Les occupants sionistes ont mis la main sur des dizaines de
centaines d’hectares de terrains de la ville d’Al-Khalil, ainsi qu’à ses
alentours, dans les villages et les localités qui l’entourent. Et la
colonisation à continue à l’intérieur même de l’ancien bourg, en plein jour.
Tout cela ne leur suffit pas : les occupants sionistes tendent leurs mains vers
l’entourage de la ville où ils sèment leur sombre colonisation. Ils font tout
pour mettre la main sur les maisons, les terrains, les biens palestiniens. Ils
font absolument tout pour tout judaïser.
Les occupants sionistes ne cessent de délivrer aux Palestiniens
du sud de la ville d’Al-Khalil des préavis leur ordonnant de démolir leurs
maisons. Et parfois, ils les démolissent eux-mêmes. Ces préavis et ces
démolitions s’ajoutent aux menaces lancées jour et nuit par les occupants
sionistes, des menaces disant que ces zones sont sous l’autorité des occupants,
selon l’accord d’Oslo. Ces zones menacées s’étendent sur les terrains des
villages de Dora, Al-Dahirriya, Al-Samoua, Yatta et d’autres encore.
Préavis
systématiques
Parmi ces dizaines de villages menacés se trouve Kharbat
Al-Dirat, au sud de la ville d’Al-Khalil. Ses habitants ne cessent de recevoir
de tels préavis. Il est bien clair que les occupants sionistes n’ont en tête que
la volonté de pousser les Palestiniens à quitter leur terre pour mettre la main
dessus, ce qui pousse les villageois à s’accrocher encore plus à leur terre.
Mohammed Al-Adra, président du conseil municipal du village de
Kharba, dit à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les forces
sionistes d'occupation envahissent le village de façon répétée. Elles délivrent
aux habitants des préavis de démolition, sous prétexte qu’il manque une
autorisation. Chaque famille se sent menacée.
Les occupants sionistes avancent le prétexte du manque
d’autorisation, dit Al-Adra, or, ils cherchent à ouvrir une rue au service de
leurs colons. Il dit cela, preuve à l’appui : un tribunal sioniste a informé les
habitants du village que toutes les maisons, même à 81 mètres de la rue, seraient
détruites, même si elles possédaient un permis de construction !
Le président du conseil ajoute que les occupants sionistes non
seulement délivrent des préavis, mais de plus, ils démolissent eux-mêmes les
maisons palestiniennes. Une fois, ils ont rasé trente-trois maisons à la fois.
Ces préavis et démolitions sont devenus le cauchemar des habitants du village.
Personne ne pense à se construire une maison. Et beaucoup de maisons ne sont pas
complètement construites, par peur de les voir détruites aussitôt.
La politique de l’occupation sioniste menace les
infrastructures de tous ces villages. La vie y est désormais de plus en plus
difficile. Mais les villageois s’accrochent, résistent, endurent, patientent,
malgré tout. Ils attendent le départ de l’occupation et le retour de la vie
normale.
Quels prétextes
!
Ratib Al-Jobour, coordinateur du comité de résistance contre la
colonisation de l’est du village Yatta, dit que les occupants sionistes avancent
n’importe quels prétextes pour détruire les maisons palestiniennes.
Ces gens sont là depuis des centaines d’années, beaucoup avant
que la première colonie sioniste ne voie le jour, dit-il à notre Centre
Palestinien d’Information (CPI). De plus, ces gens possèdent tous les documents
confirmant leur droit. Mais les occupants sionistes en font fi. Ils les
chassent, détruisent leurs maisons, prétextant que la zone est sous leur
autorité.
Des dizaines de familles palestiniennes ont été chassées de
leurs maisons. De la seule zone de Yatta, plus de trois cents familles ont été
délogées de leurs maisons.
En cette année 2012 qui vient de prendre fin, pas moins de cent
logements ont été détruits à l’est de Yatta. C’est une affaire qui hante les
Palestiniens de la zone.
Il faut alors qu’un soutien soit apporté aux villageois,
surtout de la part de l’autorité de Ramallah, dit Al-Jobour. Ils ont besoin d’un
soutien concret, en plus de ce soutien moral et médiatique venant des comités
populaires, ajoute Al-Jobour.
Notons enfin que la ville d’Al-Khalil est toujours le sujet
d’une campagne de colonisation sans précédent. Plus de 60% de ses terrains sont
déjà confisqués au profit de ces colonies sionistes installées sur ses terres et
sur ses montagnes vertes.

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