AFP
Un graffiti représentant un enfant noir pleurant de faim attablé
devant une assiette ne comportant qu’un ballon de football est devenu
le premier phénomène internet du Mondial brésilien.
L’image a été
peinte au début du mois sur le mur d’une école du quartier de Pompeia,
dans l’ouest de Sao Paulo, par l’artiste Paulo Ito, qui se consacre
depuis 14 ans à l’art de rue.
L’auteur s’est déclaré surpris du
succès de son oeuvre, expliquant toutefois qu’elle symbolisait les
problèmes rencontrés par ce pays-continent de 200 millions d’habitants
aux inégalités sociales criantes, qui accueillera la grand-messe
mondiale du football du 12 juin au 13 juillet.
«Je le vois comme
une bonne occasion d’exposer les problèmes au reste du monde et qui
sait, de secouer notre classe politique apathique», a-t-il déclaré au
journal Estado de Sao Paulo.
L’enfant torse nu est installé dans
une modeste pièce en bois et assis face à une table quasiment vide ne
comportant qu’un verre ainsi qu’une assiette dans laquelle se trouve un
ballon de football.
Photographiée, l’image a rapidement circulé
sur les réseaux sociaux, avant d’être également reprise par des médias
étrangers tels que The Huffington Post ou la revue Slate.
Avec un
coût estimé à 11 milliards de dollars pour le contribuable brésilien,
l’organisation du Mondial fait l’objet depuis plusieurs mois d’une
contestation plus ou moins vive de la part d’une partie de la population
qui appelle plutôt à investir dans des services publics indigents.
Le
plus gros de la mobilisation a eu lieu en juin dernier, alors que le
pays accueillait la Coupe des confédérations de football. Depuis, les
protestataires ont plus de mal à mobiliser, mais le pays est tout de
même secoué par divers mouvements de revendications sociales (chauffeurs
d’autobus, policiers, enseignants...)
Ville la plus riche et peuplée du pays, Sao Paulo accueillera le premier match de la compétition.
Photo : Des gens passent devant un graffiti représentant un enfant noir pleurant
de faim attablé devant une assiette ne comportant qu'un ballon de
football, le 23 mai 2014 à Sao Paulo (Photo Nelson Almeida. AFP)
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