Al-Khalil – CPI
Au sud de la ville d’Al-Khalil, le long des frontières des
territoires occupés en 1948, se hissent les montagnes du village d’Al-Borj. Ce
village a vu ses habitants le quitter pour plusieurs raisons dont les
creusements sionistes secrets, les déchetteries d’ordures chimiques et toxiques
dans la périphérie du village. De plus, le village se trouve non loin du
réacteur sioniste de Dimona. Il y a en outre ces notifications délivrées par les
occupants sionistes aux villageois leur interdisant tout élargissement. Et le
mur de séparation discriminatoire a dévoré beaucoup de terrains des vallées du
village d’Al-Borj, sans parler des terrains volés depuis 1948. Les souffrances
du village restent inqualifiables
Les
maladies
Le Palestinien Mohammed Talahima, habitant du village
d’Al-Borj, confie à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les
occupants sionistes interdisent aux villageois d’atteindre l’ouest de leur
village. En fait, dans cette partie du village, sous une protection renforcée,
il y a toujours des creusements de tunnels à l’intérieur de montagnes, pour
permettre à de petits camions d’y entrer et d’y confiner des déchets toxiques,
chimiques et tous produits nocifs. Tous ces produits sont la source de toutes
sortes de maladies. Des dizaines d’habitants du village et des zones
avoisinantes en sont les victimes et sont touchés par le cancer.
Le village est habité par quelque quatre mille personnes
membres des familles d’Al-Faqih, d’Al-Talahima, d’Al-Awawida, d’Attbich,
d’Hantache, d’Al-Amayira, de Hodja et d’autres. Le cancer a emporté beaucoup de
leurs membres, jeunes et moins jeunes.
Moins de surface
et plus de morts
Pour sa part, Mme Hadja Om Ahmed Al-Faqih dit au correspondant
du Centre Palestinien d’Information (CPI) que son village ne connaissait pas de
telles maladies durant toutes les décennies dernières. C’est depuis sept ans
seulement qu’elles ont fait surface. La superficie du village se rétrécie
cependant de jour en jour, dit-elle. Bien que les habitants ne puissent aller à
l’est de leur village, vers la centrale nucléaire de Dimona, les maladies sont
en augmentation constante à cause des déchets toxiques déversés à côté du
village.
La population considère le village d’Al-Borj comme les lignes
du front, étant sur les frontières des territoires occupés en 1948 et ceux
occupés en 1967. Les deux guerres, les mesures sionistes, le mur de séparation
discriminatoire, la confiscation des terrains l’ont complètement déchiré.
Zones de non droit
!
Le village d’Al-Borj est exposé à plusieurs formes de
discrimination. Toutes ses vastes terres agricoles ont été volées par les colons
sionistes et annexées aux territoires occupés en 1948. Parmi ces colons se
trouve le grand voleur Tsidak. Il spolie les terrains palestiniens, les
transforme en fermes qu’il s’approprie et ramasse leurs fruits pour son compte,
laissant les vrais propriétaires palestiniens souffrir du manque de terrains,
des routes déviatrices, de la propagation des zones dites militaires desquelles
les villageois n’ont le droit de s’approcher.
Al-Borj, symbole
du défi
Le village d’Al-Borj reste l’image de la résistance et du défi
palestiniens, dit Abou Ibrahim Amayareh à notre Centre Palestinien d’Information
(CPI). C’est de ce village que viennent le chef Hassan Al-Qiq, un des principaux
fondateurs du mouvement de la résistance islamique Hamas, ainsi que le chef des
nrigades d’Al-Qassam en Cisjordanie le martyr Saleh Al-Talahima, que les
occupants sionistes ont assassiné en 2004, dans la ville de Ramallah. C’est de
ce même village qu’est aussi sorti un chef des Sarayas Al-Quds, bras armé du
mouvement du Djihad Islamique, le martyr Abdou Ar-Rahim Al-Talahima.
La seule position du village représente le défi d’endurance de
ses habitants qui persistent à ne pas le quitter. Ils relèvent le défi malgré
tout, malgré la confiscation des terrains, malgré les mesures impossibles
imposées par les occupants sionistes, malgré les déchets toxiques, malgré
l’interdiction de travailler la terre, malgré tout.
Il y a aussi ce danger qui menace le cœur du village, un danger
venu de toutes ces notifications ordonnant aux villageois de démolir leurs
maisons du centre du village. Les occupants sionistes prétextent qu’elles ne
sont pas autorisées et qu’elles ont été construites dans la zone C, selon
l’accord d’Oslo. La population commence alors un nouveau sentier escarpé, un
nouveau chemin ardu, une nouvelle route interminable pour défendre leurs
maisons, leurs terrains, leur vie.
Ce danger de démolition s’ajoute aux déchets chimiques, à
l’arrogance des colons et soldats sionistes. Ces dangers, parmi tant d’autres,
font souffrir le martyre à ce village d’Al-Borj comme à tous ces villages dont
le droit international ne s’occupe. La terreur et la discrimination de
l’occupation sioniste y sont pratiquées sans aucun contrôle de la part d’aucun
observateur, d’aucune institution humanitaire. Les eaux, les terrains, les
montagnes sont volés. Les hommes sont arrêtés ou tués. L’agriculture devient de
plus en plus difficile, presque impossible avec les déchets toxiques.
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Source : CPIhttp://www.palestine-info.cc/... |

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