jeudi 25 juillet 2013

Nous sommes fous, et c’est un fou qui vous le dit

Gaëtan Pelletier          

C’est vrai qu’on est tous cinglés. Les mythomanes se reproduisent comme des blattes et infiltrent notre monde… Comme ces fourmilières qui grugent les charpentes des maisons. Nous sommes fêlés par « l’information », et on se ressoude à la colle des « friendly » de Facebook, les téléphones « intelligents », on veut tous être quelqu’un dans un monde de personne… Le « nobody » est  à la mode. Il se croit lui-même « quelqu’un ». Et on le nourrit comme les poulets à l’ombre.

Depuis les années 50, le savon ne cesse de s’améliorer : lavage à froid. Il y a mille ans, tout le monde lavait à froid. Pendant une certaine période, tout le monde s’est lavé au chaud. Les pubs d’automobiles sont si frelatées qu’on se croirait dans le film " Le Seigneur des anneaux ". Les voitures parlent, roulent aux sables bitumineux, – qui, soit dit en passant- assassinent la flore, les poissons, le mode de vie amérindien, etc.
Mais la plus grande folie est dans la culture des blouses blanches. Les costumés du savoir se croient à l’abri de l’idiotie. Le salaire aidant… Parce que la survie dépend des grosses légumes, des banques, de tout ce qui disparaît de réel. L’auto est présentée dans un décor qui n’existe plus. On le monte en mode de pixels, images préfabriquées en arrière plan. Pas de files sur les ponts de Montréal… Des montagnes, des ours polaires, des routes qui n’existent pas, etc.
On mange à gonfler comme des porcs engraissés. Et la plus grande aventure est de monter dans l’échelle sociale en écrasant du pied tous ceux qui sont derrière le monteur… C’est considéré comme une victoire. La folie est une « victoire »…
Il reste la dernière folie du moi-cowboy : il vit son rôle d’esclave du travail et de l’esprit, décarcassé, mais il faut qu’il se présente « heureux ».
Le voilà qu’il sombre dans la frileuse déchéance cachée : il trébuche, on lui donne des médicaments turbo-décompresseurs….
IL FAUT QU’IL DÉCOMPRESSE, SINON IL N’EST PAS « RENTABLE ».
Nous voilà dans un monde où nous sommes sculptés et figés sans le savoir. Peinturlurés du cerveau, « moi » à numéro.

Comme dirait l’idiot au bout de la table du net: « Mais vous, qu’en pensez-vous » ?
Attention d’être « pensés » dans vos réponses !
Orwell a donné la recette ou bien il l’a trouvée ?

Gaëtan Pelletier -Juillet 2013 -

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