À 35 ans ans, après 16 ans de bons et loyaux services comme tueur (pardon :
soldat d’élite) dans la marine étatsunienne (il reconnaît avoir éliminé à lui
seul une trentaine d’« ennemis combattants ») où il s’est engagé après une
déception sentimentale, le militaire qui a tué Ben Laden de trois balles dans la
tête se retrouve aujourd’hui sans retraite ni assurance-maladie parce qu’il n’a
pas cotisé 20 ans sous les drapeaux. Il en est réduit à vivre sous le même toit
que sa femme dont il est séparé.
Il a récemment confirmé qu’il n’était pas question de prendre Ben Laden
vivant : « Tout le monde le voulait mort mais personne ne voulait dire : “
Hé, vous allez tuer ce mec. C’était implicite ” ».
Il a également précisé
que Ben Laden ne voyait rien dans le noir et qu’il n’était pas armé. Avant
d’ajouter que d’autres collègues tirèrent plusieurs balles sur le cadavre du
chef d’Al Qaida étendu au sol.
Ce haut fait d’armes a-t-il un rapport avec cet épisode de la Deuxième Guerre
mondiale, peut-être apocryphe ? En 1941, à Varsovie, deux jeunes soldats
polonais, Wojtyla et Wizniewski, ont dans la mire de leur fusil un tout jeune
soldat allemand. Wizniewski s’apprête à tirer lorsque Wojtyla a une vision :
«Ne tire pas, sinon tu vas tuer mon successeur».
Théophraste R., à qui le carrousel des exploits guerriers
donne le tournis.


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