AFPS
Un complément à l'article de Gilles Devers passé le 18/7 sur ce blog. Marissé.
Les nouvelles règles fixées par la Commission européenne pour tout projet
de coopération avec des organismes israéliens à partir du 1er janvier 2014 vont être
publiées au Journal officiel de l’UE. Elles ont déjà
provoqué la réaction indignée de Netanyahou et du cabinet israélien et ont été
qualifiées de véritable « tremblement de terre ». Tout simplement parce
qu’elles tirent, pour la première fois, certaines conséquences pratiques
d’une évidence maintes fois répétée par la communauté internationale : les
territoires occupés depuis 1967, à Jérusalem, dans
le reste de la Cisjordanie, ou dans le Golan syrien ne peuvent en aucun cas
être considérés comme israéliens.
La conséquence qu’en tire la Commission est qu’aucune entité israélienne
(organisme, entreprise, association, université…) ne pourra faire l’objet
d’une aide de l’UE pour une activité se déroulant
partiellement ou totalement dans les territoires occupés par Israël. Quant
aux instruments financiers (prêts, garanties), ils ne pourront être accordés
qu’aux entités n’ayant aucune activité dans les territoires occupés. La
Commission rappelle également les conclusions du Conseil Européen de décembre
2012, selon lesquelles tous les accords entre
l’UE et Israël doivent indiquer de manière explicite
qu’ils ne sont pas applicables aux territoires palestiniens occupés.
Nous saluons cette bonne nouvelle qui tranche avec la frilosité jusque là
érigée en principe par les institutions européennes. L’UE ne doit pas céder aux pressions et aux insupportables
chantages du gouvernement israélien qui manifeste au quotidien son refus
d’une paix juste et durable.
C’est là un premier pas pour mettre les discours en conformité avec les
actes. On peut y voir une réponse à l’accélération sans précédent d’une
politique de colonisation tous azimuts. Et c’est aussi le fruit de toutes les
interventions d’associations, d’élus, de partis politiques exigeant de faire
respecter le droit international pour sauver les possibilités de paix, de
paix par le droit.
C’est donc un pas important, dans la logique du Conseil européen de décembre
2012, et d’abord la fin d’une incohérence.
Reste aux Etats et donc à la France, souvent d’accord pour le rappel des
principes, à en tirer toutes les conséquences. Ils doivent appeler les
sociétés à cesser leurs investissements dans les territoires occupés et
bannir les produits des colonies. Ils doivent prendre des mesures politiques
pour répondre à une situation qu’ils dénoncent et mettre fin aux avantages
commerciaux contre nature, mis en lumière dans le rapport « La Paix au
rabais » des 22 ONG
internationales, dont bénéficient jusqu’à présent les colonies.
Dans ce même souci de cohérence, l’UE doit
suspendre les discussions en cours dans le cadre de la politique européenne
de voisinage dont l’objet même est l’accroissement des échanges et de la
coopération et suspendre l’accord d’association UE-Israël tant qu’Israël
persiste dans sa politique de violation du droit international.
Association France Palestine Solidarité
(AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
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