lundi 4 juillet 2016

Elie Wiesel : un Tartuffe n'est plus...

Elie Wiesel : Un Tartuffe n'Est Plus...Georges Stanechy               

"N'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir".
Jules Renard (Journal, 18 octobre 1908).
Une Belle Ame vient de quitter cette Terre...

Notre IMP (Industrie Médiatique de la Propagande) ne cesse de larmoyer, nous imposant un deuil national pour exprimer les regrets éternels que nous lui devrions... Nos cruches ministérielles en tête, ou en chœur...
Injonction s'appliquant avec autant de zèle que dans les autres pays de la " Communauté Internationale de l'OTAN ". Nos frères en servitude...
Sans entrer dans le détail des remises en cause d'une multitude d'historiens et de chercheurs sur les "témoignages", ou le "storytelling" comme disent nos amis anglophones, de cet "ancien déporté survivant" des camps nazis, d'origine Roumaine, il restera dans l'Histoire un maître de "l'Imposture". Référons-nous aux travaux et analyses de Norman G. Finkelstein (1) ou d'Alain Gresh (2).
À l'exemple de Tartuffe, le personnage emblématique de la célèbre pièce de Molière, de 1669, dont le titre complet était, ne l'oublions pas : Le Tartuffe ou l'Imposteur.
Pour mémoire, il se retrouva, entre autres lucratives sinécures, à la tête d'une fondation "Fondation Elie Wiesel pour l'Humanité" qui avait pour vocation de lutter, face aux crimes collectifs et génocides, "contre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice"... Comme par hasard, les fonds propres de cette fondation, estimés à 15,2 millions de dollars, se sont volatilisés, en décembre 2008, dans l'escroquerie Bernard Madoff... Pschitt !... Plus rien...
Propagandiste le plus encensé de la colonisation européenne au Moyen-Orient, il fut couvert, dans nos pays asservis, de décorations, d'honneurs, de doctorats "honoris causa" (plus de 100 universités !...), et tutti quanti... Liste interminable.
Jusqu'à, comme il est d'usage pour les plus ardents promoteurs de cette abjection, l'incontournable Prix Nobel de la Paix qui lui fut décerné dès 1986.
Et, comme pour tout Prix Nobel de la Paix qui respecte son contrat, il fut un implacable artisan de La Guerre et du Chaos.
Parmi ses plus hystériques appels aux interventions militaires, en clair : aux massacres et destructions, citons le démembrement de la Yougoslavie sous les bombes de l'OTAN, la pulvérisation de l'Irak sur fondement de mensonges connus de tous, et son incessante campagne pour l'anéantissement de l'Iran.
Le cynisme du personnage fit de lui le récipiendaire, en 2005, du Prix Lumière de la Vérité, "pour son action en faveur des Droits de l'Homme et du peuple tibétain". Accordé, il est vrai, par une des plus efficientes officines de propagande anti-chinoise américaine, via la promotion d'un autre célébre imposteur : le Dalaï-lama.
Lui, qui n'a jamais levé le petit doigt, prononcé la moindre parole, émis la plus insignifiante objection, pour atténuer, si ce n'est empêcher, les atroces souffrances et spoliations infligées au Peuple Palestinien par les colons européens. Encore moins pour ceux enfermés dans un des plus sanguinaires ghettos que l'Humanité ait connu jusqu'à présent : Gaza...
J'espère, avant de se retrouver face aux portes de l'Enfer, qu'il soit celui de Dante ou de Jérôme Bosch, le savoir condamné à embrasser, tenir dans ses bras, tous les enfants Irakiens, Libanais et Palestiniens, massacrés, brûlés vifs, enterrés vivants, sous les bombes et les balles de nos forces armées "démocratiques", dans son silence complice.

La mort de ce monstre de cynisme, symbole de "La Conscience" ou de "L'Ethique" de nos sociétés occidentales pétries de "Vertus" et de "Valeurs", archétype de ces Belles Ames, histrions de nos plateaux médiatiques, ne cesse d'évoquer en moi le titre de l'inoubliable roman de Boris Vian :

Notes

1. Norman G. Finkelstein, L'Industrie de l'Holocauste : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs (traduit de l'américain par Éric Hazan, avec une postface de Rony Brauman), éditions La Fabrique, Paris, 2001.
2.  Alain Gresh, « Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem », Les blogs du Monde diplomatique, 18 avril 2010.

Georges Stanechy

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