite aux particuliers, et ce alors que l’individu est interdit de port d’arme et théoriquement sous contrôle judiciaire strict, du fait de plusieurs mises en examen pour violence (au demeurant, Ayache a été condamné en 2004 à quatre mois de prison ferme pour agression raciale sur un étudiant palestinien, peine jamais exécutée ; il a écopé d’une mise en examen supplémentaire ultérieure au reportage M6).
Comme ministre de l’Intérieur, Valls connaît évidemment et le dossier LDJ et les textes de loi, puisque ses services sont précisément en train d’examiner s’ils vont les utiliser contre « Génération Identitaire ».
Mais c’est pourtant silence radio du côté de la Place Beauvau.
Manuel Valls professant publiquement « un lien éternel avec Israël », (http://www.dailymotion.com/video/xrizwf_manuel-valls-je-suis-lie-de-maniere-eternelle-a-israel_news), Ayache le salue alors à sa manière, en revendiquant, publiquement, son rôle de chef milicien, comme on peut le lire ci-dessous, dans une interview complaisante du journal « Actualité Juive ».

Nous continuons, pour notre part, à réclamer justice, et avons manifesté le jeudi 25 octobre devant le ministère de la Justice pour demander la dissolution de la LDJ et la mise hors d’état de nuire de ses meneurs.
CAPJPO-EuroPalestine

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