mercredi 7 novembre 2012

Palestine : la leçon des enfants de Bassem et Nariman Tamimi à Mahmoud Abbas…

Chahid Slimani

« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
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Souvenez-vous de Bassem Tamimi du village Nabi Saleh de Cisjordanie et de sa lutte désespérée contre le vol et le viol des terres par les colons sionistes. Enlevé par les soldats sionistes et emprisonné arbitrairement durant plus d’une année, libéré le mois de mai dernier puis enlevé et emprisonné encore une fois depuis le mois d’octobre.  
 
Souvenez-vous aussi de Nariman Tamimi, son épouse qui a connu le même sort. Enlèvement, emprisonnement, libération, puis enlèvement encore une fois. L’arbitraire, l’intimidation et l’humiliation éternels d’une sale occupation et d’un sale occupant. [1]   
 
Bassem et Nariman Tamimi ont des enfants aussi tenaces et courageux. Après l’enlèvement hier de leur frère, l’enfant Waad Tamimi, les filles Tamimi ont donné une leçon de courage et de résistance non seulement à la meute de soldats sionistes qui les encerclaient mais aussi et surtout au servile Mahmoud Abbas et ses pantins collaborateurs. [2] 
 

Ému, j’ai écouté les filles Tamimi s’insurger contre les soldats : « vous vous croyez supérieurs avec votre bouclier… avec vos armes… on n’a pas peur… si vous arrachez un olivier, nous planterons cent oliviers ».  Vidéo ICI
 
Pendant que la famille Tamimi et les autres s’insurgent, résistent et défendent terre et dignité palestiniens,  Mahmoud Abbas conseillé par sa troupe de traitres, vient de  remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948 en déclarant dans une interview diffusée vendredi soir à la télévision israélienne : « Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir Safed, mais pas de vivre là-bas » [3]
 
Les filles de Bassem et Nariman Tamimi ont compris ce que ces vieux sabots n’ont jamais pu comprendre de la cause palestinienne : on ne négocie pas avec un occupant, on lui résiste, on le combat. Tout compromis et toute concession est un cadeau stratégique donné naïvement et lâchement aux sionistes.
 
En renonçant au droit au retour des réfugiés palestiniens, on renonce à toute légitimité. Il est temps de tourner la page funeste de Mahmoud Abbas et donner les rênes à un printemps palestinien, celui de la génération des enfants de Bassem et Nariman Tamimi.


[1] Lire les « Chroniques de la Palestine occupée »  de la philosophe Aline de Diéguez
[2] Lire Aline de Diéguez, « La collaboration consensuelle »
[3] Mahmoud Abbas est né en 1935 à Safed alors en Palestine sous mandat britannique. 
© Photo Raya FM
 
 

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