christophecroshouplon
Le ministre des affaires étrangères espagnol annonce la mort de
Schengen probable du fait que trois pays européens, la France,
l'Allemagne et l'Italie, c'est-a-dire pas les moindres, ont rétabli, du
fait de la crise migratoire, la surveillance de leurs frontières.
En apparence, il y a donc les accueillants à bras ouverts qui, tels
l'Espagne, laissent un Aquarius rentrer dans ses ports et les autres.
Parmi les autres, dans les faits, il n'y a plus les droite dure à la
Orban contre les généreux à la Macron ou Merkel, mais bien ceux qui
surveillent ou referment les frontières ou limitent de plus en plus les
entrées.
La question migratoire devient donc une ligne de clivage brute ou
actes et discours ne vont pas nécessairement dans le même sens.
Accueillir mille migrants dont on ne sait que faire n'est en rien
généreux, financer sur place, c'est-à-dire dans les pays d'origine de
quoi leur faire passer l'envie d'un voyage risqué vers un El Dorado en
trompe l'œil le serait. Ce n'est évidemment pas l'avis d'un Bernard
Kouchner, ce qui avalise ce qui précède.
La déferlante migratoire financée par ce bon Monsieur Soros apparaît
bien comme la question européenne la plus cruciale, car elle porte à la
fois sur la culture de chaque peuple, le devenir de chaque nation, la
capacité pour l'Union Européenne de demeurer à peu près debout sur ses
deux jambes. Et aussi l'humanisme, le vrai, pas celui des grands discours
décalés de la réalité qui contraignent des associations et des
européens ayant du cœur à tenter sans succès de colmater les brèches
avec du sparadrap.
Une armée, des frontières et une monnaie, les trois piliers d'une
nation, nous l'indiquent, les nations en Europe n'existent plus. L'OTAN a
commencé à casser le premier pilier, Schengen a fendu le second à la
base et l'euro a détruit le troisième. On peut donc dire, sans faire
preuve de pessimisme, que le concept de nation en Europe est hors-sol, ce
n'est plus qu’une idée, un souvenir, et ce quelles que soient les
orientations politiques prises par tel ou tel de ses membres. La
résistance hongroise est à comprendre au travers de ce prisme, ou l'idée
de nationalisme est remise sur le dessus par Orban, lequel Orban,
contrairement à toutes les âneries qu’on lit ici ou là, n'est en rien
d'extrême droite – sa politique économique pro libre échange le plaçant
au contraire au centre-droit de l'échiquier, c'est-à-dire exactement là
où est Macron, question migratoire mise de coté.
Quoique … Car le monarque de l'Elysée, dans les discours, milite pour
davantage de migrants mais dans les faits depuis son élection – et
c'est tant mieux, sauf que ça ne durera guère – se montre extrêmement
pingre. L'Aquarius, il avait dit non, le bateau suivant son Altesse a
daigné accepter quelques petites dizaines, à installer loin de ses
fenêtres d'ailleurs.
Le retour sur investissement de Soros est une donnée non négociable,
le tireur de ficelles c'est lui. Nos marionnettes financées par les
élites – Orban et Macron donc, ainsi que Merkel, le ministre de
l'intérieur italien tonitruant, les Le Pen, bref tous sans exception –
orchestrent de faux désaccords et cachent leurs cartes. Les vagues sont
financées pour créer une invasion progressive et donc diluer les
identités culturelles. Tout en préparant les conditions d'une future
guerre civile.
Tel est le plan, le reste n'étant, hélas, que de l'écume …

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