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Dans cette société du spectacle, ce grand barnum à l’hystérie médiatique,
depuis que les comiques ont l’humour noir et glauque et que les politiques
maquillés font rire jaune, chercher le clown.
Chercher le clown, derrière la courbe qui grimpe tout en s’inversant dans la
hausse tendancielle de la baisse du grand nawak de France ; derrière le masque à
gag, chercher l’impunité du marchand d’armes et la condamnation du
syndicaliste.
Même pas drôle.
Derrière la diversion outragée au gros nez rouge, le grand marché atlantique
pas farce, la tva pas marrante, et le choc de l’austérité dans ta gueule façon
tarte à la crème pas burlesque du tout, chercher Charlie.
Depuis que le président dans sa gélatine, qui couche, on s’en fout, mais
surtout qui se couche, devant
le fils à papaz, en appelle de
chez les obscurs Saoud à guerroyer fort moralement contre de la quenelle
géante envahissant Paris,
ici et là,
chercher le clown.
Chercher le clown derrière l’homme au triporteur qui ne prend pas plus de
tournant libéral, qu’il ne va socio tout droit tant il fait avec zèle, depuis
son GPS programmé, de l’itinéraire à droite, sa seule priorité.
Chercher le clown derrière le
fabriqué de chez Fouks, au racisme ordinaire, à l’islamophobie tranquille, à
l’anti rom de circonstance, donnant dans la censure préalable et l’interdiction
de principe, ouvrant
la boîte de pandore de l’arbitraire démocratique et de l’art officiel.
L’humour
sur ordonnance. De la banalisation du mal à la bananisation tout court.
Dans l’industrie du rire, à produire du pas déranger, à consommer sur place
ou a emporter, chercher le clown réfugié monégasque, le clown à légion
d’honneur, le clown cloné, le bouffon autorisé, le comique légal, à touiller du
vulgos, à alimenter la machine à bien décérébrer, à faire pleurer de rire pour
ne pas rire aux larmes.
Derrière le sinistre auguste chercher le
clown blanc, white, blancos.rue-affre

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