Réduire le coût du travail ?
Après avoir réduit le travail, en entretenant depuis plus de trente ans
le chômage de masse ?
Bien sûr, cela est dans le droit fil de cette
stratégie, car c’est une stratégie du patronat mondialisé, ce n’est pas
une fatalité. Réduire le coût du travail pour être compétitif, comme nos
amis Allemands qui ont une compétitivité supérieure à la notre, nous
dit-on, alors qu’ils vendent des produits finis très chers, sans que
leurs coûts ne les pénalisent. Seulement voilà, en Allemagne les patrons
sont allemands, pas français. Les patrons français rêvent toujours de
vengeance envers ce peuple qui lui a imposé des progrès sociaux. Pour un
patron français, seul maître à bord, le premier et seul droit de ses
salariés, c’est de travailler, et d’accepter ce qu’ils leur donnent… je veux rester correct.
Notre patronat
est incapable de faire travailler à plein temps, 35 heures par semaine,
les salariés qui sont au boulot, et l’on voudrait nous faire travailler
plus. Mais pour travailler plus il faut tous avoir, pour commencer, un
travail. Il ne peut y avoir durablement, dans une société démocratique,
une partie qui travaille plus, et l’autre qui crève la dalle ! Cela ne
durera qu’un moment. Cette mentalité individualiste, personnelle,
égoïste, qui nous rapproche de cette classe dirigeante sans morale, nous
a amenés là ou nous sommes. Personne ne peut vivre de son propre travail
sans le travail des autres. Elle est là la clef pour notre avenir, les
plus anciens l’avaient compris, ils seraient bon que les générations
suivantes arrêtent de se gargariser de leur pseudo connaissances, qui ne
sont qu’un carcan dont ils n’ont même pas conscience.
Je ne peux plus supporter de savoir que les dividendes se sont élevés à 200 milliards
en 2012. Des sommes qui vont grossir des coffres déjà bien remplis dans
les îles Caïmans ou tout autre lieu qui échappe à tout contrôle avec la
complicité de nos politiques. C’est un argent qui pourrait être
réinvesti mais les patrons de notre pays préfèrent le fric à l’emploi.
Ils considèrent que placer de l’argent rapporte plus que de placer des
travailleurs.
Tous les patrons
ne raisonnent pas ainsi ? Je vous l’accorde, mais la crise capitaliste
les frappe autant que leurs salariés, alors, de guerre lasse, ils
succombent au travers de ce système qui prend l’eau de toute part, mais
qui demeure très rentable pour une minorité de privilégiés. Et, tant que
notre personnel politique, et médiatique, restera à leur service,
profitant des miettes qui leur sont accordées, rien ne pourra changer.
Ce n’est pas en France, à l’assemblée nationale, que nous verrons nos représentants,
selon la constitution, voter dans l’intérêt de celles et ceux qui les
ont élus. Il est là notre malheur, les élus de notre parlement, y
compris européens, ne défendent, dégagés de toutes obligations pendant
toute la durée de leur mandat, que les intérêts de leur parti, de leur
gouvernement et de leurs idéologies, qui ne coïncident bien souvent
qu’avec leurs propres intérêts. La carrière politique enrichit bien plus
que le travail salarié, et même, pour une grande majorité
entrepreneuriale; voyez le niveau de vie de celles et ceux qui depuis
plus de trente années dirigent par alternance notre pays avec tout le
bonheur que nous pouvons constater.
Ils n’ont même pas l’obligation de résultat, ils échouent et reviennent
quelques années après, pour échouer à nouveau, tout au moins sur le
plan de l’intérêt général, pour le reste, voyez notre ancien premier
ministre de l’UMP, il vient de poser en famille dans Paris Match, devant
son modeste logis. Il faut dire que 22 000 euros par mois, frais en sus
pendant 60 mois, à rien glander, cela vous permet de voir venir quand
le contrat est rompu… vous laissant tout de même une poire pour la soif
en siégeant dans une assemblée réputée, nationale.
Il se permet même de faire la nique à nos socialistes au pouvoir étendu comme jamais, qui n’avancent pas, pour autant, dans un sens différent de leurs prédécesseurs.
Il se permet même de faire la nique à nos socialistes au pouvoir étendu comme jamais, qui n’avancent pas, pour autant, dans un sens différent de leurs prédécesseurs.
La gauche ne fait pas
plus mal que la droite, mais elle, au moins, elle est de gauche ! Cela
fait trente ans que j’entends ce refrain, qui éloigne chaque jour un peu
plus nos compatriotes de votre parti de notables qui est devenu un
adepte du social libéralisme à la mode social démocrate. Combien de
temps allons nous continuer de la sorte, en attendant un nouveau
Robespierre, pour changer ce régime pourri jusqu’à la moelle.
Conscience Citoyenne Responsable

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