Il
est bien difficile de parvenir à suivre la campagne US, avec d’un côté
la part dominante de la presse, pro-Clinton à 100 %, et de l’autre les
médias allumés de la frange droite des Républicains, pro-Trump à 100 %.
Le tout est illisible, et je remercie quiconque pourrait nous donner les
bonnes adresses. Du côté de la presse française, c’est hélas du délire…
Les
deux candidats sont des rescapés des primaires, qui l’un comme l’autre
recueillent des sondages d’opinions défavorables, voire catastrophiques.
C’est ainsi. Du fait du jeu des partis, c’est-à-dire de la manière avec
laquelle les staffs ont su irriguer l’argent, les candidats officiels
ont bien peu la cote dans le pays.
Jusqu’à
maintenant, Clinton a fait le service minimum, imposant l’idée qu’elle
doit nécessairement gagner car elle est du côté des gentils – le parti
démocrate – et qu’elle était une femme. Mais, elle n’a pas de programme,
à part la continuation. Piètre orateur, elle se repose sur Barack et
Bill… ce qui concourt à l’affaiblir. De plus, elle est empêtrée dans son
affaire d’e-mails, qu’elle gérait alors qu’elle était Secrétaire d’État
depuis un serveur installé dans la cave de la maison. Le FBI
s'abstient de la poursuivre, mais ça patauge grave… Ajoutez la Fondation de Bill, avec la fille, une incroyable pompe à finances
pour de pseudos objectifs humanitaires, qui a entretenu des jeux
relationnels hors norme, ce alors qu’Hillary était Secrétaire d’État (ici, CNN, porte-parole officieux de Clinton).
Et surtout, car c'est sur l'économique et le social que ça se jouera,
les choix libéraux de Bill ont ruiné bien des familles dans les grandes
villes ouvrières, Trump en fait son miel. Des faits précis... mais Hillary ne répond pas.
Et
elle qui se plaint d’interférences russes dans la campagne alors
qu’elle est reconnue comme une interventionniste tous azimuts, et que
son premier projet de faire dégager El-Assad…
Là-dessus, s’ajoute l’événement d’hier, qui va avoir une importance considérable.
Le
clan Trump soutient que Clinton, malade, n’est pas physiquement apte à
exercer la fonction. Dans une campagne électorale, et s’agissant d’une
personne âgée de 68 ans, la question n’est pas incongrue. Sauf que
Clinton a réglé cette question comme les autres : par le mépris.
Par le mépris,… jusqu’à hier matin, quand elle a dû après une heure et demie, quitter la cérémonie « essentielle » du 11/9, chancelante, aidée par ses proches pour tenir debout. Première déclaration : un coup de chaud,… à 26°. Sorry : you’re wrong.
Un
coup de fatigue quand vous fonctionnez à 100%, multipliant les
déplacements et les réunions, c’est presque banal. J’allais dire, c’est
humain. Sauf que quand vous niez tout, même les faits les plus évidents,
cela devient important.
Après son malaise, Clinton est allé se reposer chez sa fille, pour sortir deux heures plus tard en annonçant que la vie était belle : « I’m feeling great. It’s a beautiful day in New York ».
Problème : quelques heures plus tard, le médecin officiel de la campagne, le Docteur Bardack, après examen, a expliqué que Clinton était atteinte d’une pneumonie, et qu’elle devrait se reposer.
Alors,.. à deux mois du vote, et alors que s’annoncent les trois débats télévisés ?


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