La chapelure
La chapelure (de chapeler, réduire en poudre) ou panure est un produit culinaire constitué de miettes plus ou moins grosses de pain ou de biscotte. Originellement, elle est constituée de pain sec ou séché au four, puis écrasé avec un pilon dans un mortier ou passé sous le rouleau à pâtisserie. OUIQUI
J’ai dû lire une dizaine – sinon plus - d’articles aujourd’hui. L’horreur de tout ça, pourtant bien ciselé, à une odeur de putrescence : le net pue. Comme le monde pue dans dans les religions cachées : croire que l’on est une sorte de dieu.
Mais non ! Nous sommes une chapelure. Une petite enveloppe et une recette issue de notre cerveau qui a tout avalé, ou qui n’a rien mangé du tout. La recette dudit "monde moderne", c’est, au fond, nous dire qu’il y a une recette pour échapper au travail. L’humain est fondamentalement paresseux… Il est en mode survie. Mais dans un monde en mode de fabrication d’ego, il reste en mode survie et se débat comme un diable dans une piscine creusée à l’eau bénite.
Dès que notre humain n’a plus faim, qu’il est gorgé de quelques livres, qu’il s’écarte de la masse, il fait semblant de ne pas savoir d’où il vient. C’est un Alzheimer glorifié.
Il n’y a plus de dieu. Alors le veau d’or est l’État. Mais c’est lui qui vous coupe l’herbe sur le dos. Laine. Il n’y a rien de nouveau dans ce que je dis… Sauf : la culture sans humanisme – ou faux-semblant – est un savoir délicatement et dans une ivresse inlassable, est PIRE, jumelle ( gémellaire) du même État idiot qui nous engouffre.
Le vernis Aqua-Christ
Il faut se méfier de l’inconscient, de la fabrique des prêtres. Certains n’ont plus de soutanes, mais ils savent violer les enfants-mouton tout en étant les pire racistes des gens en guenilles de Walmart. Le règne du Christianisme qui a bouleversé le monde en quelques siècles n’a rien à voir avec le message de Jésus.
Il y a parler et agir.
Les gens, surtout les égocentristes parfumés, pensent savoir. Le cerveau peut être un Narcisse se bayant dans sa propre eau sale. Comme malbouffe, on se nourrit alors de la chapelure-d’être. Ou vernis… Ne jamais le nommer : rien qu’ouvrir grand ses yeux pour le voir, lui ou elle qui veut vous avoir.
La proie
Les gens s’indignent de voir les gens manger des animaux. En mode survie, il paraît que la chair d’écureuil est délicieuse. En mode HD, c’est mignon. Et qui dit que le bellâtre cervical qui écrit sur le net n’est pas le pire boucher de la nature humaine ?
Et comme dirait ma petite fille: "Et vala!".
Elle gobe tout. C’est un enfant. Qui nous cache qu’au delà du surhomme il n’y a pas un être encore plus grand ? NOUS. Car cet être serait supposément bon, logique, aimable, et sans aucune forme de racisme.
Au "boxing day", les riches donnaient ce qu’ils avaient en surplus aux pauvres. Ils ne donnaient rien d’eux. Mais de leur avoir dont ils n’avaient plus besoin. Ils étaient dans la grande croyance de la bonté.
Le monoplagique , ou biplagique…
Gibran disait que l’on ne donne que lorsque qu’on ne donne que soi. Oui, je sais, c’est désagréable de s’amputer un peu…
Supposons que vous êtes né "génie" et que vous donnez 1% de votre cerveau à une cause "salvatrice"… Vous garder le reste pour vous.
Alors, vous êtes totalement devenu plus bête qu’avant que tous les membres de la société vous aient permis d’être ce que vous êtes.
Vous devenez, alors, un capitaliste de savoir, gardant dans sa banque de neurones le meilleur de ce que vous avez.
Comme les riches, vous ne donnez que ce qui ne vous dérange pas trop dans votre confort. Donner vraiment, c’est être un peu inconfortable…
Qui donc est prêt à partager son confort ?
La compréhension du monde et des sociétés
C’est bien la chose et la plus facile au monde : comprendre comment fonctionnent les sociétés, les États, les fragments de psychologies banales réduites à des mécanisme de l’esprit, et écrire sur tout cela. L’économie, la migration humaine, les pays sans véritable pays. La richesse par la pauvreté.. C’est à se demander si au lieu de donner on ne joue pas au Gourou ?
L’internet, ce n’est guère différent des gens de Walmart ou de McDo. Peut-être sommes-nous trop paresseux faire notre propre cuisine.
Peut-être que ce cher Internet est devenu une forme de consumérisme et de fastfood.
L’illusion est si belle ! Croire que la machine peut changer le monde. Twitter, Iphoner, Facebooker.
Voilà bien des vides pris pour des réalités. Au fond, c’est moins éreintant que d’aller voir son voisin ou de lui prêter sa tondeuse à gazon.
Si nous étions si solidaires, 25 % de ma rue n’aurait besoin que d’une tondeuse à gazon.
Comme dirait Yvon Deschamps: "C’est ma tondeuse, personne n’y touche, même pas moi".
C’est mon cerveau… Même si c’est l’assemblage et le montage de tous les cerveaux et de toutes les émotions du monde.
Alors, rien ne nous appartient vraiment. Surtout pas notre cher savoir. On peut bien se plaindre que les gens amassent tout, gardent tout, s’en vont leurs avoirs dans des paradis fiscaux.
Je le disais, dans une formule différente : on est tous les autres, sinon nous ne sommes rien.
Mais que la chapelure est tentante !
Basique-Laïc.
Un cartésien, c’est quelqu’un qui se croit cartésien…
Un artiste, c’est quelqu’un qui se croit unique…
Gaëtan Pelletier - Janvier 2014 -

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