mardi 5 mai 2009

Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme

- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -
(versions française et espagnole)

La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois. En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d'après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d'actifs libellés en Dollars US (1) ? D'après les dirigeants américains et leur cortège d'experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).

Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s'évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d'actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s'évader du « piège Dollar » d'ici la fin de l'été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s'ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d'un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d'une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l'analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.

Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » (5) était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment (6)) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s'avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s'offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite (7), mais ils ne parviennent pas à oser préparer l'avenir.

Les Européens porteront d'ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n'est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d'une décennie (8). Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d'une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d'un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd'hui une évidente incapacité des dirigeants de l'UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu'elle empêche le lancement d'un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique (9).

Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d'ici la fin de l'été 2009 et que le mois d'Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer (10). La cessation de paiement des Etats-Unis à l'été 2009 est en effet d'une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d'explosion des dépenses (+ 41%) et d'effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l'a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d'un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s'est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l'ensemble de l'année 2008 (11). Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés (12), comtés, villes (13), … partout les recettes fiscales s'évanouissent entraînant de manière accélérée l'ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.

Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l'or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d'or, mais d'information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d'or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d'approvisionnement en pièces ou lingots d'or, le cours du métal jaune ne fait qu'osciller autour du même pivot depuis des mois.
Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s'attachant ce mois-ci notamment à l'épargne en général et aux assurances-vie en particulier.


Notes:

(1) Si l'ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d'actifs libellés en Dollars US n'est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.

(2) N'oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l'économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l'économie de l'Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l'immobilier US n'arrêteraient pas de monter et enfin que s'endetter sans restrictions était la forme moderne d'un enrichissement durable.

(3) Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n'était absolument pas un « ballon d'essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu'un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c'est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D'ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d'imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : ChinaDailyBBS, 27/03/2009

(4) Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : Chine Information.

(5) C'est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c'était une réunion « presque historique » ; et c'est bien le mot « presque » qui résume ce qui s'est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d'action; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux; et ils ont « presque » convaincu » l'opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.

(6) C'est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l'intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l'ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l'ancien jeu via une transition longue et incertaine.

(7) Notamment l'endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».

(8) Le G20 de Londres s'inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.

(9) A propos de l'UE, l'équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l'inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d'éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l'Europe, qui l'aiment tant qu'ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu'elle doit faire (et aussi ce qu'elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l'Asie centrale), feraient mieux de s'occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l'effondrement de leur pays, car c'est bien de cela qu'il s'agit désormais. Enfin, et nous n'y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu'un ensemble d'experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d'un système qui aujourd'hui s'effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d'une époque révolue. Comme le fait d'ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l'UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l'image des financiers qui n'ont pas encore compris qu'une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d'intellectuels et de politiques n'ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu'ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.

(10) Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l'extension d'un mouvement de révolte contre l'utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l'ampleur des déficits prévus, qui met en cause l'ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : USAToday, 13/04/2009 ; MarketWatch, 16/04/2009

(11) Sources : USAToday, 11/04/2009 ; MarketWatch, 10/04/2009

(12) Ainsi en Californie, les premiers jours d'Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : CaliforniaCapitol, 08/04/2009

(13) L'exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : SeattleBusinessJournal, 10/04/2009

(14) Et permettre ainsi d'anticiper les tendances des prochains mois.


Mercredi 15 Avril 2009

Source :
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-34-est-disponible!-Ete-2009-La-rupture-du-systeme-monetaire-international-se-confirme_a3113.html


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Se confirma la ruptura del sistema monetario internacional
Nota publica de GEAB N°34 (17 de avril de 2009)
www.leap2020.eu


La próxima etapa de la crisis será determinada por un sueño chino. Atrapado, según Washington, en la « trampa Dólar » de sus 1.400 mil millones en activos nominados en USD, ¿en qué puede soñar Pekín? (1) Según los dirigentes estadounidenses y su séquito de expertos mediáticos, en permanecer prisioneros e incluso en reforzar aún más esta prisión comprando más Bonos del Tesoro y USD (2).

Pero, ¿todos sabemos en lo que realmente sueña un preso? Por supuesto en escapar de la cárcel. Por ello, el LEAP/E2020, no tiene dudas de que Pekín ahora está tratando (3) de deshacerse cuanto antes de esta montaña de los activos « tóxicos » en que se convirtieron los Bonos del Tesoro estadounidenses y la divisa monetaria en la que la riqueza de 1.300 millones chinos (4) está prisionera. En este GEAB N° 34, por lo tanto, nuestro equipo detalla los « túneles y pasajes » que Pekín, discretamente, cavó durante varios meses en el sistema económico y financiero global, a fin de evadirse de aquí a fines del verano boreal de 2009 de la « trampa del dólar ». En el marco de la cesación de pagos de Estados Unidos se abrirá el período del « sálvese quien pueda » que devendrá en regla del juego internacional, en consonancia con el G20 en Londres, cuyo texto del comunicado final se lee como la crónica de una « desarticulación geopolítica anunciada » que el LEAP/E2020 analiza en esta edición del Global Europe Anticipation Bulletin.

Detrás del « juego de tontos » londinense, donde se supone que todos creen que la colaboración « histórica » (5) internacional está funcionando, existe una profunda división del G20: los estadounidenses y británicos (seguido por un dócil Japón) están tratando desesperadamente de preservar su control sobre sistema financiero mundial, bloqueando o diluyendo cualquier reforma significativa que pueda dar mayor autoridad a otros actores del sistema, ya que no tienen el suficiente poder para imponer sus objetivos. Los chinos, rusos, hindúes, brasileños,... tratan de reequilibrar el sistema monetario y financiero internacional a su favor, pero no pueden (o tal vez, no quieren verdaderamente (6)) imponer dicha reforma. Los europeos (y cuando se utiliza este término, significa cada vez más la UE sin el Reino Unido), por su parte, son incapaces de decidir entre las dos únicas opciones que tienen a su disposición: o hundirse con Estados Unidos y el Reino Unido copiando sus políticas, o encausar el sistema monetario y financiero mundial actual en colaboración con los chinos, rusos, hindúes y brasileños. No lograrán apartarse de Washington y Londres en su reproducción de las antiguas políticas que ya han fracasado totalmente (7), sino no se atreven a prepararse para el futuro.

Los europeos también tienen una gran responsabilidad al no implementar, durante la breve ventana temporal que todavía existe (menos de seis meses), alguna acción importante para evitar la larga y trágica crisis que durará más de una década (8). Tanto que poseen el know how para ayudar a establecer una exitosa moneda internacional basada en una cesta de las principales divisas y un método político que permita la gestión de los intereses estratégicos diversos de un conjunto de países, como aquellos cuya moneda estaría detrás de la nueva divisa internacional de referencia. Pero, ya es evidente el fracaso de los líderes de la UE (incluyendo la Eurozona) en asumir estas responsabilidades, como si prefirieran finalmente ver al sistema occidental hacerse pedazos (mientras proclaman lo contrario), y no luchar para hacer de puente hacia un nuevo sistema mundial: o se trata de una decisión (LEAP/E2020 no lo cree) o es el resultado de la pusilanimidad de los dirigentes europeos elegidos por su docilidad (con Washington y las grandes operadores económicos y financieros europeos), en cualquier caso, la neutralidad es muy peligrosa para el planeta, ya que impide la puesta en marcha de un proceso eficaz para evitar una larga y trágica crisis (9).

En este GEAB, nuestros investigadores desarrollan aún más sus anticipaciones sobre las posibles formas que adoptará la cesación de pagos de EEUU a fines del verano boreal de 2009 y que el mes de abril en curso (principal mes de los ingresos del impuesto a la renta en Estados Unidos) hará que sea imposible de ocultar (10). Su insolvencia de Estados Unidos durante el verano boreal de 2009 es, en efecto, una realidad cada vez más caliente con un déficit ahora totalmente fuera de control, una explosión del gasto (+ 41%) y una caída de los ingresos fiscales (-28%), como preveía el LEAP/E2020 hace ya más de un año: el mes pasado, el déficit federal ascendía a casi USD 200 mil millones (muy por encima de la las previsiones más pesimistas). Es decir, apenas un poco menos de la mitad del déficit, no obstante récord, del año 2008 (11), el mismo fenómeno se repite en todos los niveles de la estructura gubernamental del país: Estado federal, estados federados (12), municipios, ciudades (13), los ingresos fiscales de cada sector... desaparecen causando en todo el país un acelerado espiral de déficit que nadie (sobre todo Washington) ya domina.

En este GEAB, nos abocamos al « misterio del precio del oro ». Para el metal amarillo, nuestros investigadores (no de oro, sino de información) han identificado algunas pistas muy interesantes para comprender porque (14), cuando los compradores de oro son legiones y en muchos países hay informes de falta de existencia de monedas o lingotes de oro, el precio de este metal oscila alrededor del mismo punto durante meses.

Por último, nuestro equipo presenta sus recomendaciones para prepararse para los próximos meses de la crisis, se centra este mes, principalmente en los ahorros en general y los seguros de vida en particular.

Notas:

(1) Si el conjunto de las reservas chinas se evalúa en cerca de 2.000 mil millones USD, la parte de activos nominados en USD es como máximo sólo del 70 %, lo que da cerca de 1.400 mil millones USD. El resto esencialmente consiste en activos nominados en Euros.

(2) No olvidemos que estos son en general los mismos « expertos » que predecían estos últimos años que la economía mundial se beneficiaría con la desregulación de los bancos, que la economía de Internet abría la vía a un crecimiento infinito, que los déficit estadounidenses eran un signo de fuerza, que los precios de los bienes inmuebles estadounidenses no dejarían de subir y por fin que endeudarse sin restricciones era la forma moderna del enriquecimiento duradero.

(3) El mensaje sobre el cambio necesario de divisa internacional de referencia que Pekín envió al mundo entero, y a las autoridades estadounidenses en particular, en vísperas de la cumbre del G20 de Londres no era para nada un « globo de ensayo » o una tentativa sin esperanza de éxito. Los dirigentes chinos no se hacían ninguna ilusión sobre la probabilidad que la misma fuera discutida en el curso de este G20. Quisieron imponer este debate en los pasillos de la Cumbre con el fin de pasarles un mensaje, una advertencia oficiosa a todos los actores del sistema monetario internacional: para Pekín, el sistema USD, esta terminado. Si nadie quiere preparar un sistema alternativo en común, entonces, esto se hará de otro modo. Y sus actos, analizados en este número del GEAB, corroboran esta intención. Por otra parte, la casualidad en la agenda política es raro en Pekín, en el mismo período saca un libro, titulado « China Descontenta », que demanda una acción más voluntariosa de sus líderes chinos a fin de imponer sus decisiones en la escena internacional. Fuente: ChinaDailyBBS, 27/03/2009

(4) Un vínculo original para seguir esta cifra en tiempo real: ChineInformation

(5) Ángela Merkel dio prueba de una gran clarividencia encontrando la palabra justa sobre la naturaleza de la Cumbre del G20 en Londres. Dijo que era una reunión « casi histórica »; es la palabra « casi » resume lo que pasó en Londres. Los dirigentes de G20 « casi » abordaron las cuestiones esenciales; « casi » definieron un programa de acción común; « casi » consiguieron lanzar nuevos estímulos económicos y una nueva regulación financiera mundial; « casi » prohibieron los paraísos fiscales; y « casi » convencieron a la opinión pública mundial. « Casi » pero, por desgracia, no realmente. Y esto hace una hermosa diferencia para la continuidad de la crisis.

(6) Este es, en efecto, el dilema del « juego internacional » desarrollado en el GEAB N°33. En cierto momento, el interés de los protagonistas que adquiere poder es dejar al antiguo juego pura y simplemente destruirse para reconstruir uno que les convenga en lugar de pelearse para transformar el antiguo juego mediante una transición larga e incierta.

(7) Especialmente el endeudamiento público a ultranza, que es llamado por Washington y Londres « estímulo económico ».

(8) El G20 de Londres directamente se inscribe en dirección a esta crisis de larga duración.

(9) A propósito de la UE, el equipo del LEAP/E2020 desea subrayar la vacuidad del « análisis » económico-político, surgidos esencialmente de los eminentes economistas y expertos próximos al Partido Demócrata estadounidense, que relevan actualmente los principales medios de comunicación internacionales, y que se limitan a reprocharles a los europeos… por no hacer como Washington. Paul Krugman encabeza estos « grandes amigos » de Europa, que la aman tanto que piensan saber mejor que los europeos lo que deben hacer (y también lo que deben ser propugnando también su extensión a Turquía, e incluso a Israel y Asia Central ), harían mejor en ocuparse de asesorar eficazmente a su propio partido y a su nuevo presidente para evitar el colapso de su país, porque es eso de lo que ahora se trata. En fin, no salimos de nuestro asombro, incluso sorprende de que todo un conjunto de expertos que durante años alabó tanto los méritos de un sistema que hoy se hunde ante los ojos de todos, todavía se atreva a dar lecciones al resto del mundo. La decencia más elemental le impondría, a nivel internacional, una sola vía respetable posible: el silencio. En todo caso, en Europa, este discurso, que tiene desde siempre adeptos académicos y periodísticos, no va más porque se refiere directamente a una época pasada. Como el hecho, por otra parte regularmente señalado por el LEAP/E2020, que es evidente necesario y legítimo tener un punto de vista sumamente crítico de la UE, sus dirigentes y sus políticas; pero hacerlo con el único criterio de la conformidad o no a las orientaciones de Washington (o Londres) es inaceptable.Visiblemente, así como los financieros no han comprendido aún no que se volteó la página en lo que concierne a sus opción de compra de acciones y sus « paracaídas dorados », muchos intelectuales y políticos no han comprendido que sus referencias, sus valores y sus análisis ya pertenecen al pasado. Deben pensar en las elites del bloque soviético para comprender cómo y con que rapidez un sistema de pensamiento puede volverse obsoleto.

(10) Además de la disminución de los ingresos fiscales, presenciaremos en Estados Unidos un gran movimiento de rebelión contra la utilización de los impuestos para salvar a Wall Street y contra la magnitud de los déficit previstos, que pone en tela de juicio al conjunto de la clase dirigente estadounidense. Fuentes: USAToday, 13/04/2009; MarketWatch, 16/04/2009

(11) Fuentes: USAToday, 11/04/2009; MarketWatch, 10/04/2009

(12) Así en California, los primeros días de abril los hacen temer ingresos muy inferiores a las peores previsiones, provocando un déficit presupuestario multiplicado por dos respecto de las previsiones de hace sólo unos meses. A nivel federal, un proceso del mismo tipo está en curso, haciendo posible según LEAP/E2020, un déficit federal de cerca de 3,5 billones de USD, o más del 20% del PNB de los Estados Unidos. Fuente: CaliforniaCapitol, 08/04/2009

(13) El ejemplo de ciudades que como Auburn en la región de Seattle debieron prohibir el transito de camiones de grandes ejes debido a la falta de medios para mantenerlas, es elocuente. Fuente: SeattleBusinessJournal, 10/04/2009

(14) Y permitir así anticipar las tendencias de los meses próximos.

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