Paris – CPI
Depuis pas mal de temps, on n'arrête pas de parler de la visite
du président américain Barack Obama au Moyen-Orient, une visite prévue le 20 du
mois de mars en cours. Que-ce que viendra faire dans la région le président d’un
pays qui est encore et jusqu’à nouvel ordre la première puissance du monde, qui
est encore et jusqu’à nouvel ordre l’ami, l’allié historique, le protecteur de
l’entité sioniste ? Il ne viendra certainement pas pour faire du tourisme. Il a
sûrement une idée derrière la tête, et même plusieurs.
Les intérêts historiques américains dans la région, Obama,
comme tout président américain qui se respecte, ne fait un seul mouvement si ce
n’est pour les servir.
Et dans cette région en ébullition, les événements pourraient
sortir de tout contrôle. En Tunisie et en Egypte, les situations sont loin
d’être stabilisées. Le parti d’Annahda en Tunisie et les Frères Musulmans
n’aiment pas trop l’entité sioniste et ses politiques usurpatrices à l’encontre
des Palestiniens.
Et en Iraq, Al-Qaïda n’est pas éradiqué, malgré toute cette
guerre dévastatrice. De plus, elle se trouve partout dans le monde arabe. Et
elle a trouvé une niche bien garnie en Syrie, dans une guerre civile.
Des événements imprévisibles pourraient perturber le sommeil de
l’administration d’Obama. Obama viendra donc s’assurer de la fidélité des pays
qu’il devrait visiter : "Israël", la Cisjordanie, la Jordanie, l’Egypte, la
Turquie et bien évidemment l’Arabie Saoudite. Et il viendra aussi s’assurer de
leurs capacités, militairement parlant, à faire face à toute éventualité, et
vérifier qu’il n’y ait pas de surprise qui mettrait ses intérêts en danger et
surtout ceux de son cher "Israël".
Justement, il y a peu de temps de cela, "Israël" a frappé la
Syrie en crise, bombardé des positions militaires syriennes. Cette agression
aurait des conséquences. La Syrie pourrait à tout moment utiliser son droit de
réplique pour répondre à cette attaque par une attaque imprévisible.
Pour les intérêts de l’entité sioniste, Obama ferait tout. Il
pourrait exiger de l’Egypte des pressions supplémentaires sur le Hamas pour plus
d’accalmie, pourquoi pas pour une reconnaissance d’"Israël" par ce mouvement
islamique.
Et pour ce qui est de la Cisjordanie et de l’autorité
palestinienne, Obama aurait au moins la tâche de faire bouger ces négociations
mort-nées entre l’autorité de Ramallah et l’entité sioniste. Il pourrait
encourager cette autorité à venir s’asseoir autour de la table des négociations,
en utilisant certainement la politique du bâton et de la carotte. Le bâton est
toujours là ; l’autorité est toujours sur la sellette, sur un siège éjectable :
elle pourrait être dissoute pour n’importe quel prétexte, et la Cisjordanie
serait donnée à la Jordanie sous le titre d’une confédération
palestino-jordanienne.
La carotte pourrait être un peu d’argent par-ci par-là ; elle
pourrait aussi être la libération de quelques prisonniers politiques, déjà
libérables.
L’autorité jouera-t-elle le jeu des Américains et des
Israéliens et continuera-t-elle à jouer le rôle de policier contre les siens,
pour si peu ? Ou essayera-t-elle de tendre la main à ses frères de la bande de
Gaza, du Hamas en particulier, afin de bâtir un front uni, fort et
infranchissable ? Ne dit-on pas que l’union fait la force ?
Source : CPI

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