Depuis les hauts de Sdérot, on peut admirer les bombardements sur Gaza.
Oh la belle bleue ! oh la belle rouge ! oh la belle bombe phosphorescente ! oh le beau « dime » fluorescent ! d’applaudir et de s’esbaudir en famille les colons réjouis.
La mort comme un spectacle a ceci de particulier qu’elle arrive à
ôter toute humanité au plus sensible des spectateurs, au plus éclairé
des peuples, d’illustrer, comme le disait l’impayable Botul, "la
barbarie à visage humain" ou le conceptualisait l’immense Hannah Arendt," la banalité du mal".
Depuis que dans ce monde renversé la norme est à exiger du dominé
qu’il fasse des sacrifices, à la victime qu’elle se culpabilise, au
faible qu’il rende les armes, il est de bon ton de s’excuser devant le
dominant, de plaindre le bourreau, de défendre le fort.
Et tandis qu’à travers le paillasson qui nous sert de président, la
France des lumières qu’elle a mis en veilleuse depuis belle lurette
demande courtoisement à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte" contre Gaza face aux tirs de roquette de la part du Hamas que "nous condamnons", bref de massacrer avec modération, notre ambassade offrira à Tel Aviv, en ce 14 juillet, un bal solidaire avec feu d’artifice qui ne jurera pas ou si peu dans les détonations ambiantes.
Tout à la gloire d’une armée à chasser le gibier dans un zoo, en
l’occurrence ici une bande de 41 kms de long sur une largeur de 6 à 12
de large, sorte de souricière à 4672 habitant au km2, on peut toujours
arguer subtilement que le Hamas utilise sa population comme bouclier
humain plutôt que de la laisser se réfugier dans des montagnes
virtuelles.
On n’est quand même pas à un petit foutage de gueule près.
Oui, pour ces salauds de pauvres, pour ces enfoirées de victimes,
pour ces bébés terroristes, dans cette énorme arnaque de l’escroquerie
humanitaire et des droits de l’homme quand ça m’arrange : the show must go on !


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