Comme l’écrasante majorité des Français, les membres du comité
Valmy constatent avec effarement la chute morale de la France officielle dans
une opération politique où des membres du gouvernement oublient leurs
responsabilités et la gravité de la situation du pays pour se partager avec un
comique, la vedette d’un psychodrame politico-médiatique préconçu à des fins
liberticides.En s’en tenant dans cette initiative à la défense des libertés démocratiques en général et de la liberté d’expression en premier lieu, le comité Valmy entend placer chacun devant ses responsabilités et tout d’abord le Premier ministre qui est ainsi appelé à circonvenir l’incendie pour éviter que cette sinistre opération partisane, minoritaire au départ, n’entraîne notre pays dans un nouveau pétainisme.
Lettre ouverte à M. Jean-Marc Ayrault, ès
qualités de Premier Ministre et ès qualités de Président du Conseil
d’État
Monsieur le Premier Ministre,
En vertu de l’article L. 121-1 Code de la Justice
administrative, vous êtes Président du Conseil d’État, gardien du bon
fonctionnement et de l’indépendance de cette haute institution.
Celle-ci vient de se distinguer en cassant des décisions des
tribunaux administratifs, lesquelles visaient à préserver la liberté
d’expression, liberté fondamentale s’il en est. Ces arrêts du Conseil d’État
sont contraires aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux
de la France et ils s’analysent en coup de force visant à restreindre les
libertés d’expression tout d’abord dans les spectacles pour ensuite étendre ces
interdictions sur internet. Il ne resterait rien de la liberté d’expression si
les contenus des spectacles comme des sites Internet étaient soumis à quelque
autorisation préalable comme tentent de l’instaurer ces arrêts.
Nous demandons à votre gouvernement de saisir lui-même le
Conseil d’État pour qu’au regard des principes constitutionnels et des
engagements internationaux soit rendu un avis visant à rappeler le caractère
intangible des libertés fondamentales que ces arrêts de circonstance semblent
ignorer.
Par décret
du 28 octobre 2010 Monsieur Arno Klarsfled a été nommé juge Conseiller
d’État.
Ce Conseiller d’État s’est exprimé publiquement sur le sujet
traité par ces arrêts sur la chaîne de télévision BFMTV en préconisant de créer
un trouble à l’ordre public pour que ce trouble justifie les interdictions, et
donc les atteintes aux libertés fondamentales que constituent ces arrêts du
Conseil d’État. En soi, cet appel est répréhensible sur le fondement des
articles 431-3 et 4 du Code Pénal qui disposent que « Constitue un attroupement
tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public
susceptible de troubler l’ordre public. Un attroupement peut être dissipé par la
force publique après deux sommations de se disperser restées sans effet
adressées dans les conditions et selon les modalités prévues par l’article L.
211-9 du code de la sécurité intérieure. Le fait, pour celui qui n’est pas
porteur d’une arme, de continuer volontairement à participer à un attroupement
après les sommations est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
L’infraction définie au premier alinéa est punie de trois ans d’emprisonnement
et de 45 000 € d’amende lorsque son auteur dissimule volontairement en tout ou
partie son visage afin de ne pas être identifié. »
Nous vous demandons donc de révoquer immédiatement ce
Conseiller d’État et d’engager les poursuites à son encontre au nom du
gouvernement.
Enfin, lors de cet interview, en commettant l’infraction
précitée, ce Conseiller d’État a commis un lapsus en direct en prononçant
précisément ceci : « Les consignes d’Is... les les les éléments sont requis pour
que les autorités préfectorales prennent des décisions ».
Monsieur Arno Klarsfeld semble ainsi indiquer qu’il commettrait
l’infraction en application de « consignes » sans qu’il n’en précise clairement
les auteurs. Bien qu’il semble indispensable de faire la clarté sur ce sujet,
dans l’immédiat, et peu importe de qui émanent ces consignes, un Conseiller
d’État se rend publiquement coupable d’une infraction pénale pour qu’un trouble
à l’ordre public soit commis et constitue le prétexte à des décisions de
circonstance d’une institution dans laquelle il siège, lesquelles décisions
portent atteinte au fondement démocratique de la République.
Dans ces circonstances, il vous appartient désormais de vous
désolidariser clairement de cette manœuvre en prenant les mesures qui
s’imposent, faute à laisser croire que votre gouvernement accepte que les
principes républicains puissent être piétinés par des « consignes » qui
s’imposeraient à tous, y compris à vous mêmes.
Vidéo BFMTV ICI
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier-Ministre,
l’expression de nos salutations républicaines et patriotiques.
Nota :
Le site Internet du Conseil d’État a t-il été sabordé et
pourquoi ? Depuis le début de l’opération liberticide, seuls y subsistent trois
communiqués sur les trois dernières décisions, la dernière n’étant même pas
diffusée.
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Vu les moyens dont dispose l’institution, le prétexte invoqué
n’est vraiment pas crédible.(un Conseiller d’État, nommé à vie, rémunéré au
niveau hors échelle E, deuxième chevron, perçoit un traitement indiciaire annuel
brut d’environ 73 000 euros. source : Wikipedia )

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