Caro

Vous n’avez pas encore reçu votre lettre de licenciement car on ne licencie pas
un élu de la République, mais je suis au regret de vous annoncer que vous n’êtes
plus d’aucune utilité puisque désormais les décisions concernant l’avenir de
notre nation se prennent sans que vous soyez consulté.
Il parait que l’heure est aux économies, cela pourrait en faire d’importantes
pour le budget de l’Etat.
Dernièrement l’Europe met la dernière touche à une Union Bancaire qui
modifie en profondeur les règles de responsabilités des dirigeants d’entreprise
et qui abroge en particulier une loi française sur la responsabilité pénale des
dirigeants salariés.
Nous n’avons pas entendu de débat contradictoire sur la question.
Pis, cette Union est présentée de manière tellement confuse que la grande
majorité des français n’ont pas compris grand-chose à sa mise en place alors
qu’elle les concerne directement.
Je ne peux que citer cet article du Figaro qui démontre parfaitement
l’absence totale de débat public et contradictoire (débat essentiel à tout
fondement démocratique) sur ces sujets :
il parait important de souligner quelques phrases de cet article :
Sur le papier, la question « est résolue à 95% », comme a pu le dire Pierre Moscovici à l’issue du dernier huis clos, il y a une semaine.
Sur le papier, la question « est résolue à 95% », comme a pu le dire Pierre Moscovici à l’issue du dernier huis clos, il y a une semaine.
Actuellement, notre gouvernement semble très préoccupé par un autre contrat
Européen dénommé le « contrat compétitivité ».
Là aussi, je ne peux que reprendre un article du Figaro: L’UE veut pousser les États à des réformes structurelles (retraites, marché du travail…) grâce à des incitations financières. Le principe des «contrats de compétitivité» a été acté au sommet de Bruxelles.
Là aussi, je ne peux que reprendre un article du Figaro: L’UE veut pousser les États à des réformes structurelles (retraites, marché du travail…) grâce à des incitations financières. Le principe des «contrats de compétitivité» a été acté au sommet de Bruxelles.
Là aussi, il me semblait que les notions de législation sociale, législation
du travail, législation sur les retraites faisaient encore partie des
prérogatives des parlements nationaux.
il semblerait que ce ne soit plus le cas… ce qui était en fait prévisible depuis la résolution Européenne de 2007 annonçant la fin des processus parlementaires et des débats publics sur des sujets aussi épineux que ceux que nous sommes en train d’évoquer.
il semblerait que ce ne soit plus le cas… ce qui était en fait prévisible depuis la résolution Européenne de 2007 annonçant la fin des processus parlementaires et des débats publics sur des sujets aussi épineux que ceux que nous sommes en train d’évoquer.
Et là aussi je cite la résolution Européenne de 2007 : Cadre institutionnel et rôle du
Parlement.
35. souligne que seule la participation plus large à tous les niveaux du Congrès des États-Unis, du Parlement européen permettra réellement de renforcer l’ensemble du processus et que les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une "assemblée transatlantique" de fait.
35. souligne que seule la participation plus large à tous les niveaux du Congrès des États-Unis, du Parlement européen permettra réellement de renforcer l’ensemble du processus et que les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une "assemblée transatlantique" de fait.
Visiblement, dans la ligne directe de cette résolution, les débats publics et
contradictoires, fondements de nos démocraties, appartiennent désormais au
passé.
Par ailleurs, il semble que sur des sujets de cette importance, la décision a déjà été prise à Bruxelles, il n’est pas nécessaire de consulter les Parlements nationaux.
Par ailleurs, il semble que sur des sujets de cette importance, la décision a déjà été prise à Bruxelles, il n’est pas nécessaire de consulter les Parlements nationaux.
Les Parlements nationaux ne seront pas consultés
sur la ratification du Traité transatlantique
http://www.contrelacour.fr/parlements-nationaux-ratification-marche-transat…
http://www.contrelacour.fr/parlements-nationaux-ratification-marche-transat…
Ces traités vont désormais être LOI … mais vous n’aurez pas été consultés et,
bien sûr, aucun débat n’aura jamais eu lieu sur le sujet.
La modification de législation est déjà en cours pour être certain que les
lois nationales ne pourront entraver ces traités. On appelle également cela le
TIPP, pour être sûr que personne ne puisse comprendre de quoi il s’agit:
Ce sont les lobbies qui prennent désormais les décisions et qui fixent les
règles de conduite européennes, la justice privée remplace la justice
publique.
Une proposition fuitée de la Commission augmente la puissance de l’entreprise
dans la prise de décision.
Et c’est bien désormais le "mieux payant" qui aura gain de cause
:
Vendredi dernier, les ministres des finances de la zone euro
(Eurogroupe) ont entamé les discussions relatives à la mise en place des
« contrats de réformes ».
Cette nouvelle proposition, dont je vous parle depuis quelques mois, vise
à inverser la logique actuelle: offrir de l’argent aux pays qui
acceptent de mener des réformes structurelles, au lieu de brandir la
menace (jamais mise en œuvre) des sanctions financières.
http://www.contrelacour.fr/contrat-argent-contre-reformes-precisent/
http://www.contrelacour.fr/contrat-argent-contre-reformes-precisent/
Sur un sujet comme les retraites, j’ai le regret d’annoncer à la fonction
publique française que son statut est désormais mort et enterré. C’est également
écrit dans les résolutions Européennes et les décisions n’étant plus du ressort
de l’Assemblée, elles sont déjà exécutoires même si nos médias ont oublié de
nous en présenter un panorama complet : alignement des régimes publics sur celui du
privé ; les fonds complémentaires sont désormais confiés aux
fonds de pension privés.
La résolution Parlement européen du 20 octobre 2010 sur la crise financière,
économique et sociale (recommandations concernant les mesures et initiatives à
prendre).
Celle-ci dispose – en son paragraphe 77 – que le Parlement :
- prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés (3), dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle;
- considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées.
Celle-ci dispose – en son paragraphe 77 – que le Parlement :
- prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés (3), dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle;
- considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées.
Dans ce cadre, une attention particulière devrait être accordée à la réforme
des systèmes de retraite, l’écart devant correspondre, dans ce cas, au surcoût
direct occasionné par le transfert des contributions du pilier géré par les
pouvoirs publics au pilier financé par capitalisation. Les mesures ayant pour
effet de ramener des actifs du pilier financé par capitalisation vers le pilier
géré par les pouvoirs publics devraient être considérées comme ponctuelles et
temporaires par nature et, par conséquent, devraient être exclues du solde
structurel utilisé pour déterminer si des progrès suffisants ont été accomplis
pour réaliser l’objectif budgétaire à moyen terme.
Les retraites ne sont qu’un exemple car les accords dont nous parlons
concernent la plupart de nos lois actuelles et vous ne serez pas vraiment
consultés Messieurs les Députés. On vous dira que c’est l’Europe ! Le débat
sera interdit, les textes demeureront secrets.
Et c’est en ce moment que cela se passe alors que vous êtes en train de
préparer vos festivités et vos réveillons… et que vous avez d’autres chats à
fouetter que le combat pour éviter l’enterrement de notre démocratie dans la
plus stricte intimité.
Joyeux Noël Messieurs les Député. Mais ne venez pas vous plaindre auprès de
vos électeurs lorsque vous recevrez la lettre mettant fin à votre mission d’élu
de la République. Effectivement, vous n’aurez même pas su défendre les
principes élémentaires de nos démocraties, la séparation des pouvoirs,
l’indépendance de la justice, la Constitution dont vous étiez supposé surveiller
le respect.
Il parait que l’heure est aux économies, la suppression de vos postes, de
vos attachés parlementaires, des budgets attachés à vos missions vont être une
économie certaine pour l’équilibre budgétaire.
La Belgique nous a déjà démontré qu’un gouvernement ne servait pas à
grand-chose puisqu’elle a su s’en passer pendant plus de 18 mois.
Vous nous démontrez que les parlements sont également totalement inutiles
puisque vous laissez la République se faire déposséder de tous ses pouvoirs
sans émettre un seul cri d’opposition. Et pourtant vous avez ce pouvoir. En
France il se nomme Motion de censure, mais vous avez également dû oublier ce que
le respect de la Constitution et des fondements démocratiques impliquaient comme
engagements de votre part.
Au revoir Messieurs les Députés, je ne vous regretterai pas, car vous ne
servez hélas plus à rien, excepté d’engendrer des coûts totalement inutiles à
la nation.
Et à la vitesse du coup d’état en train de se produire, si vous suivez les
tendances imposées par l’Europe aux Grecs ou aux Espagnols, concernant ceux
qui pourraient s’opposer à cet assassinat servant que les intérêts d’une caste
qui n’a désormais que des droits et plus aucun devoir, ce cri d’indignation
n’aura même plus le droit d’exister. Vous applaudirez sûrement l’envoi des
milices privées, filiales de groupes américains comme Académi, pour réprimer
cette contestation.
Petit cadeau de Noël pour essayer de conserver le sourire : le jeu vidéo
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