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Selon un sondage qui vient de paraître, 64% des Français sont favorables au traité européen.
Loin de nous l’idée d’affirmer que leur opinion résulté d’une erreur ou
d’une ignorance flagrante. Sous réserve de la crédibilité qu’on peut
accorder à un sondage quel qu’il soit, il est clair cependant que la
médiacratie a bien réussi son coup et que le consentement
a été extorqué par le rouleau compresseur favorable au traité qui
s’abat sur nos esprits et qu’en cas de doute, les esprits les plus
inquiets ont cédé à la peur provoquée par les arguments partiels et
fallacieux des fabricants de consentement sur commande.
Le traité mérite un débat au moins aussi important
que le vote des immigrés, le mariage homosexuel, la candidature à la
tête de l’UMP, les primaires socialistes ou l’intégrité des joueurs de
hand-ball professionnels. Mais il est vrai que les contre-feux ne
manquent jamais lorsqu’il s’agit d’enfumer le débat politique. On
n’entend parler de redonner la voix au peuple, de politique
participative et pourtant dès qu’une raison valable se présente, les
belles paroles fondent comme neige au soleil.
C’est vrai que le peuple peut ne pas aller dans le sens voulu mais
les « penseurs pour nous » décident alors contre nous. Vous n’avez pas
voulu de Maastricht, vous aurez Lisbonne. Et vous les Grecs et les
Italiens, c’est bon, pas la peine de voter, on vous a choisi Papandréou
et Monti. Et quand Papandréou, sous sans doute les effets d’une brève
hallucination de démocratie, a voulu soumettre le plan de redressement
(lequel déjà? on en est déjà au sixième…) de la Grèce à un référendum,
certains hauts dignitaires démocratiques ne l’ont pas voulu (comble de
l’absurde, on a même vu alors des dirigeants des anciens pays de l’est
s’offusquer de cette décision et donner des leçons de démocratie)
Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, ultra-présents sur toutes nos antennes télé et radio, cette crise n’est pas due à la dette publique.
La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés (71 milliards en 5 ans pour des résultats en termes d’emploi et de salaire pour le moins nuls…ah pardon il y a eu la crise), de l’aide publique apportée aux banques commerciales et aux entreprises (qui en suivant ferment comme Mital, délocalisent comme Renault, distribuent des millions de dividendes comme Peugeot) et du recours aux marchés financiers pour résorber cette dette à des taux d’intérêt élevés.
La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des mouvements de capitaux, le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d’investissement, ce que fait allègrement la Federal Reserve américaine.
Crise due également au fait que ce sont toujours les mêmes qui tiennent les rennes du pouvoir.
Ils sont toujours là, nommés et renommés à des hautes fonctions. Ils
proposent sans cesse des nouveaux remèdes aux maux qu’ils ont eux-mêmes
provoqués. Ils imposent des mesures et des traités et si ça ne marche
pas, on en impose d’autres et ainsi de suite. Mais pas question pour eux
d’envisager d’autres solutions, aveuglés par leurs certitudes et sans
doute pour beaucoup par leurs intérêts. Pendant ce temps, la pauvreté
augmente, le chômage s’emballe, les populations européennes émigrent,
l’espérance de vie commence à baisser, les adultes reviennent vivre chez
leurs parents, l’accès aux soins se ferme.
Enfin la crise est due à la spéculation la plus infâme des marchés financiers. Un petit groupe de spéculateurs a volontairement coulé la Grèce afin de faire s’effondrer l’Europe par effet de dominos. Il faut sauver le soldat Dollar.
La guerre économique a été déclarée contre l’Europe pour sauver la suprématie américaine. Il s’agit de savoir qui va s’opposer à l’avenir aux pays qui montent en puissance comme la Chine, L’Inde , le Brésil. Les Etats-Unis ou l’Europe? Il n’y aura pas de place pour les deux.
La guerre économique a été déclarée contre l’Europe pour sauver la suprématie américaine. Il s’agit de savoir qui va s’opposer à l’avenir aux pays qui montent en puissance comme la Chine, L’Inde , le Brésil. Les Etats-Unis ou l’Europe? Il n’y aura pas de place pour les deux.
Les Etats-Unis sont exsangues. La dette des États-Unis est estimée à
14 000 milliards de dollars, mais son déficit fiscal basé sur ses
engagements futurs dépasserait 200 000 milliards de dollars. C’est le pays le plus endetté du monde,
qui paye sa dette en créant de la monnaie, en imprimant des billets, en
comblant ses dettes avec des dettes et encore des dettes, en pillant un
futur qui n’est plus crédible.
Le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1913,
date de création de la FED. La fin des pétrodollars arrive, la demande
de dollars, parce qu’il est surévalué, commence à s’effondrer.
Les matières premières augmentent parce que le dollar, monnaie de référence, dévalue. La dette américaine ne sera jamais remboursée. La confiance et l’armée la plus puissante du monde, qui maintiennent la valeur du dollar, s’effritent et l’illusion se dissipe. L’économie réelle réagit aux attaques spéculatives américaines qui la
Les matières premières augmentent parce que le dollar, monnaie de référence, dévalue. La dette américaine ne sera jamais remboursée. La confiance et l’armée la plus puissante du monde, qui maintiennent la valeur du dollar, s’effritent et l’illusion se dissipe. L’économie réelle réagit aux attaques spéculatives américaines qui la
menacent.
En juin 2012, le Japon et la Chine ont cessé de commercer en Dollar entre eux, la Russie et l’Arabie Saoudite sont en train de suivre le mouvement.
En juin 2012, le Japon et la Chine ont cessé de commercer en Dollar entre eux, la Russie et l’Arabie Saoudite sont en train de suivre le mouvement.
On revient à l’or. La Grèce risque de se faire confisquer tout son
or par les banques européennes insolvables, et de manière tout à fait
légale. La Grèce possède 111 tonnes de réserves d’or. Combien de
tonnes seront effectivement pillées par les banques ? Le Portugal,
l’Italie, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne possèdent, à eux cinq, 3234
tonnes d’or, qui représentent 183 milliards de dollars. Il est fort
probable qu’ils subissent tous le même sort (Source: « L’invention de la
crise » de Lukas Stella). La Roumanie réclame actuellement à la Russie 93 tonnes d’or.
Alors c’est l’incompréhension la plus totale et la plus sincère d’ économistes non seulement français mais aussi du Monde entier.
Pourquoi ce texte? En quoi va-t-il arranger cette situation? La crise
de la dette n’est que poudre aux yeux, cet n’est qu’un arbuste qui cache
l’Amazonie. Et puis quel est son fondement? Pourquoi
0,5 %? Pourquoi de déficit structurel et pas global? Pourquoi favoriser
en permanence le système bancaire et les marchés? Qui a rédigé le texte?
La dette est-elle légitime? Pourquoi ne pas faire un audit de la
dette? Depuis plus de 10 ans, les Etats font des économies sur les
dépenses (suppression des postes de fonctionnaires, diminution des
aides, des remboursements et des subventions,…) et pourtant la dette
continue de s’accroître, pourquoi?
La « solidarité européenne »a bon dos. Le fait de devoir faire des
économies aussi. L’austérité devient automatique, et est imposée aux
représentants des peuples, qui doivent soumettre leurs décisions
budgétaires à une instance non élue de bureaucrates qui eux ne
s’estiment pas de trop. Ne pas adhérer au traité, c’est ne pas
bénéficier du Mécanisme européen de stabilité (MES),
institution antidémocratique par excellence, qui , sympa, pourrait
proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5 % en moyenne).
Mais ces prêts seraient conditionnés à l’application d’une austérité
drastique imposée aux peuples (MES=FMI, ces sont les mêmes qui sont aux
commandes) alors qu’un financement des Etats par la Banque Centrale, permettrait un remboursement à 1 voire 2%….
Le Traité a été signé ce jour par 9 Etats et sera appliqué dès que 12
pays y auront adhéré. C’est sûr que là, la majorité est de trop. Si
c’est pas pour faire pression, qu’est-ce-que c’est? Drôle d’Europe:
Certains Etats ont l’euro, d’autres pas, certains « bénéficieront » de
ce traité, d’autres pas, certains ont un niveau de vie déplorable
(savez vous que 80% des Roumains n’ont accès qu’à de l’eau « portée » et
non courante?), d’autres ont un niveau de corruption endémique,
certains ont un salaire minimum, d’autres pas, les salaires moyens sont
disparates… La Tour de Babel. Le principe d’unification des peuples est
belle mais autant se donner les moyens. Et là on fait le contraire. La
finance d’abord. On sait que l’Europe ne doit être solidaire que quand
ça arrange les Etats puissants (voir article).
À beaucoup d’égards ce traité est un crime contre les peuples qui ne
se trompent pas toujours. Faire référence à la Révolution Française en
permanence et louer le courage du peuple français qui a renversé des
siècles de despotisme féodal, tout le monde le fait. Mais lorsque
les foules à Athènes ou Madrid se font charger, c’est parce ce sont des
petits gauchistes et anarchistes, ignares et sans conscience sociale et
politique qui « refusent de se faire violer. »
Pendant la Grande Dépression, le président des États-Unis, Franklin
D. Roosevelt, pointait déjà l’insuffisance des mesures purement
matérielles du progrès. Dans son discours sur l’état de l’Union en 1934,
il affirmait : « L’immense majorité de nos concitoyens recherche de
meilleures opportunités pour l’humanité de prospérer et de trouver le
bonheur. Ils sont conscients que le bien-être ne s’est pas amélioré et
ne s’améliorera pas à travers le simple matérialisme ou le luxe, mais
qu’il progressera grâce à l’intégrité, la générosité, le sens des
responsabilités et la justice. » Les choses sérieuses quoi.
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