mardi 7 janvier 2014

Dehors les “socialistes” et les escrocs de la “lutte contre le chômage” !

Superno
  




Non mais quelle bouffonnerie ! Aucune honte, Hollandréou, Zayrault, (ça sent le) Sapin, et autres guignols de “socialistes” : “Gnin gnin gnin, la courbe s’inverse”.

Imaginez un peu un malade qui se ferait soigner pour surcharge pondérale, qui viendrait voir son médecin, lui montrerait cette courbe, et lui dirait : “vous voyez docteur, je suis en train de maigrir”. De toute évidence, le toubib aurait vite fait de l’adresser à deux de ses confrères, un ophtalmo et un psychiatre…
Et encore, ce que le médecin ne sait pas, c’est que cette courbe est parfaitement fantaisiste, et que son patient pèse en fait deux ou trois fois plus lourd qu’il ne le dit.
On sait déjà que depuis Mitterrand, les chiffres sont bidonnés à grands coups de radiations sauvages. Il est infiniment plus facile de bidouiller un nombre sur un tableur que de trouver un travail à un chômeur. Et la “boulette” des SMS non envoyés par SFR cet été a révélé la précision de cet indice et de ses variations, guettées par tous les politicards chaque mois : du pifomètre intégral.
Pire, dans un souci d’harmonisation internationale, les chômeurs ont été étiquetés dans plusieurs catégories dont seule la première (dite “A”) est mise en avant dans les statistiques. Les autres : on s’est fout, ils n’existent pas. Qu’on se le dise, il y a 3 293 000 chômeurs officiels en France. En France métropolitaine, hein… Sans doute que les autres sont majoritairement noirs, et ne comptent donc pas…
Un mec qui aurait été assez con pour travailler 2 heures officiellement dans le mois (ou plus probablement poussé par son “conseiller” à le faire) serait dans la catégorie B, et n’aurait donc plus droit de cité dans le 20 heures. Serait-il pour autant moins chômeur que ceux que la catégorie “A” ? Il y a aussi la catégorie D : les malades, ou ceux qui sont en formation plus ou moins bidon. Ceux-là aussi ne servent qu’à dégonfler la catégorie A pour les besoins des politiciens.
Si on ajoute donc les 4 premières catégories, ce ne sont plus 3,293 millions, mais déjà plus de 5 millions.
Mais même en procédant ainsi, on est loin, très loin du compte.
Car en France, pays réputé “généreux” avec ses chômeurs (on y reviendra), l’indemnisation ne dure que 24 mois. Pour un retraité de l’UMP qui voit ça de sa fenêtre étriquée, c’est long. Mais pour un chômeur dans un marché du travail déprimé qui voit les mois succéder aux mois, qui ne reçoit plus aucune réponse aux centaines de candidatures qu’il envoie, ça passe en fait très vite.
Et donc, deux ans plus tard, le chômeur est déclaré en “fin de droits”. Magnifique et révélatrice expression. Il est sorti du système, et n’existe plus. Du moins pour Pôle Emploi. Car en réalité, s’il n’a pas le bon goût de se suicider, il existe toujours et il est toujours tenu de manger, se loger, s’habiller… etc…
Peut-être continuera-t-il même à chercher du travail, l’espoir fait vivre. Mais comme le retraité de l’UMP le dit, cet assisté préfère forcément mener grand train avec les 483 euros de son RSA
Et savez-vous combien ils sont à sortir ainsi des comptes de Pôle-Emploi tous les mois ? Allez, dites un nombre…
La réponse est “entre 50 000 et 70 000”. Oui oui, tous les mois. Même si on retient la fourchette basse, ça fait 600 000 par an.
Bien évidemment, au fil du temps certains d’entre eux seront atteints par la limite d’âge et seront assimilables à des retraités et non plus à des chômeurs. D’autres fort heureusement retrouveront par eux-même du boulot, officiellement ou non. Il ne suffit donc pas de multiplier ces 50 000 par 10 par exemple pour estimer qu’il y a 5 millions de chômeurs de plus que les stats. Mais plusieurs études donnent le nombre effarant de 9 millions de chômeurs réels.


Et pendant ce temps-là, Ayrault fanfaronne : “Nous allons gagner la bataille du chômage

Pitoyable fanfaronnade, méthode Coué à deux balles. Se rend-il compte qu’il est dans un système où il ne peut strictement rien ? Se souvient-il de tous ses incapables de prédécesseurs qui claironnent la même chose depuis 40 ans ?
À ce propos, j’adore cette page extraite du premier “numéro spécial” du Canard, paru juste avant la présidentielle de 1981. La pathétique “lutte contre le chômage” de Giscard ne ressemble-t-elle pas à celle de Hollandréou ?


Et puis il y a les autres, la clique de ceux d’avant. Rappelons simplement les chiffres (officiels) : en 5 ans, 1 million de chômeurs en plus, sans parler des 600 milliards de déficit, conséquence notamment des cadeaux fiscaux aux riches amis de Sarkozy.
Cela ne les a pas empêchés de se mettre à hurler immédiatement après mai 2012 contre la politique de Hollandréou, qui n’est pourtant que le prolongement de la leur.
Je me rappelle avoir entendu à cette époque madame Pécresse, bourgeoise versaillaise de son état, et qui en tant qu’ex-ministre du budget dans ce gouvernement de bras cassés aurait dû assumer la honte de l’héritage et disparaître à tout jamais de la scène politique, mais qui tout au contraire expliquait péremptoirement devant une foule de micros et de caméras combien la politique de Hollandréou était néfaste (alors que, rappelons-le, elle est quasiment identique) et avait le toupet hallucinant d’expliquer ce qu’il fallait faire. Imaginez un peu Domenech en 2010 un mois après le naufrage sud-africain qui aurait expliqué à son successeur qu’il s’y prenait mal pour gagner la coupe du monde et prétendant lui montrer comment faire.
Vous les connaissez les solutions de l’UMP contre le chômage ? Baisser les impôts des riches, augmenter la TVA sur les pauvres, tout en leur diminuant les prestations sociales et les services publics, tout en repoussant l’âge de la retraite le plus près possible de celui du cimetière. Et pour les entreprises, je n’invente rien, l’impayable Woerth propose sans rire d’arrêter les contrôles fiscaux et l’inspection du travail. On croit cauchemarder, on ne fait qu’anticiper. Et prenez Bruno Le Maire, un gars bien sérieux en apparence, bien compétent, pas un Estrosi ou un Jacob. Et un spécialiste de l’emploi. Tiens, il a même trouvé un emploi d’assistante parlementaire à son artiste-peintre de femme, c’est dire s’il est balèze. Que propose-t-il pour lutter contre le chômage ? Diminuer la durée d’indemnisation ! C’est vrai, quoi, chacun sait que tous les chômeurs sont des feignasses d’assistés, et qu’il suffit de ne plus les indemniser pour les voir faire la queue chez n’importe quel patron, prêt à accepter n’importe quel boulot à n’importe quel prix… C’est bon pour la compétitivité, ça, coco…
Tiens, à propos de compétitivité : dans ses vœux du 31 décembre, Hollandréou l’a confirmé en des termes clairs (“moins de charges”, “moins de contraintes sur les entreprises”, “moins de dépenses publiques“…) : la ligne reste la même, c’est la ligne patronale, celle qui a échoué depuis 40 ans. Sauf si on se place du point de vue d’un millionnaire, évidemment. Et la suite “Et en même temps, une contrepartie : plus d’embauches, et plus de dialogue social” a dû faire avaler de travers les patrons et actionnaires qui sifflaient leur première coupe de champagne millésimé de la soirée, tellement ils étaient pétés de rire. Non mais sincèrement, quelle buse ce Hollandréou ! (mes excuses à la LPO). Le traître dans toute son horreur.
En cette année électorale, les médias, ceux-là même qui tendaient, sans paraître se rendre compte du ridicule de la situation, leurs micros à Pécresse, vont nous expliquer que le seul choix que nous avons en 2014, c’est de voter pour un ridicule incompétent de droite ou pour un baltringue grotesque de “gauche”. Et que sinon, c’est un méchant incompétent grotesque de l’extrême droite qui gagnera.
Tous ces enfoirés vont nous gaver avec l’assurance de ceux qui n’y comprennent rien de “nécessaire baisse des charges”, d”amélioration de la compétitivité”, d’indispensable “reprise de la croissance”, toutes ces balivernes entendues depuis 40 ans et dont la mise en œuvre n’a fait que poursuivre la hausse du chômage et plonger salariés et chômeurs dans la précarité. Mais c’est vrai, qui a permis aux plus riches de continuer à s’enrichir, c’est bien là le principal, et d’ailleurs le seul but.
Pendant que la fortune de Madame Bettencourt, la grande amie de Sarkozy, Woerth et d’un paquet d’autres politicards, passait de 18 à 25 milliards d’euros en 2013, les restos du cœur dépassaient pour la première fois le million d’inscrits. Et en 2012, l’Etat a reversé au titre du bouclier fiscal 47 millions d’euros à Mme Bettencourt, qui en avait forcément un besoin urgent. En gros, le cadeau fiscal à la seule Madame Bettencourt aurait permis à 300 000 personnes de bouffer aux restos du cœur. C’est bien foutu comme système. Indécence.
Ils vont continuer à nous parler de “crise”. Escroquerie linguistique. Une “crise”, c’est conjoncturel. C’est un pic, ça passe. C’est d’ailleurs pour nous faire croire que “ça va passer” qu’ils continuent à nous parler de “crise”. Mais quand cette “crise” dure depuis plus de 40 ans sans que rien ni personne ne puisse en prédire la fin, peut-on encore employer ce mot ?
Tous ces neuneus, politicards, journaleux, “experts” qui nous expliquent cent fois par jour comme si c’était la plus naturelle des évidences que “ce qu’il nous faut, c’est de la croissance”, sont-ils cons au point de ne pas se rendre compte que la “croissance” est un phénomène anormal, transitoire et insoutenable, qui ne se produit que dans les périodes qui suivent les guerres, où lors de l’industrialisation à outrance de pays “en voie de développement” ?
Il me semble avoir entendu Larrouturou expliquer récemment que le principal défi désormais, c’est d’apprendre à vivre sans croissance. Enfin un politicien intelligent qui a tout compris. D’ailleurs, il vient de quitter le parti “socialiste”, ceci explique cela (au passage, merci de considérer ce paragraphe comme un simple hommage à une idée intelligente chez un politique, chose assurément si rare, et non pas comme un soutien inconditionnel à son nouveau parti.)
Se rendent-ils compte que les progrès de la mécanisation, de la robotisation, de l’informatisation ont accéléré drastiquement la “productivité” et conduit à cette situation limpide : il n’y a plus de travail pour tout le monde. Double peine même pour les moins qualifiés, qui se sont fait piquer leur boulot par les Chinois, Indiens, Roumains et bientôt Africains. Les imbéciles qui nous répètent en boucle qu’il faut “travailler plus” sont vraiment des crétins.
Ne voient-ils pas que le rythme de la consommation des ressources, du rejet des produits toxiques et des gaz à effet de serre, de l’extinction des espèces et du massacre de la biodiversité a pris un rythme hallucinant, mortifère et de toute façon intenable ? Ces “socialistes” sont-ils tarés au point de considérer que l’économie (traduire : les bénéfices des actionnaires) serait plus importante que l’écologie (traduire : l’avenir de l’humanité) ? Inutile d’évoquer encore le naufrage de Notre-Dame-des-Landes, il suffit de lire le journal officiel du 3 janvier 2014.  Ah, ça ne se passerait pas comme ça s’il y avait des écolos au gouvernement ! Hein ? Quoi ? Il y en a ? Naaaaaannnnn  ?
Est-ce si compliqué de mettre en place un “revenu universel” qui permettrait à tout un chacun de se loger, de se chauffer, de se nourrir, de s’éduquer, de communiquer ou de se déplacer, même sans avoir à travailler quand il n’y a pas de travail ?
Est-ce si compliqué de mettre en place un véritable “revenu maximum” au-delà duquel l’Etat confisque tout, au nom de la décence, et qui permettrait de contribuer au financement du “revenu universel” ?

Ce qui serait au passage un moyen élégant et efficace de faire cesser la spéculation qui fait tant de mal aux pauvres, notamment dans l’immobilier ?
Est-il enfin si compliqué de mettre en place une politique de Gauche ?


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