Les spécialistes
C’est au 21ième siècle qu’est né le spécialiste, celui que nul
généraliste ne peut confronter dans son domaine.
C’est Jésus qui produit
les vaccins et ce sont les pharisiens qui les vendent. Et surtout ne
tentez pas de contredire un spécialiste. Il a son diplôme au mur et y
croit comme Tom Cruise avec son abri post-apocalyptique. 10$ millions…
Même chez le garagiste, quand vous entrez avec votre automobile, ces
gens-là se prennent pour des "spécialistes". Ça fait vendre. C’est plus
beau que dans la bouche d’un dentiste menteur. Il y a une procédure à
suivre chez le garagiste : on a divisé les tâches, et c’est propre comme
une bactérie qui vient de faire une cent mètres dans sa piscine au
chlore. Voilà ta médaille et la remplissure du trou béant de ta
peur de n’être pas à la hauteur. IL FAUT QUE L’ÊTRE HUMAIN AIT UNE
VALEUR. Et il faut que cette "valeur" soit octroyée par un technocrate
patenté.
Éperdument beau ! Le métal nous froisse les yeux. À part madame toute
nue, c’est le second regard de ce simiesque personnage dépoilé et qui a
pour vertu cette religion nouvelle qu’est la technologie. Et
technologie inclut toutes les machinations et grandeurs des organismes
mondiaux qui se défilent des humains pour traiter le sort du monde dans
des tours à bureaux.
Titrés. Spécialistes.
L’art de crever
Monsieur Cravate a tous les moyens pour aller se cacher dans un
souterrain pendant que les pauvres crèvent. Monsieur Cravate achète la
terre des pauvres, soudoie les fonctionnaires, polit les politiciens.
Monsieur Cravate travaille pour vous. Après l’invention de la roue,
c’est l’invention du spécialiste, sorte de cellule sociale
"travaillante" mais isolée. Il a une part de connaissances, mais est
aveugle de l’entièreté de la Vie.
Les guenillés armés d’un X votent. Dieu-savant les sortira de la misère.
Monsieur-Cravate est un artiste. Il sait le dessein et la peinture de
l’art de la survie et de faire crever une "race inférieure".
Le petit jardin au fond de soi: Le Baise Pascal
Techno-ci, techno ça, nous voilà réduit à une machine huilée à la
complimentation élégante et fourbe comme celle du Renard qui voulait le
fromage du corbeau. Mais qui donc s’en souvient ?
Nous ne sommes pas techno, nous somme humains, et c’est bien plus
complexe. Et là, soudain, surgit la plus grande erreur de l’humanité :
dévier le plaisir vers "l’accaparement des cerveaux". Ou des failles
dans la malléabilité des humains.
Le bonheur préfabriqué
Mon grand-père se levait à 5 heures du matin pour traire quelques
vaches, semer, et mangeait de son bio ignorant que c’était bio. Car
les vaches vous renvoyait votre travail en pré-compost. De quoi rire…
Aujourd’hui, nos robots se lèvent à 4h30 pour aller se glisser entre
des cancrelats d’acier dans des bouchons de circulation. Ils "se
réalisent" par leurs emplois sans savoir qu’ils sont piégés par le
cravatus.
Je sais, vous allez me dire : "Ce n’était pas très beau dans le
temps !" Que non ! Mais si on avait mis toutes les énergies à combattre la
pauvreté et la misère, au lieu de fournir à l’État des armes
sophistiqués nous serions en santé, bio, et Big Pharma en prison.
On n’a plus froid, on n’a plus faim. Au contraire, on grossit à vue d’oeil d’un chien de "non voyant".
Au fond, si on veut ramener toute l’existence humaine à un seul "fait
divers" de nos vies, ça se résume à ceci : quand on a vécu une maladie,
on prend cette vie jour après jour. Un à un. Comme un cadeau.
Et c’est ici, dans cette ère carnassière, nous sommes à vivre une
maladie en espérant que nous en sortirons vivant pour vivre "au jour le
jour". Car on ne nous apprend pas à vivre, mais à crever sans que nous
le sachions. Bien vêtus, bien nourris, et à la religion de toutes les
formes de sciences pour la plupart destructives.
Le spécialiste ne le sait pas. Mais le généraliste, l’homme de bon sens, lui, le sait…
Au Brésil, on a bâti un immense barrage pour fournir de
l’électricité à la population. On a ouvert les valves sans le dire : les
maisons ont été noyées, les poissons sont morts… Mais il y a
l’électricité. Ça éclaire, ça peut faire cuire un poisson…


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