2CCR Le chiffre est plus qu’alarmant. Selon le Fonds pour la nature (WWF), qui a récemment publié son rapport bisannuel à l’Unesco, la population de poissons, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles a été divisée par deux en 40 ans, en raison de la pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes.
Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de cette étude se sont basés sur trois
indicateurs. La première, l’indice planète vivante (IPV) a suivi
l’évolution de 10.380 populations appartenant à 3.038 espèces vertébrées
de mammifères, reptiles, amphibiens, oiseaux et poissons.
Entre 1970 et 2010,
le nombre d’espèces sauvages a été divisé par deux (52%). Ce déclin du
nombre d’animaux sauvages est beaucoup plus rapide que ne l’avait
anticipé l’étude publiée en 2012 et qui évoquait un déclin de 28% des
populations d’espèces sauvages entre 1970 et 2008.
Dans le détail,
les espèces d’eau douce sont les plus durement touchées avec une chute
de 76 % entre 1970 et 2010, contre un déclin de 39 % pour les espèces
marines et les espèces terrestres.
Ce déclin,
qui touche l’ensemble du globe, affecte plus particulièrement les
régions situées sous les tropiques (-56% contre -36% dans les zones
tempérées) et les zones les plus touchées sont l’Amérique latine (-83%)
et l’Asie-Pacifique.
Les principales raisons de ce déclin des espèces sauvages sont la perte et dégradation des habitats, la chasse et la surpêche et le changement climatique.
Le second indice
du rapport, l’empreinte écologique, qui mesure la pression qu’exerce
l’activité humaine sur la nature, indique que cette dernière a doublé
depuis les années 1960 et surpasse de 50% la biocapacité de la Terre,
soit une planète et demie.
Les pays qui
exercent la plus grande pression sur les écosystèmes sont les mêmes qui
rejettent le plus de CO2, à savoir le Brésil, la Chine, les États-Unis,
l’Inde et la Russie, qui, à eux cinq représentent la moitié de
l’empreinte écologique mondiale.
Par habitant,
les Koweitiens, les Qatariens et les Émiriens sont ceux dont
l’empreinte écologique est la plus marquée. Comme relevé par le rapport,
« si tous les habitants de la planète avaient une empreinte écologique
égale à celle de la moyenne des habitants du Qatar, nous aurions besoin
de 4,8 planètes ».
Dernier indicateur
de cette étude, l’empreinte eau, qui mesure les volumes d’eau de pluie
ou d’eau douce prélevée dans les lacs ou rivières, montre que la
production agricole englobe pour 92% de l’empreinte eau globale, devant
la production industrielle (4,4%) et les usages domestiques (3,6%).
Et la seule chose
dont est capable l’imagination de nos politiciens est de faire de la
croissance : 3% par an, ce qui représente en 40 ans 326 % !!! Donc la
disparition des espèces ne peut que s’accélérer, quand à la survie de
l’homme dans la société que l’on nous prépare …
Source : zinfos974.com

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