On s'en fout !
Ce dessin satirique, paru sur le blog Pierre-Alain,
résume
parfaitement l'ethnocentrisme occidental dont on mesure l'ampleur
devant la couverture médiatique de l'ouragan Sandy. Et pour cause, avant
de visiter les Etats-Unis pour donner un coup de main à
Barack Obama, l'ouragan dévastateur avait au préalable laissé
derrière lui un paysage de désolation dans les Caraïbes, notamment à
Haïti. Bilan: Plus de 200.000 sinistrés, au moins 52
morts, 15 disparus et 19 blessés, des infrastructures économiques,
routières médicales, scolaires....détruites, une famine qui menace plus
que jamais directement un million de personnes. "Les stocks sont à un niveau dangereusement bas. Après la tempête tropicale Isaac en
août, ces stocks n'ont pas été reconstitués", a averti George Ngwa,
porte-parole de OCHA, qui coordonne l'aide humanitaire en Haïti. "L'économie a subi un coup sévère", a indiqué le premier ministre, Laurent Lamothe. "La plupart des cultures épargnées par l'ouragan Isaac
[qui a frappé l'île en avril] ont été détruites par Sandy", a-t-il déploré.
Or, alors que l'ouragan
Sandy décuple la détresse sanitaire et alimentaire à Haïti, et que le gouvernement lance appel à l'aide internationale d'urgence, les médias préfèrent focaliser leur attention sur les
dégâts qu'il a provoqué aux Etats-Unis, préférant ainsi s'attarder sur l'annulation du Marathon de New York et sur les petits soucis de connexion WIFI que connaissent quelques milliers d'américains. Rappelons que
les conséquences du passage de l'ouragan Sandy sur cette petite nation caribéenne sont catastrophiques,
d'autant plus qu'elle ne se relève toujours pas du terrible séisme qui l'a durement frappé le 12 janvier 2010, provoquant un désastre
humain et sanitaire, environ 300 000 morts !
Manifestement, les médias occidentaux croient dur comme fer
que la vie d'un haïtien, voire d'un caraïbéen, ne vaut pas celle d'un habitant blanc de Manhattan, d'où la pornographie médiatique orchestrée autour des
" pauvres américains ".
Au moins les choses sont
claires, la presse occidentale n'est que l'instrument d'une propagande
suprématiste, celle qui théorise qu’une paralysie de
NY peut forcément avoir des conséquences directes sur la planète
entière. Alors, Haïti peut se noyer sous les flots d'eaux..., on préfère
s'apitoyer sur les clés perdus par des New-yorkais après
la visite de Sandy la terrible. C'est dire s'il ne faut lire ou
écouter les médias occidentaux que pour rire de leurs pitreries et
mauvaise foi.

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