« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
Souvenez-vous
de Bassem Tamimi du village Nabi Saleh de Cisjordanie et de sa lutte
désespérée contre le vol et le viol
des terres par les colons sionistes. Enlevé par les soldats
sionistes et emprisonné arbitrairement durant plus d’une année, libéré
le mois de mai dernier puis enlevé et emprisonné encore une fois
depuis le mois d’octobre.
Souvenez-vous
aussi de Nariman Tamimi, son épouse qui a connu le même sort.
Enlèvement, emprisonnement, libération, puis enlèvement
encore une fois. L’arbitraire, l’intimidation et l’humiliation
éternels d’une sale occupation et d’un sale occupant.
[1]
Bassem
et Nariman Tamimi ont des enfants aussi tenaces et courageux. Après
l’enlèvement hier de leur frère, l’enfant Waad Tamimi, les
filles Tamimi ont donné une leçon de courage et de résistance non
seulement à la meute de soldats sionistes qui les encerclaient mais
aussi et surtout au servile Mahmoud Abbas et ses pantins
collaborateurs.
[2]
Ému, j’ai écouté les filles Tamimi s’insurger contre les soldats : « vous vous croyez supérieurs avec votre
bouclier… avec vos armes… on n’a pas peur… si vous arrachez un olivier, nous planterons cent oliviers ». Vidéo ICI
Pendant que la famille Tamimi et les autres s’insurgent, résistent et défendent terre et dignité palestiniens,
Mahmoud Abbas conseillé par sa troupe de traitres, vient de
remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948
en déclarant dans
une interview diffusée vendredi soir à la télévision israélienne :
« Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir Safed, mais pas de vivre
là-bas »
[3]
Les filles de Bassem et Nariman Tamimi ont compris ce que ces vieux sabots n’ont jamais pu comprendre de la cause palestinienne :
on ne négocie pas
avec un occupant, on lui résiste, on le combat. Tout compromis et
toute concession est un cadeau stratégique donné naïvement et lâchement
aux sionistes.
En
renonçant au droit au retour des réfugiés palestiniens,
on renonce à toute légitimité. Il est temps de tourner la page
funeste de Mahmoud Abbas et donner les rênes à un printemps
palestinien, celui de la génération des enfants de Bassem et Nariman
Tamimi.
[1] Lire les « Chroniques de la Palestine occupée » de la philosophe Aline de Diéguez
[2] Lire Aline de Diéguez, « La collaboration consensuelle »
[3] Mahmoud Abbas est né en 1935 à Safed alors en Palestine sous mandat
britannique.
© Photo Raya FM

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