AFPS
Peut-on faire pire que le blocus de Gaza, qui ruine l’économie
de ce territoire et pousse toute sa population, malgré son
extraordinaire volonté de vivre, à la misère et au désespoir ?
En renforçant ce blocus, qui dure depuis plus de 11 ans, Israël
montre une fois encore qu’il peut aller toujours plus loin dans
son entreprise de destruction de la société palestinienne à
Gaza.
La dernière décision d'Israël : fermer le dernier point de
passage encore en service, Karem Abou Salem, à toute marchandise
hors d'un flux réduit de produits alimentaires et agricoles et de
fournitures médicales. Les rares dérogations permettant
l’exportation de produits agricoles ou de fabrications de Gaza,
obtenues de haute lutte, sont supprimées. En cette période de
préparation de la rentrée scolaire, les fournitures pour
l'imprimerie ou pour la fabrication des vêtements sont également
bloquées. La rentrée, déjà compromise dans les camps de réfugiés
par l'asphyxie de l'UNRWA, risque maintenant de se faire sans
livre ni fourniture scolaire. De plus, aucun matériau de
construction ne pourra passer, alors que la reconstruction à la
suite des destructions massives de 2014 est très loin d'être
terminée. Et la zone de pêche, déjà très restreinte, est à nouveau
réduite.
En arraisonnant immédiatement le bateau qui tentait de sortir de
Gaza avec à son bord des blessés graves et des étudiants qui
n'avaient pas obtenu l'autorisation de sortir, Israël montre que
son objectif est aussi de tuer tout espoir.
L'argument des "cerfs-volants incendiaires" est dérisoire :
malgré quelques incendies de cultures, il n'y a eu aucune victime
du côté israélien. Ces cerfs-volants, traditionnels symboles
d'espoir et de liberté, sont surtout là pour tenter de rappeler à
Israël que la population de Gaza existe. Avec le renforcement du
blocus comme réponse, on est dans la logique de "punition
collective" strictement interdite par toutes les conventions
internationales.
Détruire l'économie palestinienne de Gaza, détruire sa société,
tirer sur les civils pour les tuer ou les mutiler et refuser toute
commission d'enquête, mettre en œuvre des techniques d'enfermement
de plus en plus sophistiquées, expérimenter de nouvelles armes sur
les civils: c'est la politique qu'Israël met en œuvre depuis 11
ans que dure le blocus, et qu'il vient ainsi de considérablement
renforcer avec l’objectif à peine masqué de couper complètement
Gaza de la Cisjordanie et d’en finir ainsi avec le projet national
palestinien.
Au-delà des crimes de guerre commis contre les manifestants de
Gaza, c'est un crime contre l'humanité qui se déroule sous nos
yeux. Jusqu'à quand les grandes puissances, dont la France,
vont-elles laisser faire cette abomination ? La situation de Gaza
ne se débloquera que par la levée du blocus. Une levée immédiate
et sans condition avec des priorités clairement affichées : libre
circulation des personnes, y compris entre Gaza et la Cisjordanie,
reprise de l'activité économique, reconstruction.
Compte tenu de l'attitude du gouvernement israélien, qui refuse
même la commission d'enquête décidée par l'ONU, la seule voie pour
y parvenir, ce sont les sanctions. Le gouvernement français,
les gouvernements européens, l'ensemble de la communauté
internationale doivent choisir : obtenir, par des sanctions, la
levée immédiate du blocus de Gaza, ou être complices des crimes
de guerre et des crimes contre l'humanité commis par l'Etat
d'Israël contre la population de Gaza.
Le Bureau national de l’Association France Palestine
Solidarité
13 juillet 2018
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
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