mardi 13 septembre 2016

Réchauffement climatique : Coup de chaud à 26°

clinton-sanders-debate-clip-cnn-101315.jpgGilles Devers

Il est bien difficile de parvenir à suivre la campagne US, avec d’un côté la part dominante de la presse, pro-Clinton à 100 %, et de l’autre les médias allumés de la frange droite des Républicains, pro-Trump à 100 %. Le tout est illisible, et je remercie quiconque pourrait nous donner les bonnes adresses. Du côté de la presse française, c’est hélas du délire

Les deux candidats sont des rescapés des primaires, qui l’un comme l’autre recueillent des sondages d’opinions défavorables, voire catastrophiques. C’est ainsi. Du fait du jeu des partis, c’est-à-dire de la manière avec laquelle les staffs ont su irriguer l’argent, les candidats officiels ont bien peu la cote dans le pays.
Jusqu’à maintenant, Clinton a fait le service minimum, imposant l’idée qu’elle doit nécessairement gagner car elle est du côté des gentils – le parti démocrate – et qu’elle était une femme. Mais, elle n’a pas de programme, à part la continuation. Piètre orateur, elle se repose sur Barack et Bill… ce qui concourt à l’affaiblir. De plus, elle est empêtrée dans son affaire d’e-mails, qu’elle gérait alors qu’elle était Secrétaire d’État depuis un serveur installé dans la cave de la maison. Le FBI s'abstient de la poursuivre, mais ça patauge grave… Ajoutez la Fondation de Bill, avec la fille, une incroyable pompe à finances pour de pseudos objectifs humanitaires, qui a entretenu des jeux relationnels hors norme, ce alors qu’Hillary était Secrétaire d’État (ici, CNN, porte-parole officieux de Clinton). Et surtout, car c'est sur l'économique et le social que ça se jouera, les choix libéraux de Bill ont ruiné bien des familles dans les grandes villes ouvrières, Trump en fait son miel. Des faits précis... mais Hillary ne répond pas.
Et elle qui se plaint d’interférences russes dans la campagne alors qu’elle est reconnue comme une interventionniste tous azimuts, et que son premier projet de faire dégager El-Assad…
Là-dessus, s’ajoute l’événement d’hier, qui va avoir une importance considérable.
Le clan Trump soutient que Clinton, malade, n’est pas physiquement apte à exercer la fonction. Dans une campagne électorale, et s’agissant d’une personne âgée de 68 ans, la question n’est pas incongrue. Sauf que Clinton a réglé cette question comme les autres : par le mépris.
Par le mépris,… jusqu’à hier matin, quand elle a dû après une heure et demie, quitter la cérémonie « essentielle » du 11/9, chancelante, aidée par ses proches pour tenir debout. Première déclaration : un coup de chaud,… à 26°. Sorry : you’re wrong.
Un coup de fatigue quand vous fonctionnez à 100%, multipliant les déplacements et les réunions, c’est presque banal. J’allais dire, c’est humain. Sauf que quand vous niez tout, même les faits les plus évidents, cela devient important.
Après son malaise, Clinton est allé se reposer chez sa fille, pour sortir deux heures plus tard en annonçant que la vie était belle : « I’m feeling great. It’s a beautiful day in New York ». 

Problème : quelques heures plus tard, le médecin officiel de la campagne, le Docteur Bardack, après examen, a expliqué que Clinton était atteinte d’une pneumonie, et qu’elle devrait se reposer.
Alors,.. à deux mois du vote, et alors que s’annoncent les trois débats télévisés ?

Aucun commentaire: