… une extrême droite est déjà au pouvoir.
Vous ne trouvez pas
étrange de les entendre « combattre l’antisémitisme sous toutes ses
formes » à Paris, et voir les mêmes soutenir sans l’ombre d’une
hésitation des antisémites actifs et militants à Kiev ? Vous ne trouvez
pas étrange d’entendre certains, ici en France, brandir sans cesse la «
menace de l’extrême droite » alors que dans le même temps ils
soutiennent l’extrême-droite au Venezuela… ? Les mêmes, hurler à la
menace islamiste ici et armer les
djihadistes là-bas ? Rien ne vous choque dans leur insistance à sortir
le droits des gays où les droits de la femme tout en se faisant prendre
en photo avec des rois du pétrole chez qui l’homosexualité est passible
de la peine de mort et où un chameau de course à probablement plus de
droits qu’une femme ?
Gays, femmes, juifs :
quelque part, entre nous, n’avez-vous pas l’impression d’être un peu
instrumentalisés ? D’ailleurs, maintenant que j’y pense, il fut en temps
où l’immigré aurait figuré dans la liste. Mais c’était avant, lorsque
le PS instrumentalisait (avec le recul, on peut le dire, non?) la défense des immigrés. On a vu ce qu’il en est advenu.
Dans « extrême-droite »,
il y a droite et extrême. Alors prenez une politique de droite, et
appliquez-la à l’extrême. Vous obtenez quoi, sinon une politique
quasi-conforme à la politique actuelle du PS ? Si la même politique
avait été menée par un autre parti, dans un autre pays, nous l’aurions
qualifié d’extrême-droite. Alors, pourquoi pas ici ? À cause d’une
phraséologie saupoudrée de pseudo-progressisme ? À cause du fait qu’ils
chantent l’Internationale lors de leurs congrès ? Parce que le PS aurait
une « aile gauche » ?
Brandir la menace
d’une extrême-droite est probablement le meilleur moyen de cacher le
fait qu’une autre extrême-droite est déjà au pouvoir, et qu’elle
s’appelle le Parti Socialiste.
À ceux qui lèvent
un sourcil d’incrédulité, je leur pose la question suivante : si une
extrême-droite était au pouvoir, que pourrait-elle bien faire de plus
que le PS n’a pas déjà fait, n’est en train de faire ou a prévu de faire
(dès qu’on aura le dos tourné) ? Vous allez probablement me sortir
toute la panoplie du racisme, de la xénophobie, de la répression, de la
haine, etc. Erreur, car vous seriez en train de me parler d’une
politique totalitaire, fasciste, que sais-je. Je vous parle de
l’extrême-droite. Une droite, à l’extrême : pro-capital, pro-atlantiste,
pro-sioniste, réactionnaire… Et sur le plan extérieur, que pourrait
faire une extrême-droite de pire que le PS ? Déclarer la guerre à la
Roumanie ? Désigner Tel-Aviv comme la nouvelle capitale de la France ?
Fantasmes.
Je sais,
vous êtes troublés car, quand même, le PS c’est (euh) l’antiracisme et
(euh) l’opposition à l’antisémitisme et (euh) le mariage pour tous et
(euh) les pistes cyclables.
Résumons :
- S’il suffit de promouvoir la bicyclette pour être de gauche, alors le maire d’Amsterdam doit être un léniniste.
- S’il suffit de condamner l’antisémitisme pour être de gauche, alors le maire de Tel-Aviv doit être un trotskiste.
- S’il suffit d’être gay-friendly pour être de gauche, alors le maire de San Francisco doit être un maoïste.
Le PS se voit attribuer des galons « de gauche » sur des sujets qui ne constituent pas un clivage gauche/droite et ou le fait d’être de gauche
(ou pas) est totalement hors propos. C’est comme si on délivrait un
diplôme de médecine à quelqu’un qui aurait réussi un examen
d’architecture.
Une extrême-droite
est déjà au pouvoir et elle porte le titre Parti Socialiste. La
question du jour n’est donc pas de savoir si l’extrême-droite prendra le
pouvoir en France, mais si une autre extrême-droite succédera à
celle-ci.
Source : LGS

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