Je ne savais pas…
Non, je ne savais pas, jusqu’à ce jour, que le Président de la République française, tout comme le pape, était « infaillible ». Ces messieurs ne se tromperaient donc jamais lorsqu’ils s’expriment dans leurs domaines de prédilection ! Voilà, en France, un nouveau dogme très soutenu par la « majorité », autrement dit par les soutiens les plus virulents du Président et par son parti politique chouchou, enfin, le sien, quoi. Ce qui, en définitive, ne fait pas une grande foule…
C’est Ségolène Royal qui provoque ainsi cette levée de « dogme », jetée à la face de tous les Français. Elle a osé demander « pardon » au peuple sénégalais pour les propos choquants de Nicolas Sarkozy lorsqu’il a daigné poser ses « augustes pieds », voire ses « saints pieds » sur la terre de Léopold Sedar Senghor. Il paraît, d’après Nicolas Sarkozy, que « l’homme africain n’est pas encore entré dans l’Histoire ». Léopold Sedar Senghor a dû, à juste titre, hoqueter dans sa tombe !... Nicolas Sarkozy a juste oublié de dire ou, plutôt, de reconnaître qu’il parlait de « sa conception » de l’Histoire, visiblement très personnelle, orientée d’une façon très « élitiste européenne et Blanche » ; il a juste oublié de reconnaître qu’aucun pays, peuple ou continent n’aurait pu « entrer dans l’Histoire », selon sa conception très particulière, dans les conditions d’esclavage et de pillage qu’ont subi ce continent, ces pays et ces peuples. Peut-être que celui qui parle de l’Histoire, dans ses discours, oublie-t-il un peu vite les réalités de cette Histoire ?...
Vous aurez compris que j’approuve totalement Ségolène Royal, tout en disant à ceux qui ne le savent pas, que je n’ai jamais soutenu cette dame lors des élections présidentielles. Cela n’a pas changé depuis, tout au contraire, parce que je n’approuverai jamais le principe de « la politique spectacle ». Cela ne convient qu’aux « Guignols de l’info » sur Canal+. Mais, en l’occurrence, Ségolène Royal a fait du bien à tous les Français qui ne se reconnaissaient en rien dans le discours de celui qui venait à peine d’être élu. Une partie de la honte ressentie à l’époque, par de nombreux Français, moi y compris, a été ainsi lavée. Merci donc, Madame Royal !
Le spectacle lamentable vient des « groupies » du Président qui se sont précipitées pour défendre la « sainte parole présidentielle », celle-qui-ne-peut-en-aucun-cas-se-tromper-ou-dire-des-bêtises, dixit le dogme de l’infaillibilité, cette parole qui ne doit, ô jamais, être contredite ou remise en cause. Quelle belle chorale ! De quoi rester plié en deux pendant un bon moment, tant le ridicule de la situation est hilarant !
Bon, on avait remarqué depuis belle lurette que le Président ne tolérait nulle contradiction ni contrariété. Un préfet limogé parce qu’il n’avait pas prévu que des outrecuidants feraient un peu de bruit au passage de « sa sainteté » ; à présent, selon les témoins, une orgie de présence policière à l’occasion des déplacements présidentiels, etc, etc.
Ce que je voudrais dire aux « soutiens aveugles » du Président, c’est qu’il n’y a pas de dogme qui vaille en France ! Ici, dans ce pays, nous ne pouvons faire autrement que dire ce que nous pensons, même si cela va contre la volonté d’un pouvoir, par essence provisoire. Ce n’est pas parce qu’un élu, fut-il Président, s’exprime, que nous devons dire, voire bêler, « amen ».
Non, je ne savais pas, jusqu’à ce jour, que le Président de la République française, tout comme le pape, était « infaillible ». Ces messieurs ne se tromperaient donc jamais lorsqu’ils s’expriment dans leurs domaines de prédilection ! Voilà, en France, un nouveau dogme très soutenu par la « majorité », autrement dit par les soutiens les plus virulents du Président et par son parti politique chouchou, enfin, le sien, quoi. Ce qui, en définitive, ne fait pas une grande foule…
C’est Ségolène Royal qui provoque ainsi cette levée de « dogme », jetée à la face de tous les Français. Elle a osé demander « pardon » au peuple sénégalais pour les propos choquants de Nicolas Sarkozy lorsqu’il a daigné poser ses « augustes pieds », voire ses « saints pieds » sur la terre de Léopold Sedar Senghor. Il paraît, d’après Nicolas Sarkozy, que « l’homme africain n’est pas encore entré dans l’Histoire ». Léopold Sedar Senghor a dû, à juste titre, hoqueter dans sa tombe !... Nicolas Sarkozy a juste oublié de dire ou, plutôt, de reconnaître qu’il parlait de « sa conception » de l’Histoire, visiblement très personnelle, orientée d’une façon très « élitiste européenne et Blanche » ; il a juste oublié de reconnaître qu’aucun pays, peuple ou continent n’aurait pu « entrer dans l’Histoire », selon sa conception très particulière, dans les conditions d’esclavage et de pillage qu’ont subi ce continent, ces pays et ces peuples. Peut-être que celui qui parle de l’Histoire, dans ses discours, oublie-t-il un peu vite les réalités de cette Histoire ?...
Vous aurez compris que j’approuve totalement Ségolène Royal, tout en disant à ceux qui ne le savent pas, que je n’ai jamais soutenu cette dame lors des élections présidentielles. Cela n’a pas changé depuis, tout au contraire, parce que je n’approuverai jamais le principe de « la politique spectacle ». Cela ne convient qu’aux « Guignols de l’info » sur Canal+. Mais, en l’occurrence, Ségolène Royal a fait du bien à tous les Français qui ne se reconnaissaient en rien dans le discours de celui qui venait à peine d’être élu. Une partie de la honte ressentie à l’époque, par de nombreux Français, moi y compris, a été ainsi lavée. Merci donc, Madame Royal !
Le spectacle lamentable vient des « groupies » du Président qui se sont précipitées pour défendre la « sainte parole présidentielle », celle-qui-ne-peut-en-aucun-cas-se-tromper-ou-dire-des-bêtises, dixit le dogme de l’infaillibilité, cette parole qui ne doit, ô jamais, être contredite ou remise en cause. Quelle belle chorale ! De quoi rester plié en deux pendant un bon moment, tant le ridicule de la situation est hilarant !
Bon, on avait remarqué depuis belle lurette que le Président ne tolérait nulle contradiction ni contrariété. Un préfet limogé parce qu’il n’avait pas prévu que des outrecuidants feraient un peu de bruit au passage de « sa sainteté » ; à présent, selon les témoins, une orgie de présence policière à l’occasion des déplacements présidentiels, etc, etc.
Ce que je voudrais dire aux « soutiens aveugles » du Président, c’est qu’il n’y a pas de dogme qui vaille en France ! Ici, dans ce pays, nous ne pouvons faire autrement que dire ce que nous pensons, même si cela va contre la volonté d’un pouvoir, par essence provisoire. Ce n’est pas parce qu’un élu, fut-il Président, s’exprime, que nous devons dire, voire bêler, « amen ».
Ce serait indigne de l’esprit de liberté des Français

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