mardi 11 février 2014

L’armée israé­lienne arrache 300 oli­viers à Wadi Fukin, un village de la région de Bethléem.

Guy Perrier       

Wadi Fukin est un village agricole pales­tinien à l’ouest de Bethléem enclavé dans une vallée entre d’un côté l’énorme colonie de Beitar Illit et de l’autre la ligne verte avec Israël. Les vil­la­geois résistent cou­ra­geu­sement aux ten­ta­tives d’Israël d’étouffer tota­lement la vie éco­no­mique du village et de gri­gnoter ses terres petit à petit.  

Pour les aider dans cette résis­tance, les groupes locaux d’Alsace et de Lor­raine de l’AFPS sou­tiennent depuis 2011 un pro­gramme de moder­ni­sation de la coopé­rative agricole de Wadi Fukin. Depuis le début du pro­gramme, c’est la troi­sième inter­vention de l’armée israé­lienne aux­quels les habi­tants du village doivent faire face : à l’automne 2012, 10,5ha de terres agri­coles avaient été confisqués et à l’automne 2013, l’armée israé­lienne a empêché que se pour­suivent les travaux d’aménagement d’un parc de loisirs.
Le jeudi 6 février au matin, l’armée israé­lienne a escorté des bull­dozers jusqu’au village de Wadi Fukin, à l’ouest de Bethléem, où ceux-​​ci ont détruits 300 oli­viers nou­vel­lement plantés, malgré les efforts des vil­la­geois pour les en empêcher. Le res­pon­sable du conseil local de Wadi Fukin, Ahmad Sukkar, a dit à l’agence Ma’an news que 50000 mètres carrés de terres ont été nivelés, des anciens murs de pierres sèches ont été démolis par l’armée israé­lienne. Des affron­te­ments ont éclaté entre l’armée israé­lienne et les vil­la­geois quand ils ont essayé de défendre leurs terres pendant que les champs étaient nivelés. Sukkar a dit que la terre était une pro­priété privée appar­tenant à Mahmoud Ali Atiyyeh, Ishaq Salih Manasrah, Jamal Mahmoud Atiyyeh et Amin Mousa Atiyyeh. Il n’a pas été pos­sible de joindre un repré­sentant du coor­di­nateur israélien des acti­vités du gou­ver­nement dans les ter­ri­toires pour des expli­ca­tions. Les auto­rités israé­liennes déclarent régu­liè­rement comme terres de l’Etat d’Israël des terres privées pales­ti­niennes ou des terres com­mu­nales uti­lisées tra­di­tion­nel­lement par les Pales­ti­niens en Cis­jor­danie.

Le résultat est que ces terres sont fré­quemment confis­quées et cer­taines parties sont souvent reclassées ulté­rieu­rement pour construire des colonies réservées aux juifs. Les ter­ri­toires pales­ti­niens, inter­na­tio­na­lement reconnus, qui com­prennent entre autres la Cis­jor­danie et Jérusalem-​​Est, sont occupés par l’armée israé­lienne depuis 1967.

Source : maannews.net

Traduction : AFPS Alsace Lorraine

France Palestine Solidarité

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