Quelques
infos qui font le point sur la situation au Venezuela, alors que les troupes du
Commandement Sud se disent prêtent à intervenir dans le pays.
La
Seconde phase est le titre d’un article du journaliste Jose Vicente
Rangel dont je vais vous résumer l'essentiel.
Une
nouvelle phase de déstabilisation se prépare, malgré que les manifestations qui
sont menées depuis plus de deux mois dans le pays n’aient pas suscité l’adhésion
populaire dans un premier temps, et perdent chaque jour du terrain, y compris
dans les rangs de l’opposition, comme le reflètent non seulement les enquêtes
qui leur accordent maximum dix pourcents d’avis favorables, mais les avis
exprimés par des membres et de plus en plus de leaders de l’opposition qui
désavouent la violence et s’en démarquent.
Une
question se pose donc...
« Face à une telle débâcle, qu’est-ce qui pousse cette
minorité d’insurgés violents à vouloir poursuivre leur tentative de coup
d’état ? »
Il
y a certainement la poursuite implacable de ce coup d’état permanent qui malgré
l’échec de 2002, n’a jamais cessé, comme si ses auteurs étaient totalement
incapables de se remettre en question poursuivant fanatiquement un but qui
toujours se dérobe. Pris dans le mouvement, les insurgés ne songent même pas à
s’arrêter, de réfléchir, de tirer les leçons de leurs échecs répétitifs et
encore moins de songer à réparer les dégâts qu’ils ont commis. Seule la chute de
Maduro ou leur mise hors de combat pourra les arrêter.
Le
gouvernement est au courant de leurs projets. Le Ministre de l’Intérieur Miguel
Rodriguez Torres sait qu’ils disposent de la logistique nécessaire pour entamer
cette seconde phase dont l’objectif reste la chute du Président Maduro. Pour y
parvenir, ils ont les ressources économiques nécessaires, des équipes spéciales,
l’armement approprié, le personnel entraîné ainsi que les connexions nationales
et internationales. Un nouveau développement certainement plus létal est en
préparation.
Et
les dirigeants (intérieurs et hors du pays) sont les mêmes qui ont mené et
subi l’échec du coup d’état de 2002, de la grève pétrolière ; ce sont eux qui
étaient derrière les guarimbas (Noms donné aux manifestations et en particuliers
aux barricades élevée par les manifestants) et ce sont eux qui préparent cette
nouvelle phase. Pour ces gens peu importe le pays, ses habitants, les
institutions, la Constitution et encore moins que coule le sang, comme ils l’ont
déjà démontré.
Que
faire ?
Il
faut aller au-delà du simple rejet. Ne
pas perdre de vue ce qui est en marche. Ne pas céder aux provocations. Et avant
tout unir les Vénézuéliens contre les terroristes. Dialoguer avec tous ceux qui
répudient ces pratiques politiques aberrantes. Mettre l’accent sur la recherche
de la paix. Mettre sa confiance dans la majorité de la population qui est
consciente et sensée, comme elle l’a été il y a 12 ans.
Aujourd’hui
le Venezuela, et demain ?
Partout
il y a des signes inquiétants. La droite Latino-Américaine abandonne tout
scrupule, tout respect de l’institution du suffrage, comme elle l’avait déjà
fait lors du coup d’état du 11 septembre 1973 contre Salvador Allende au Chili
et comme elle a réitéré avec le coup d’état du 11 avril 2002 contre Hugo Chávez.
.Alors qu’aujourd’hui se lève partout dans la région des gouvernements élus
progressistes ce qui se passe au Venezuela est prémonitoire. L’opposition y
méconnaît un résultat électoral obtenu selon des normes légales, et qualifie le
président élu, Nicolas Maduro de dictateur. Avec cet argument n’importe quel
gouvernant progressiste peut devenir une cible, et renversé par la force.
Aujourd’hui le Venezuela est un laboratoire. Le destin démocratique de
la région se joue ici. Si les plans impériaux et de la droite
consulaire se réalisent plus aucune démocratie ne sera en sécurité. C’est
pourquoi la question est : Que sera demain ?
La
furie de l’opposition est déchaînée. Quand dans l’Est de Caracas ils voient un
chaviste ils l’humilient ou l’agresse physiquement. Les cas sont innombrables
Ils ne respectent même pas les femmes. Par contre à l’Ouest, l’ambiance est fort
différente. Il y a du respect, une maturité… une différence qui mériterait
d’être étudiée.
Le
directeur de l’entreprise d’enquête dont les résultats ont montré la
désaffection populaire pour les manifestants, fait partie de l’opposition. Il
s’est fait insulter abondement sur les réseaux sociaux, s’est fait traiter de
Caïn, les insurgés ont tenté de l’agresser alors qu’il était au
restaurant.
Quand
à Leopoldo Lopez et Maria Machado, ils ont sombrés dans l’indifférence de leurs
pairs, sans gloire. Certains des membres de l’opposition sur les bancs de
l’Assemblée ont même manifesté une certaine jubilation lors de la chute de
Machado, c’est un vrai nid de vipères..
Photos : extraites de Vándalos
opositores irrumpieron en futuro edificio de tribunales de Chacao y atacaron
Banco de Venezuela reportage sur la guarimba de dimanche à Chacao,
municipalité de l'est de Caracas aux mains du parti d'opposition Voluntad
Popular, Muchacho, qui les encourage et les soutient.


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