Élus et militants pointent "les 50 incidents annuels"
Trois mois avant le vrai tour de France, le "Tour de France des écologistes pour l'Europe" faisait halte, hier, à proximité de la centrale nucléaire de Tricastin (Drôme). Une des 20 villes-étapes traversées en dix jours par Europe Écologie les Verts, à plus d'un mois des élections européennes (25 mai). Un pique-nique républicain a rassemblé en milieu de journée une petite centaine d'élus et de militants d'EELV, brandissant des pancartes : "Tricastin : fermez là !". Michèle Rivasi, tête de liste Europe Ecologie les Verts pour les élections européennes dans le Sud-Est a déclaré : "Hollande s'est engagé à fermer Fessenheim en 2016, il doit aussi s'engager à fermer le Tricastin. Qu'est ce qu'ils attendent ? Un accident ? Il faut un "Zéro nucléaire" !"
Karim Zeribi, numéro 2 de la liste EELV pour le Sud-Est, a évoqué, à propos de Tricastin, les "50 incidents par an et une centrale installée sur une zone sismique". Guillaume Vermorel, militant de Greenpace qui, le 15 juillet dernier, a pénétré avec 28 camarades dans l'enceinte du Tricastin, indiquait pour sa part : "Sur le réacteur numéro 1, il y a 20 fissures, dont certaines de 1 centimètre de largeur. Ici, habitent 1,2 million de personnes. S'il y a un accident nucléaire, comment les évacuer sachant qu'à Fukushima, ça a été très compliqué pour évacuer 200 000 personnes ?"
Karim Zeribi, numéro 2 de la liste EELV pour le Sud-Est, a évoqué, à propos de Tricastin, les "50 incidents par an et une centrale installée sur une zone sismique". Guillaume Vermorel, militant de Greenpace qui, le 15 juillet dernier, a pénétré avec 28 camarades dans l'enceinte du Tricastin, indiquait pour sa part : "Sur le réacteur numéro 1, il y a 20 fissures, dont certaines de 1 centimètre de largeur. Ici, habitent 1,2 million de personnes. S'il y a un accident nucléaire, comment les évacuer sachant qu'à Fukushima, ça a été très compliqué pour évacuer 200 000 personnes ?"
"Elargir le périmètre de sécurité jusqu'à Avignon"
Hier, à Pierrelatte (Drôme), plusieurs Vauclusiens avaient fait le déplacement, venus notamment à la rencontre du député européen Karim Zeribi, originaire de la cité des papes. Parmi eux, l'ancien élu d'Avignon René Pélisson, Mouloud Rezouali (Génération Écologie), l'ex-maire "Vert" du Thor Jacques Olivier. Mais aussi Jean-Pierre Cervantes, adjoint de la nouvelle maire d'Avignon, Cécile Helle, et co-initiateur en 2012 de la chaîne humaine antinucléaire entre Avignon et Lyon (60 000 participants, dont 20 000 Vauclusiens).
À moyen terme, M. Cervantes aimerait faire passer une délibération au conseil municipal d'Avignon sur...Tricastin ! "On doit mener une réflexion pour élargir jusqu'à Avignon (située à 65 km) le périmètre de sécurité de la centrale en cas d'accident. S'il y a du mistral, un quart d'heure plus tard, Avignon sera concernée. Or, pour l'instant, il n'y a rien de prévu."
À moyen terme, M. Cervantes aimerait faire passer une délibération au conseil municipal d'Avignon sur...Tricastin ! "On doit mener une réflexion pour élargir jusqu'à Avignon (située à 65 km) le périmètre de sécurité de la centrale en cas d'accident. S'il y a du mistral, un quart d'heure plus tard, Avignon sera concernée. Or, pour l'instant, il n'y a rien de prévu."


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