Avez-vous remarqué comment à chaque lutte des
salariés, à chaque manifestation, à chaque refus des syndicats de
collaborer avec la « social-démocratie » ou avec le patronat, les
ministres concernés retournent systématiquement la faute sur « le
peuple » qui n’y comprend rien et qui mène des combats « archaïques » ?
Et les médias-menteurs reprennent en cœur la bonne parole du
gouvernement sans jamais développer les arguments de la véritable
opposition : celle du combat contre le capitalisme.
SNCM : Valls juge « inacceptable le blocage et les violences »
Ce qui est inacceptable monsieur le « premier sinistre » c’est qu’un
gouvernement de la République Française signe un accord pour ne pas le
respecter quelques mois plus tard. Et dans la presse, comme avec la
SNCF, les INTERMITTENTS ou AIR FRANCE il n’est question que des pauvres
voyageurs ou spectateurs pris en otage et surtout des pertes financières
« colossales » qu’entraînent ces luttes.
Ce qui est inacceptable, c’est qu’on ne parle jamais des raisons pour
lesquelles tous ces emplois, tous ces services publics et toutes ces
protections sociales peuvent disparaître si nous ne les combattons pas.
Pourquoi ne dîtes vous pas, comme avant vous l’a dit à Lionel Jospin
(lors de la signature du traité de Lisbonne qui trahissait le NON à
Maastricht du peuple français) « que vous ne pouvez-rien y faire ! »
En effet, vous n’avez pas été nommé pour faire une politique
française, mais pour appliquer les diktats de Bruxelles et de la
« concurrence libre et non faussée » chère au capitalisme international.
Ce mouvement de grève « remet en cause la survie même de l’entreprise et la survie même de l’économie corse », a estimé Manuel Valls, et « j’entends parfaitement l’exaspération des milieux économiques corses », avec qui il va « parler des mesures de compensation ».
Mais il n’entend toujours pas la voix des marins : surdité précoce ou a priori idéologique ?
Et pendant qu’il prône le dialogue et que les salariés cherchent une
solution pour éviter le redressement judiciaire, le premier sinistre
vient au journal de TF1 (ce n’est pas un hasard !) dire qu’il faut faire
un redressement judiciaire, alors que le médiateur nommé par l’État et
la direction était justement en train de négocier cet accord.
Pourquoi Valls souffle t-il ainsi sur les braises ? Parce que au fond
du fond l’UE ne veut pas plus de services publics que de pavillon
français et qu’elle souhaite une reprise rapide par le privé. Et Valls
est en train de se rendre compte que rien ne fera reculer les marins de
la SNCM et qu’il n’a plus les moyens de les endormir. Alors il se couche
devant l’UE.
Il faut donc continuer la lutte et les toucher au porte monnaie, car
lorsque l’on touche à l’argent des banques, rien ne va plus...
Et la solidarité financière avec les marins en grève est de plus en plus indispensable.
Conférence sociale : Valls "regrette le boycott de FO et de la CGT mais poursuivra les réformes"
En fait, après Solidaires, la CGT et FO, la FSU a décidé de ne pas
participer à la deuxième journée de rencontres. Quelques heures après,
le président de l’Association des régions de France (ARF), Alain
Rousset, a quitté lui aussi la table ronde.On se demande donc bien quels
sont ces « partenaires sociaux » qui ont écouté la grand messe du pacte
de responsabilité ?
Le patron en France c’est le patron des patrons : Pierre Gattaz !
Valls, comme Hollande est encore une fois aux ordres. Gattaz refuse
les contre-parties financières du pacte de responsabilité. Valls accepte
de faire semblant de les adapter. Gattaz refuse de prendre en charge
dans les retraites « le compte pénibilité » qui doit bénéficier aux
salariés exerçant des métiers difficiles. Valls décide le report de
cette mesure.
Que voulez-vous que les syndicats, qui voient ainsi le
gouvernement donner satisfaction à chaque demande du patronat, aillent
faire dans une conférence à sens unique ?
La CGT considère que les déclarations faites par le premier ministre, sont « une
véritable provocation pour le monde du travail. Elles remettent en
cause les maigres avancées obtenues pour les salariés ces derniers mois
et ayant fait l’objet de négociations collectives. »
Qu’on ne se méprenne pas. Il ne s’agit pas là d’une sorte de posture,
ni le signe d’une politique de la chaise vide. La CGT rejette cette
manière qu’a le gouvernement « de cantonner le syndicalisme tout
entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant pour
l’exercice de la démocratie sociale. Le gouvernement ne peut pas décider
du calendrier, du contenu et des objectifs des thématiques à débattre
entre partenaires sociaux et demander aux organisations syndicales d’en
assurer la mise en œuvre par une négociation sous contrainte du
patronat ».
Là encore, le gouvernement sait qu’il ne peux plus faire semblant de
« négocier » puisque le patronat refusera toute tentative de remise en
cause de sa toute puissance. S’il le faut ce dernier fera même appel
contre la France aux règles capitalistes sacro-saintes de l’U.E et des
autocrates de Bruxelles.
Une seule solution : la révolution !
Pourtant, la misère s’accroit, le chômage augmente, les riches sont
toujours plus riches. Où habitent-ils ces ministres et tous ces élus qui
paradent à longueur de temps dans les journaux, pour ne pas voir le
carnage qu’ils font autour d’eux ? Connaissent-ils la réalité du pays où
ils vivent ?
Certainement pas.
En fait ce sont des « hommes politiques hors-sol » comme les tomates
du même nom. Ces dernières ressemblent à des tomates mais n’ont plus le
goût véritable de la tomate. Eux ils ressemblent à des élus du peuple,
mais n’ont aucun goût pour le peuple.
Ce sont des rentiers de la politique qui n’ont qu’une seule ambition : conserver leurs avantages et leur « planque » lucrative.
Contre l’évidence, ils auront toujours raison, tant que nous accepterons de nous soumettre.
[1] Étienne de la Boétie (XVIème siècle).
rougemidi.org


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