par Manuel Freytas
La manipulation médiatique à propos de la psychose de la « grippe porcine ».
La psychose mondiale propagée par les médias à propos de la pandémie de « grippe porcine » révèle, une fois encore, le pouvoir et l’importance des grands groupes de presse en tant que manipulateurs et créateurs de comportements de masse à l’échelle mondiale.
L’information scientifique qui relativise et minimise le caractère « pandémique » de l’épidémie perd de son importance et se voit reléguée au second rang en face de bulletins superficiels et « catastrophiques » diffusés par la corporation médiatique dans sa soif de profits et de performances d’audience.Les grandes chaînes médiatiques internationales, de même que les monopoles locaux de l’information, (au niveau national), bien qu’entreprises commerciales dont la règle de fonctionnement est la soumission à la loi de la rentabilité capitaliste, ne sont pas tenues de respecter une réglementation normative régulatrice de leurs activités comme celle qui régit toute entreprise commerciale.
Partout dans le monde, (tant dans les pays du centre comme dans ceux de la périphérie), le processus de fabrication et de distribution de l’information n’est pas guidé par le besoin « d’informer », mais par le besoin capitaliste de vendre des nouvelles (le produit).
Pour y parvenir, les médias de la communication (sur le modèle de n’importe quelle autre entreprise capitaliste) alimentent des besoins massifs de consommation dans la société (le marché) et dessinent des stratégies informatives destinées à faire que leur entreprise se développe et qu’elle se positionne avantageusement pour marquer des points sur le marché (recherche du profit maximum).
En dépit de cette réalité, l’activité des médias de la communication (un des secteurs les plus rentables de l’économie capitaliste), membres privilégiés de l’establishment économique, est dotée d’une auréole de « mission sociale » qui exempte ces groupes de toute critique ou investigation sur les méthodes qu’ils utilisent pour obtenir (la source), analyser (le traitement) et diffuser l’information (la communication publique).
Aucun gouvernement, aucun parti politique ou organisation sociale du système (qui tous ont recours aux médias pour gagner une légitimité sociale) n’ose affronter le pouvoir universel de la corporation journalistique de peur d’être lapidé ou transformé en « lépreux social » au moyen de la manipulation de l’information.
Et il y existe encore un autre élément qui fait des médias de la communication des « intouchables » : leur très haut potentiel de formation et d’orientation de la conduite sociale de masse (ce qui est atteint au moyen de la manipulation de l’information) fait de ces médias la colonne vertébrale des stratégies de domination du système capitaliste au niveau mondial.
C’est la raison principale qui explique pourquoi, dans aucun pays au monde, (et par conséquent au niveau international), il n’existe de réglementation régulatrice ni des tribunaux habilités à juger le fonctionnement des entreprises journalistiques mythifiées en tant qu’« entreprises au service du bien social ».
De sorte que les grandes entreprises journalistiques qui accaparent le rôle de « faiseuses d’opinion publique » sont les seules qui jouissent d’un « libre marché illimité » et leurs informations et leurs façons « d’informer » jouissent également d’une impunité sans limites.
Cela explique pourquoi les grandes chaînes « informatives » internationales (et les médias locaux) ont créé, avec une totale impunité, une psychose mondiale à l’occasion de la contagion du virus de la « grippe porcine » alors que – jusqu’à ce jour – aucune autorité ni organisation internationale n’a clairement défini la nature des faits.
A ce jour, ni les gouvernements ni les organismes internationaux de santé ne sont parvenus à décrire et à cerner avec précision l’origine du virus, ni à déterminer si tous les cas enregistrés relèvent réellement de la « grippe porcine », ni à apprécier le degré de gravité et la portée internationale que peut prendre l’épidémie.
Et pourtant la machine médiatique internationale a déjà créé une psychose mondiale et l’isolement de pays et de sociétés tout entiers (par exemple le Mexique) en semant la terreur au moyen de titres énormes et d’images sur « l’avancée irrésistible » du virus au niveau mondial.
Manipulation et réalité
Venant contredire plus d’une semaine de bombardement médiatique sur la « pandémie porcine », jeudi, l’ « Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture », (FAO), a révélé qu’il n’existe, à ce jour, aucune preuve démontrant que le porc est l’agent responsable de la poussée de « grippe porcine » qui a causé la mort de dizaines de personnes au Mexique et des centaines d’hospitalisations aux Etats-Unis et ailleurs.
« Actuellement, il n’existe aucune preuve qui démontre que le virus de la grippe AH1N1, qui se transmet de personne à personne, ait un lien avec la contamination de porcs au Mexique ou dans d’autres pays », souligne un communiqué de la FAO.
Selon ce rapport et à partir des recherches et des conclusions formulées par des scientifiques, la consommation de viande de porc ou de ses dérivés n’est nullement un facteur de risque pour contracter le virus.
Cette information de la FAO s’ajoute au fait qu’en Amérique Latine aucun cas de la maladie n’a été confirmé en dehors du Mexique où, des 176 décès survenus suite à cette épidémie, seuls 9 cas – selon les autorités sanitaires – sont dus à la dénommée « fièvre porcine ».
Par ailleurs, l’OMS a informé, jeudi, qu’elle a cessé d’employer les termes « grippe porcine » pour éviter toute confusion autour du danger de contamination que pourraient avoir les porcs. Elle suggère que l’on se réfère au virus en le désignant par son nom scientifique : « grippe AH1N1 ».
De plus, le porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl, a reconnu, mardi, que cet organisme ne sait pas encore pourquoi la « grippe porcine » est plus grave au Mexique que dans d’autres pays où elle a été détectée et il a également précisé que l’OMS n’est pas favorable à des restrictions en ce qui concerne les voyages internationaux ni à la fermeture des frontières.
Un scientifique argentin de grande renommée, le docteur Daniel Stamboulian, fondateur et président de la Fondation du Centre d’Etudes Infectiologiques (FUNCEI), a déclaré à l’agence Reuters que « l’apparition de cas d’un nouveau type de grippe peut perdurer dans le monde entier, mais que cela ne devrait pas provoquer de panique car, en dehors du Mexique, le virus est en train d’évoluer comme une grippe classique ».
« Ce que nous devons avoir à l’esprit c’est que cette grippe porcine, sauf au Mexique, se comporte comme une grippe saisonnière et non comme une grippe virulente telle que la grippe aviaire » a souligné l’expert en épidémiologie.
En dépit du nombre impressionnant de spécialistes qui (au niveau local et international) expriment des doutes sur l’origine et sur la portée véritable de l’épidémie et sur le nombre officiel de personnes contaminées (la majorité des personnes en question sont « suspectes » de porter le virus) ce qui contredit la qualification de « pandémie », les grands groupes médiatiques continuent de semer la panique au niveau mondial avec leurs titres à la Une et leurs écrans.
En outre, l’information scientifique perd de l’importance et se voit reléguée comme un élément de second rang face à la recherche de la performance dans la course à l’audimat menée avec des informations superficielles et « catastrophiques » avalisées par la complicité de bon nombre de gouvernements qui se rangent au côté du « consensus social » et veulent éviter de voir leur légitimité mise en doute par la corporation médiatique.
Et c’est ainsi que, sans détenir des données scientifiques objectives qui le justifient, les grandes chaînes internationales et les médias locaux créent, paradoxalement, un climat de « catastrophe sanitaire » et déchaînent un risque « d’ingouvernabilité mondiale » du système suite à la fermeture des frontières et des aéroports qui « isole » et paralyse économiquement des pays, comme c’est le cas du Mexique.
Au delà de ses origines et des possibles stratégies d’exploitation (commerciale ou militaire), le choc provoqué par une possible contamination mondiale par le virus représente une menace qui peut être mortelle pour les économies en crise du système capitaliste.
Dans le milieu des macro-économistes du système, les théories sur l’origine de la pandémie n’ont plus guère d’importance : la préoccupation principale, aujourd’hui, concerne sa durée, le nombre de pays et de continents qui seront touchés et l’impact qu’elle aura, au final, sur une économie mondiale en récession, principalement aux Etats-Unis qui sont étroitement liés à l’économie mexicaine laquelle fait face au risque majeur de ralentissement que lui font subir les mesures d’urgence et d’isolement du reste du monde.
A son tour, la psychose mondiale, mise en place par les médias autour de la pandémie de « grippe porcine », révèle, une fois encore, le pouvoir et la portée des grands groupes de la communication en tant que manipulateurs et créateurs de comportement collectif à l’échelle mondiale.
Curieusement, cette fois-ci, les monopoles médiatiques, par soif de lucre et de performances, n’ont pas respecté la logique voulue par la préservation de la « gouvernabilité du système » (dont ils font partie en tant que groupes économiques) et ils sont en train de mettre en danger les piliers de « l’ordre » et de la « stabilité » économique du capitalisme, avec leur manipulation démesurée de « terrorisme bactériologique » pour battre des records d’audience.
C’est néanmoins une tendance suicidaire : la rentabilité des grands monopoles médiatiques provient, pour l’essentiel, des grands groupes bancaires, industriels ou de services (en crise) qui constituent la part majoritaire du « gâteau » publicitaire et dictent leur loi, commercialement, aux monopoles de l’information.
Une épidémie étendue et généralisé de grippe porcine pourrait affecter le rétablissement de l’économie mondiale et, même, prolonger et accroître la récession mondiale, tel est l’avis qui prévaut chez les principaux analystes économiques.
De sorte que, cette fois-ci, le choc psychotique mondial provoqué et manipulé à l’occasion de la contagion de la grippe porcine conspire contre la survie économique elle-même de ces grands groupes de presse qui tirent leur rentabilité capitaliste des grandes entreprises et des banques elles-mêmes en crise.
Les gendarmes du contrôle social à l’échelle mondiale courent-ils au suicide par soif de lucre et de performances d’audience ? Qui contrôle ces grands contrôleurs - jamais sanctionnés - du comportement de masse ? Telle est la question que se posent ceux qui conservent encore un reste de raison et de réflexion en face de l’aliénation médiatique.
Pour le moment, nous disposons d’une donnée : comme conséquence de la psychose due à la grippe porcine, bon nombre de législateurs, aux USA, tant républicains que démocrates, réclament une plus grande régulation et un contrôle accru de l’information journalistique sur les points qui touchent des domaines spécifiques de la « sécurité nationale »
Selon The Washington Post, il existe déjà des brouillons de projets de lois, surtout dans les domaines des pandémies et des catastrophes naturelles.
Manuel Freytas est jounaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.
Traduit par Manuel Colinas pour Investig'Action.
Source: IAR Noticias
* * *
La "pandemia desinformativa"
¿Quién los controla?: La manipulación mediática con la psicosis de la "gripe porcina"
(IAR Noticias) 02-Mayo-09
La psicosis mundial instalada mediáticamente con la pandemia de "gripe porcina" revela una vez más el poder y los alcances de los grandes consorcios informativos como manipuladores y generadores de conducta masiva a escala global. La información científica que relativiza y minimiza el carácter "pandémico" de la epidemia pierde relevancia y es puesta como un elemento de segunda importancia frente a informes superficiales y "catastróficos" lanzados por la corporación mediática en su afán de lucro y de rating.
Por Manuel Freytas (*)
manuelfreytas@iarnoticias.com
(IAR Noticias) 02-Mayo-09
La psicosis mundial instalada mediáticamente con la pandemia de "gripe porcina" revela una vez más el poder y los alcances de los grandes consorcios informativos como manipuladores y generadores de conducta masiva a escala global. La información científica que relativiza y minimiza el carácter "pandémico" de la epidemia pierde relevancia y es puesta como un elemento de segunda importancia frente a informes superficiales y "catastróficos" lanzados por la corporación mediática en su afán de lucro y de rating.
Por Manuel Freytas (*)
manuelfreytas@iarnoticias.com
Informe especial
Las grandes cadenas mediáticas internacionales así como los monopolios locales de la información (a nivel países), no obstante ser empresas comerciales que funcionan sujetas a la ley de rentabilidad capitalista, carecen de una normativa reguladora de sus actividades como la que tiene cualquier empresa de mercado.En cualquier lugar del planeta (tanto en los países centrales como periféricos) el proceso de fabricación y distribución de la información, no está motivado por la necesidad de "informar" sino por la necesidad capitalista de vender noticias (el producto).
Para ello los medios de comunicación (al igual que cualquier empresa capitalista) generan necesidades masivas de consumo en la sociedad (el mercado), y trazan estrategias informativas destinadas a favorecer su crecimiento empresarial y posicionarse para competir con éxito en el mercado (la búsqueda de ganancia).
No obstante esta realidad, la actividad de los medios de comunicación (uno de los rubros más rentables de la economía capitalista), integrantes privilegiados del establishment económico, está rodeada de una aureola de "misión social" que los exime de cualquier crítica o investigación sobre sus métodos para recabar (fuente), interpretar (procesamiento) y difundir información (comunicación pública).
Ningún gobierno, partido político u organización social del sistema (que se valen de los medios para conseguir legitimidad social) se atreven a enfrentar el poder omnímodo de la corporación periodística por temor a ser lapidados o convertidos en "leprosos sociales" a través de la manipulación informativa.
Y hay otra situación que convierte en "intocables" a los medios de comunicación: Su altísimo potencial formador y orientador de conducta social a escala masiva (conseguido a través de la manipulación informativa) los convierte en la columna vertebral de las estrategias de dominio del sistema capitalista a escala global.
Esta es la razón principal por la cual en ningún país del mundo (y consecuentemente a nivel internacional) no existen normas reguladoras ni tribunales de juzgamiento para el funcionamiento de las empresas periodísticas mitificadas como medios al "servicio del bien social".
De manera tal que las grandes empresas periodísticas que hegemonizan el rol de "formadores de opinión publica" son las únicas que gozan de "libre mercado ilimitado", y sus informaciones y formas de "informar" también gozan de impunidad ilimitada.
Esto explica porqué las grandes cadenas "informativas" internacionales (y los medios locales) han creado con total impunidad una psicosis mundial con el contagio del virus de "gripe porcina", que -hasta ahora- ninguna autoridad u organización internacional ha definido con claridad de qué se trata en realidad.
Hasta el momento, ni los gobiernos ni las organizaciones internacionales de la salud han logrado describir ni probar con precisión el origen, la veracidad de que los casos detectados sean efectivamente de "gripe porcina", ni el grado de gravedad y alcance internacional que puede tener la epidemia.
No obstante, la maquinaria mediática internacional ya creó una psicosis mundial y el aislamiento de países y sociedades enteras (como es el caso de México) sembrando el terror con grandes titulares e imágenes sobre el "avance indetenible" del virus a escala global.
Manipulación y realidad
Contradiciendo más de una semana de bombardeo mediático con la "pandemia porcina", el jueves la Organización Mundial para la Alimentación y Agricultura (FAO) reveló que hasta el momento no hay pruebas que demuestren que el cerdo sea el agente responsable del brote de gripe porcina que ha causado la muerte de personas en México, y centenares de hospitalizados en Estados Unidos y otros países.
"Actualmente, no existen ningún tipo de pruebas que demuestren que el virus de la gripe AH1N1 que se tramite de persona a persona esté relacionada por el contagio de cerdos en México o en otros países del mundo", subrayó un comunicado de la FAO a la prensa.
De acuerdo con el informe, a partir de las investigaciones y las conclusiones formuladas por científicos, el consumo de carne de cerdo o derivados no son elementos de riesgo para contraer el virus.
La información de la FAO se agrega al dato de que en Latinoamérica no se ha confirmado ningún caso de la enfermedad fuera de México, en donde de las176 víctimas fatales causadas por la epidemia, sólo nueve -según las autoridades sanitarias- fueron causadas por la llamada "fiebre porcina".
Por otra parte, la OMS informó el jueves que ha dejado de utilizar el término "influenza porcina" para evitar la confusión en torno al peligro de contagio que podrían tener los cerdos. En vez de ello, sugiere que se deber referir al virus por su nombre científico "Influenza A H1N1".
Además, el portavoz de la Organización Mundial de la Salud (OMS), Gregory Hartl, reconoció el martes que este organismo todavía no sabe por qué la gripe porcina está siendo más grave en México que en otros países donde se ha detectado, al tiempo que precisó que la agencia de la ONU no es partidaria de que se impongan restricciones de viaje o se cierren fronteras.
Un reputado científico argentino, el doctor Daniel Stamboulian, miembro fundador y presidente de la Fundación del Centro de Estudios Infectológicos (Funcei), dijo a Reuters que "La aparición de casos de un nuevo tipo de gripe puede continuar en todo el mundo, pero eso no debería generar pánico debido a que fuera de México el virus está evolucionando como una gripe clásica".
"Lo que tenemos que tener presente es que esta gripe porcina se está comportando, salvo en México, como una gripe estacional y no como una gripe virulenta como es la gripe aviar", señaló el experto epidemiólogo.
No obstante la impresionante cantidad de especialistas que (a nivel local e internacional) se plantean dudas sobre el origen y los verdaderos alcances de la epidemia, y los números oficiales de los infectados (la mayoría de los cuales son "sospechados" de portar el virus) que desautorizan la calificación de "pandemia", los consorcios mediáticos continúan sembrando el pánico mundial en sus pantallas y titulares.
Es más, las información científica pierde relevancia y es puesta como un elemento de segunda importancia frente a la búsqueda del rating con informes superficiales y "catastróficos" que son avalados por la complicidad de muchos gobiernos que buscan situarse del lado del "consenso social" y no ser deslegitimados por la corporación mediática.
De esta manera, y sin datos científicos objetivos que lo justifiquen, las grandes cadenas internacionales y los medios locales crean paradojalmente una sensación de "catástrofe sanitaria" y desatan un riesgo de "ingobernabilidad mundial" del sistema por medio del cierre de fronteras y de aeropuertos que "aísla" y paraliza económicamente a los países, como es el caso de México.
La paradoja "desestabilizadora"Más allá de sus orígenes y posibles estrategias de aprovechamiento (comercial o militar), la conmoción causada por una posible contaminación global del virus amenaza con un impacto mortal sobre las economías en crisis del sistema capitalista.
En el mundo de los macroeconomistas del sistema ya no importan demasiado las teorías sobre el origen de la pandemia: La principal preocupación reside hoy en su duración, la cantidad de países y de continentes que pueda afectar, y el impacto que tendrá finalmente sobre una economía global en recesión, principalmente en EEUU, estrechamente ligado a la economía mexicana que hoy afronta el mayor riesgo de desaceleración impulsada por la emergencia y el aislamiento mundial.
A su vez, la psicosis mundial instalada mediáticamente con la pandemia de "gripe porcina" revela una vez más el poder y los alcances de los grandes consorcios de comunicación como manipuladores y generadores de conducta colectiva a escala global.
Curiosamente, esta vez los consorcios mediáticos, por afán de lucro y de rating, rompieron con la lógica de preservación de la "gobernabilidad del sistema" (del cual forman parte como corporación económica) y están poniendo en riesgo los pilares del "orden" y la "estabilidad" económica del capitalismo, con su manipulación acentuada de "terrorismo bacteriológico" para generar rating.
No deja de ser una tendencia suicida: la gran tajada de rentabilidad de los conglomerados mediáticos es aportada por los grandes consorcios bancarios, industriales o de servicios (en crisis), que conforman la porción mayoritaria de la "torta" publicitaria pautada comercialmente en los monopolios de la información.
Una extensa y generalizada epidemia de influenza porcina podría afectar la recuperación de la economía global, e incluso prolongar y acentuar la recesión mundial, es la opinión que predomina entre los principales analistas económicos.
De manera tal que, esta vez, el brote psicótico mundial inducido y manipulado con el contagio de la gripe porcina, conspira contra la propia supervivencia económica de los conglomerados mediáticos que extraen sus rentabilidad capitalista de las grandes empresas y bancos en crisis.
¿Se suicidan por afán de lucro y de rating los gendarmes del control social a escala global?
¿Quién controla a los grandes controladoradores impunes de conducta masiva?, es una pregunta que se formulan los que conservan algún resto de raciocinio y de reflexión frente a la alienación mediática.
Por ahora hay un dato: Como consecuencia de la psicosis con la gripe porcina, no son pocos los legisladores republicanos y demócratas USA que están reclamando una mayor regulación y control de la información periodística en aquellos aspectos que toquen ámbitos específicos de la "seguridad nacional".
Según The Washington Post, ya hay borradores de proyectos de ley, sobre todo en las áreas de las pandemias y de las catástrofes naturales.
(*) Manuel Freytas es periodista, investigador y analista, especialista en inteligencia y comunicación estratégica. Es uno de los autores más difundidos y referenciados en la Web.
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